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Essence de synthèse : et si l'électrique était finalement une impasse ?

Dans Ecologie / Electrique / Autres énergies

Afin officiellement de tenter d'enrayer le changement climatique, les jours des voitures thermiques, jugées trop émettrices en CO2, gaz à effet de serre, sont comptés, avec des taxes toujours plus élevées à l'achat avant une probable interdiction dans un futur proche. La grande gagnante sera alors l'automobile électrique, dont la production n'est pourtant pas non plus la panacée écologique. Et si la solution la plus efficace, la plus rapide à développer et à mettre en production et la moins chère n'était pas de réinventer l'essence ?

Essence de synthèse : et si l'électrique était finalement une impasse ?

Voilà, c'est fait : Porsche vient de commencer la construction d'une usine pilote dans le sud du Chili qui va produire de l'essence de synthèse appelée « eFuel » en combinant de l'hydrogène avec du carbone tiré de l'atmosphère, le résultat permettant d'être utilisé sur la plupart des voitures thermiques actuelles. L'objectif est de produire 130 000 litres en 2022 alors que le chantier ne sera pas encore terminé puis 55 millions en 2023 et 550 millions en 2024 !

Quelle est la principale différence entre le bon vieux Sans-Plomb et cet eFuel ? Ce dernier est « presque » neutre en CO2. Attention, cela ne veut pas dire que le moteur à combustion arrête d'en émettre en l'utilisant comme carburant puisqu'il est brûlé exactement de la même façon. Mais, contrairement au Sans-Plomb se basant sur du pétrole et donc relâchant du CO2 capturé il y a des dizaines de millions d'années, l'eFuel a la même empreinte carbone que celle qui a été absorbée pendant sa production, ce qui le rend donc « presque » neutre. Pourquoi ce « presque » ? Parce que même si la production et la combustion s'équilibrent, l'exporter depuis le Chili pour une utilisation éventuelle en Europe ou aux États-Unis ne rentre pour l'instant pas dans le calcul fait par Porsche, même si le constructeur allemand espère bien que, à terme, l'eFuel lui-même permettra de décarboner à son tour la livraison.

Mais revenons à cette fameuse production absorbant le CO2. Pour y parvenir, la première étape est de produire de l'hydrogène « vert » en utilisant le principe de l'électrolyse. Ce processus consomme énormément d'énergie, ce qui fait qu'il ne présente pas un grand intérêt écologique quand on le crée avec de l'électricité produite à base de carburant fossile. La solution trouvée par Porsche est que « son » électricité provient d'un champ d'éoliennes construit jusqu'à côté de l'usine, l'une des principales raisons de son implantation au sud du Chili.

L'hydrogène obtenu est ensuite combiné avec du carbone pur pompé dans l'atmosphère pour créer du e-méthanol, qui peut ensuite être rapidement et facilement converti en carburant classique. Et c'est cette captation du carbone qui rend la production négative en termes d'émissions et contrebalance (presque donc) sa combustion dans un moteur ensuite.

Les Porsche 911 GT3 courant en championnat Supercup seront les premières à bénéficier de l'eFuel.
Les Porsche 911 GT3 courant en championnat Supercup seront les premières à bénéficier de l'eFuel.

Ce n'est cependant pas demain que vous trouverez du eFuel à la station-service du coin. Dans un premier temps, Porsche consacrera sa production à alimenter ses voitures de course avec en premier les 911 GT3 du championnat Supercup. Puis, à moyen terme, les concessions de la marque pourraient devenir des lieux de ravitaillement pour les modèles de série, nouveaux ou anciens, avant un éventuel partenariat avec un grand distributeur. Porsche précise bien toutefois qu'il ne s'agit pas d'un retour en arrière vers le moteur à combustion dans sa gamme qui s'est fortement électrifiée ces dernières années mais plutôt que cela permettra de maintenir en vie certains de ses modèles tout en diminuant l'empreinte CO2 de la marque pour satisfaire son ambition de devenir neutre en 2030.

Cependant, Porsche faisant partie du groupe Volkswagen, si cette solution s'avérait aussi efficace dans la réalité que sur le papier et que la production puisse suivre, rien n’empêcherait alors une diffusion moins confidentielle. Mais à quel prix ? Le constructeur allemand a déjà fait ses calculs et, selon ses projections, pense arriver à un prix au litre à la pompe de 2 dollars US en 2030. Soit 1,73 € selon le cours actuel.

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