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BMW 323ti (1997-2000) : musique, performances et propulsion dès 6 500 €

Dans Rétro / News rétro

Stéphane Schlesinger

Première compacte européenne dotée d’un 6-cylindres en ligne, la BMW 323 ti concilie performances, mélodie et agrément, le tout dans un charme youngtimer. Elle n’est pas encore très chère, mais pour combien de temps ?

Avant de Série 3 berline, arrière tronqué, suspension simplifiée mais 6-cylindres 170 ch préservé : la 323ti Compact, ici en 1997, reste une pure « béhème ».
Avant de Série 3 berline, arrière tronqué, suspension simplifiée mais 6-cylindres 170 ch préservé : la 323ti Compact, ici en 1997, reste une pure « béhème ».

Les collectionnables, c’est quoi ?

Ce sont des autos revêtant un intérêt particulier, donc méritant d’être préservées. Pas forcément anciennes, elles existent pourtant en quantité définie, soit parce que le constructeur en a décidé ainsi, soit parce que leur production est arrêtée. Ensuite, elles profitent de particularités qui les rendent spécialement désirables : une motorisation, un châssis, un design, ou un concept. Enfin, elles sont susceptibles de voir leur cote augmenter. Un argument supplémentaire pour les collectionner avant tout le monde !

Pourquoi la BMW 323ti est-elle collectionnable ?

Une compacte youngtimer dotée d’un beau 6-cylindres et de roues arrière motrices, vous en connaissez beaucoup ? Non, la BMW 323 ti est la seule. De plus, elle offre une fiabilité des performances encore très actuelles, mais sans crouler sous les aides électroniques, conciliant le meilleur de l’ancien et du moderne. Enfin, comme elle a été produite sur une durée relativement courte, elle n’existe pas en très grand nombre, ce qui renforce son aspect collector.

Au tournant des années 90, les constructeurs allemands commencent à s’intéresser au segment des compactes premium, défriché et occupé jusque-là par la Lancia Delta. BMW, avant que ce segment n’existe, avait connu quelque succès avec sa 02 Touring au début des années 70, sans toutefois donner de descendance à celle-ci. La Touring, c’était une version à hayon de son coupé de gamme basse, à l’arrière tronqué donc.

Les premières petites BMW à hayon datent de 1971, et elles se dénommaient alors Touring, appellation reprise ensuite pour les breaks de la firme bavaroise.
Les premières petites BMW à hayon datent de 1971, et elles se dénommaient alors Touring, appellation reprise ensuite pour les breaks de la firme bavaroise.

Pour sa compacte des années 90, la marque allemande va procéder de même côté carrosserie : la Série 3 E36 perd son coffre séparé au profit d’une poupe courte dotée d’un hayon. Techniquement, les modifications vont plus loin qu’avec la 02. En effet, comme cette fois, il s’agit de proposer l’auto à un prix compétitif, la future compacte récupère la suspension arrière, plus simple, de la Série 3 E30, à bras obliques. A l’intérieur, là encore, BMW joue la carte de l’économie en installant une planche de bord moins cossue que celle de la berline.

Fin 1993, la Série 3 E36 coupe sa poupe et la dote d’un hayon : c’est la Compact, codée E36/5.
Fin 1993, la Série 3 E36 coupe sa poupe et la dote d’un hayon : c’est la Compact, codée E36/5.

La Série 3 Compact apparaît fin 1993, et si elle convainc par son look, agressif, elle déçoit par ses moteurs à 4 cylindres uniquement. Ce défaut ne sera corrigé que 4 ans plus tard, mais ça valait la peine d’attendre. La Compact reçoit en effet le 6-en-ligne 2,5 l de 170 ch de la 323i. Dénommée 323ti, la petite BMW affiche enfin de vraies compétences sportives, et se distingue du tout-venant avec ses roues arrière motrices qui pimentent la conduite. Toutefois, le constructeur ne prévoit pas de pont autobloquant, se contentant d’installer un antipatinage.

La Série 3 Compact E36, lancée en 1993, se contente d’un train arrière à bras obliques, hérité de la génération précédente E30.
La Série 3 Compact E36, lancée en 1993, se contente d’un train arrière à bras obliques, hérité de la génération précédente E30.

A sa sortie, la 323ti bénéficie d’un équipement complet (ABS, double airbag, clim, ordinateur de bord, sellerie mixte cuir-tissu, jantes en alliage de 16), ce qui permet de justifier un prix assez élevé : 179 900 F, soit 36 800 € actuels selon l’Insee. L’Audi A3 1.8T (150 ch) est plus chère en Ambition (181 700 F) mais aussi mieux équipée, le cuir étant de série. Malheureusement pour elle, la 323ti ne parviendra pas à faire oublier l’image de « sous-BMW » affectant les Compact et n’évoluera que peu avant sa mise à la retraite en 2000.

Fin 1997, la Série 3 Compact adopte un 6-cylindres 2,5 l de 170 ch : ainsi naquit la 323ti.
Fin 1997, la Série 3 Compact adopte un 6-cylindres 2,5 l de 170 ch : ainsi naquit la 323ti.

En 1999, son bloc a beau adopter un double Vanos (simple auparavant), couplé à une nouvelle injection, sa puissance stagne officiellement à 170 ch, contre 192 ch de la 325i E46 sortie fin 1999. La 323ti quitte discrètement la scène, produite à 15 155 exemplaires. Bien plus rare qu’une M3 donc, celle-ci frôlant les 80 000 unités !

Sous cet angle, la 323ti n’est pas forcément le plus à son avantage, mais elle profite tout de même d’une suggestive sortie d’échappement double.
Sous cet angle, la 323ti n’est pas forcément le plus à son avantage, mais elle profite tout de même d’une suggestive sortie d’échappement double.

Combien ça coûte ?

On trouve pas mal de 323ti sur le marché, mais rarement en bon état. Pour exemplaire strictement d’origine en boîte automatique et ne nécessitant aucuns travaux, comptez 6 500 €, avec un kilométrage dépassant le chiffre des 200 000. Pour une boîte manuelle, ajoutez 1 000 €. Un exemplaire de moins de 150 000 km passe déjà les 10 000 €, les plus beaux atteignant parfois 15 000 €. Les options peuvent aussi pousser les prix vers le haut.

En 1999, la 323ti bénéficie de clignos blancs et dote son moteur d’une nouvelle distribution. Mais la puissance reste à 170 ch.
En 1999, la 323ti bénéficie de clignos blancs et dote son moteur d’une nouvelle distribution. Mais la puissance reste à 170 ch.

Quelle version choisir ?

Facile, me direz-vous. Néanmoins, les 323 ti à la boîte manuelle semblent plus désirables, les automatiques de son époque étant encore lentes, surtout en usage dynamique.

Un grand toit ouvrant en toile était disponible en option sur la 323ti. Ici en 1998.
Un grand toit ouvrant en toile était disponible en option sur la 323ti. Ici en 1998.

Les versions collector

Comme d’habitude, ce sont celles en parfait état d’origine. Surtout, les exemplaires bardés d’options (cuir, toit ouvrant, pack M) sont valorisés.

Le 6-cylindres M52 de la 323ti, ici en 1997, se révèle d’une remarquable fiabilité.
Le 6-cylindres M52 de la 323ti, ici en 1997, se révèle d’une remarquable fiabilité.

Que surveiller ?

Mécaniquement, la 323ti est une BMW du meilleur cru, passant largement les 200 000 km sans panne majeure. On surveillera toutefois la pompe à eau passé les 100 000 km et les tendeurs de chaîne de distribution après 150 000 km. Le Vanos (déphaseur d’arbre à cames) ne pose pas de souci particulier, non plus que les coussinets de bielle, très sensibles sur la M3.

En revanche, la BMW E36 en général pâtit d’une sensibilité certaine à la corrosion. Les silentblocs de suspensions sont aussi à examiner de près. Pour sa part, l’habitacle vieillit moyennement, le ciel de toit ayant tendance à tomber et le bourrelet gauche du siège conducteur à s’abîmer prématurément. À surveiller également, les fonctions électriques/électroniques.

Au volant

Dynamiquement, la BMW 323ti se révèle bien plus stable que ce qu’on en dit, mais demande tout de même de l’attention sur le mouillé.
Dynamiquement, la BMW 323ti se révèle bien plus stable que ce qu’on en dit, mais demande tout de même de l’attention sur le mouillé.

La Compact E36 a le mérite, contrairement à l’E46 de conserver la face avant de la Série 3 dont elle dérive. En revanche, à l’intérieur, c’est l’inverse : si l’E46 Compact conservait le magnifique tableau de la berline, l’E36 se contente d’une planche de bord assez brute. Mais comme la 4-portes n’était pas spécialement bien lotie de ce point de vue non plus, la perte reste négligeable. BMW oblige, on profite d’une excellente position de conduite, et dès le démarrage du moteur, on a le sourire. Cette musique !

Un habitacle simple et bien assemblé pour la BMW 323ti, mais pas très folichon. La boîte automatique optionnelle se révèle douce mais lente.
Un habitacle simple et bien assemblé pour la BMW 323ti, mais pas très folichon. La boîte automatique optionnelle se révèle douce mais lente.

Douce, raffinée et onctueuse, elle constitue une source de plaisir permanent, surtout que la boîte 5 se révèle agréable à manier. Ensuite, ce moteur procure des performances encore très estimables, tout en chantant à mesure qu’il se rapproche de la zone rouge. Souple, il mériterait peut-être un peu plus de rage à haut régime. En tout cas, grâce au poids contenu, la 323 ti marche presque aussi fort que la 325 ti, pourtant plus puissante de 22 ch.

Avec le cuir, la sellerie de la BMW 323ti a tout de même plus de cachet. Notez la piètre intégration des airbags latéraux…
Avec le cuir, la sellerie de la BMW 323ti a tout de même plus de cachet. Notez la piètre intégration des airbags latéraux…

On a beaucoup glosé sur le train arrière de la 323 ti. En réalité, sur le sec du moins, il est stable et profite d’une bonne motricité. Globalement, le châssis d’ailleurs se révèle fort équilibré, et la direction agréablement informative, même si elle manque un peu de rapidité. Évidemment, sur le mouillé, on fera attention, même si jouer à survirer apparaît gratifiant.

Enfin, la suspension se montre plutôt confortable, tout comme les sièges à assises réglables. En somme, une compacte rapide et raffinée plus qu’une vraie sportive, et distillant un plaisir de conduite rare. Cerise sur le gâteau, elle sait avaler moins de 8 l/100 km en conduite tranquille.

L’alternative newtimer

BMW 130i (2005-2011)

Une BMW 130i Pack M, en 2005 : une compacte discrète mais musicale et très rapide.
Une BMW 130i Pack M, en 2005 : une compacte discrète mais musicale et très rapide.

La dernière pure descendante de la 323ti n’est autre que la 130i. En effet, après celle-ci, plus jamais les compactes BMW ne bénéficieront d’un 6-cylindres atmosphérique. Celui-ci, codé N52, est une merveille : cubant 3,0 l, il développe 265 ch dans un très beau chant, et reste assez frugal. Mais on retiendra surtout les performances : 0 à 100 km/h en 6,1 s.

Comme le châssis, doté de trains roulants évolués, se révèle rigoureux, l’auto se montre très efficace. En 2007, elle bénéficie d’une finition améliorée et reçoit une direction à assistance électro-hydraulique, tout en se déclinant également en 3 portes, puis, en 2010, de rétros agrandis ainsi que d’un système multimédia à disque dur. À partir de 8 500 €.

BMW 323ti (1998), la fiche technique

Le volume de coffre de la BMW Série 3 Compact E36 varie de 300 l à 1 030 l, comme une bonne citadine…
Le volume de coffre de la BMW Série 3 Compact E36 varie de 300 l à 1 030 l, comme une bonne citadine…
  • Moteur : 6 cylindres en ligne, 2 494 cm3
  • Alimentation : injection électronique
  • Suspension : jambes McPherson, bras transversaux, ressorts hélicoïdaux, barre antiroulis (AV) ; bras obliques, ressorts hélicoïdaux barre antiroulis (AR)
  • Transmission : boîte 5 manuelle, propulsion
  • Puissance : 170 ch à 5 900 tr/mn
  • Couple : 245 Nm à 4 200 tr/mn
  • Poids : 1 255 kg
  • Vitesse maxi : 230 km/h (donnée constructeur)
  • 0 à 100 km/h : 7,8 s (donnée constructeur)

> Pour trouver des annonces de BMW Série 3 E36 Compact, rendez-vous sur le site de La Centrale.

Celle qu’on n’a pas eue : la BMW M3 Compact, dotée du 6-cylindres en ligne 3,2 l de 321 ch. Modèle unique. Snif.
Celle qu’on n’a pas eue : la BMW M3 Compact, dotée du 6-cylindres en ligne 3,2 l de 321 ch. Modèle unique. Snif.

En savoir plus sur : Bmw Serie 3 E36 Compact

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