
Il fut un temps où l’Occident déléguait sa production à la Chine. Aujourd’hui, le géant Nissan s’apprête à fabriquer des autos pour le compte du groupe Chery dans son usine anglaise. Un virage à 180 degrés.

Il fut un temps où l’Occident déléguait sa production à la Chine. Aujourd’hui, le géant Nissan s’apprête à fabriquer des autos pour le compte du groupe Chery dans son usine anglaise. Un virage à 180 degrés.

Alors que Renault teste déjà son premier humanoïde à l’usine de Douai et que les levées de fonds s’affolent dans la tech, l’automobile européenne accélère sa mue robotique. Officiellement déployés pour soulager les ouvriers des tâches pénibles, ces droïdes s’imposent surtout comme une arme pour réduire les coûts face à la Chine. Et pour prévoir un futur ou l’auto ne prendra plus toute la place.

Les acteurs de la filière automobile et les ONG environnementales réclament que soient déployées des aides massives pour remplacer des vieux véhicules thermiques par de l’électrique, neuf ou d’occasion. Au gouvernement de trancher.

Le constructeur à l’étoile s’associe à la jeune pousse munichoise Tytan Technologies pour concevoir un système mobile de neutralisation de drones. Un virage stratégique qui illustre la militarisation croissante de l’industrie lourde allemande.

Face à la chute de son cours de Bourse et au coup de mou du marché chinois, Wang Chuanfu sort l’artillerie lourde. Le fondateur de BYD promet de hisser son groupe au premier rang mondial d’ici 2030. Un coup de bluff ultra-optimiste qui rappelle les déclarations péremptoires d’Elon Musk, mais qui se heurte à une réalité bien plus complexe : pour terrasser Toyota, le constructeur va devoir multiplier ses ventes par 4 d’ici 4 ans.

Les pneus de spécialité, destinés aux activités agricole, sportive, minière et aéronautique, occupent une part croissante du business de Michelin. C’est aussi son activité la plus rentable du groupe. Voyage au cœur du centre d’essais secret d’Almería, véritable sanctuaire technologique où sont scrupuleusement scrutés ces produits hors-norme.

Alors que les ouvriers avaient soutenu le président, et que les patrons des constructeurs s’étaient bien gardés d’émettre un avis, l’heure est au divorce. Entre le refus de Donald Trump de verrouiller les données des véhicules, la flambée de 50 % du prix de l’essence liée à la guerre en Iran, et l’essor inattendu des voitures électriques qui prend les constructeurs à contre-pied, la filière se sent piégée par la politique présidentielle. Un désamour grandissant qui pourrait coûter très cher au camp républicain lors des élections de mi-mandat le 3 novembre prochain.

Face à un environnement macroéconomique de plus en plus agressif, entre retour du protectionnisme et offensive des concurrents asiatiques, Florient Menegaux, Président du groupe Michelin, livre un diagnostic sans concession et trace les contours d’un sursaut industriel nécessaire pour la France et l’Europe.

C’est un soulagement sur les rives du Main. Alors que le plan stratégique FaSTLAne 2030 laissait craindre une marginalisation d’Opel au sein de la galaxie Stellantis, le patron Europe du groupe, annonce un investissement massif d’un milliard d’euros d’ici à 2030 pour le fief historique de Rüsselsheim.

Après vingt ans de règne absolu sur le low cost, la marque franco roumaine encaisse son premier vrai coup de tabac. Entre le réveil brutal de la concurrence européenne, l’offensive des constructeurs chinois et un calendrier produit qui interroge, Dacia voit ses ventes dévisser. Décryptage d’un retour à la réalité.
Rechercher par sous-rubrique dans Economie / Politique
SPONSORISE