Le vaste monde du tuning regroupe beaucoup de tendances. Souvent, les excès en tout genre sont la règle. Sobriété et dépouillement sont pourtant souvent synonymes de réussite esthétique.

La Coccinelle originelle a, à elle seule, accueilli un peu toute les tendances tuning depuis des décennies et il est difficile d'apporter un peu de fraicheur sur le sujet. J'avoue ne pas être vraiment impliqué dans le domaine pour savoir si cette Cox de 1957 revue et corrigée par un talentueux indonésien selon les préceptes du Hotrod triomphant des années 50 est une nouveauté mais une chose est certaine, elle l'est à mes yeux.

Le Hotrod consistant à alléger au maximun un engin de série, en retirant tous les éléments possibles (à l'époque ailes ou garde-boues, toit...etc) puis en bichonnant la mécanique pour lui donner quelques chevaux supplémentaires, on peut penser que la Beetle de Michaël répond à la définition tant le dépouillement est poussé à l'extrême.

Dépourvue de ses ailes, en vue 3/4 arrière, elle ressemble réellement à un insecte et on s'attend à voir s'ouvrir la carapace et 2 ailes s'en extraire pour donner une impulsion à cette coccinelle. Sa couleur et sa finition mate renvoie également au monde des insectes.

Le dépouillement intérieur est en phase avec l'extérieur et je ne me lasse pas de la détailler sous toutes les coutures. Cette auto parvient à renouveler le genre sur une base largement utilisée. Rien que pour ça, elle justifie sa présence ici.

Le 'moins' n'est pas toujours l'ennemi du bien. Surtout en tuning.

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