Caradisiac : D’après toi, quels sont les principales difficultés pour aborder cette course si particulière ?


Soheil Ayari : Il faut d’abord adopter un rythme rapide sans fatiguer l’auto ce qui demande d’être en permanence, et sur des périodes longues, ultra précis. Il faut ensuite éviter les embûches des deux premières heures. Enfin se méfier aussi de la tombée de la nuit et du petit jour, lorsque la fatigue peut prendre le dessus.


Caradisiac : Tu as signé le meilleur temps en LMP2. Peux-tu nous parler de l’Oreca03 à moteur Nissan ?


Soheil Ayari : Elle est très efficace en aéro et dispose d’un bon grip mécanique, notamment grâce à ses suspensions. Globalement elle est facile à conduire. Le moteur, pour sa part, est très coupleux ; nous avons toujours le choix entre deux rapports de boîte.


Caradisiac : La catégorie est très ouverte. Quels sont cependant vos principaux adversaires ?


Soheil Ayari : Toutes les châssis Oreca, notamment la voiture alignée par l’écurie Oreca. Et puis les HPD qui disposent d’un package fiabilisé car issu de la précédente réglementation.


Caradisiac : La voiture présente-t-elle des points faibles ?


Soheil Ayari : Nous avons déjà effectué des tests de 24 heures mais jamais d’une traite. La fiabilité reste donc en partie une inconnue.


Caradisiac : Penses-tu que la concurrence avec la voiture alignée par Oreca sera plus particulièrement aiguë ?


Soheil Ayari : Non ; il s’agit d’un concurrent comme un autre. Qui dispose cependant d’une plus grande expérience des 24 Heures.


Caradisiac : La pluie, tu la souhaites ?


Soheil Ayari : Non, même si j’aime rouler sous la pluie et pense qu’elle pourrait constituer un atout pour notre équipage. La pluie, au Mans, ce n’est jamais facile.