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Flottes d’utilitaires : le diesel reste ultra majoritaire

Dans Economie / Politique / Marché

90 % de parts de marché, c’est le score des motorisations diesel sur le segment du véhicule utilitaire professionnel au premier semestre 2021, soit seulement deux points de perdu en deux ans. Une adhésion massive qui contraste avec la situation sur le segment des voitures particulières. Une popularité qui accorde par ailleurs sa confiance à des camionnettes et fourgons aux qualités éprouvées.

176 000 des 195 000 VUL mis à la route au service de la clientèle B2B entre janvier et fin juin sont des modèles diesel. À l’image des Renault Master et Trafic.
176 000 des 195 000 VUL mis à la route au service de la clientèle B2B entre janvier et fin juin sont des modèles diesel. À l’image des Renault Master et Trafic.

Alors qu’on assiste en France depuis un an à une nette redistribution des rôles sur le marché B2B des voitures particulières, avec le diesel et l’essence désormais au coude à coude (respectivement 34 et 35 % au S1 2021), mais surtout 24,5 % de parts de marché pour l’hybride et 4,7 % pour le 100 % électrique, le segment des utilitaires légers, à tort ou à raison, semble quant à lui beaucoup moins prompt à changer ses habitudes de roulage.

Volumes de ventes des VUL : la domination sans partage du gazole

Si l’on dresse un bilan des ventes flottes par énergie depuis 2019, on constate ainsi cette année encore, et ce en dépit des réglementations actuelles et des bonus écologiques incitant à l’acquisition de véhicules électrifiés, une ultra domination des modèles diesel sur le marché des utilitaires.

Selon les dernières remontées de terrain des équipes d’AAA Data, la part des fourgons et fourgonnettes diesel est en effet restée à un niveau élevé au premier semestre 2021. C’est 90 % des immatriculations totales, soit 176 000 des 195 000 modèles ayant pris place dans les flottes au cours des derniers mois. C’est seulement 2 points de moins par rapport aux millésimes précédents.

Dans ce contexte, et contrairement au segment des VP, les autres motorisations peinent à se faire une place. Les essence (9 577 unités) ont néanmoins bénéficié d’une très légère embellie avec 4,90 % de parts de marché. De leur côté, les fourgons 100 % électriques, malgré une offre considérablement étoffée depuis deux ans, ont représenté entre janvier et fin juin seulement 2,67 % du volume total des VUL destinés au canal B2B. Les modèles hybrides (PHEV inclus), parallèlement, atteignent péniblement 2 % du volume total.

Top 20 des VUL diesel immatriculés au premier semestre

Au cours du premier semestre 2021, comme ce fut le cas au cours des six premiers mois de 2019 et 2020 selon les données de AAA Data, le podium des VUL diesel a une fois de plus été trusté par les modèles Renault.

C’est d’abord l’infatigable camionnette Kangoo qui s’est adjugé la faveur des professionnels avec 15 522 suffrages, jouant presque mano a mano avec le Master qui, lui, a totalisé 15 299 immatriculations. Sur la troisième marche, on retrouve le Trafic (14 644 exemplaires), l’autre célèbre quadra badgé du losange.

Dans la foulée de ce trio, on retient la performance du groupe Stellantis qui positionne six modèles d’affilée. Des produits qui, comme les précédents, font figure de références là encore pour nombre d’artisans et flottes de PME. On peut citer notamment le Peugeot Partner (10 990 preneurs), le Citroën Berlingo (5e) et le Peugeot Expert, 6e avec 9 469 unités distribuées aux flottes tricolores.

Dans cette première partie de tableau, on note aussi qu’un seul représentant étranger se distingue. Il s’agit en l’occurrence du Mercedes Sprinter (10e avec 5 710 unités), qui confirme ainsi lui aussi, et avec une certaine autorité, son statut de fourgon incontournable.

La deuxième partie du top 20 des utilitaires diesel laisse davantage le champ à une large diversité de marques. Ford par exemple, à la 11e place avec son Transit Custom, mais aussi le Volkswagen Transporter VI, qui s’arroge la 18e position avec un volume similaire aux années passées. Il ne faut pas oublier par ailleurs la bonne santé de l’Iveco Daily 35C16. Le maître italien, dans cette configuration et dans cette variante au gazole, s’empare en effet du 15e rang avec deux à trois fois plus de commandes (3 724 exemplaires) qu’au cours des premiers semestres 2019 et 2020. Autour de ces outsiders de renom s’intercalent encore quelques spécimens signés Mercedes, Peugeot, Citroën, Fiat ou Renault.

  • Top 20 des VUL diesel ayant rejoint les parcs autos des professionnels au premier semestre 2021. Source : AAA Data
    2021 2020 2019
1 Renault Kangoo 15.522 10.791 18.000
2 Renault Trafic 15.299 8.954 13.037
3 Renault Master 14.644 13.815 14.465
4 Peugeot Partner 10.990 8.196 11.287
5 Citroën Berlingo 9.920 7.656 9.301
6 Peugeot Expert 9.469 6.818 10.165
7 Peugeot Boxer 7.185 5.128 7.457
8 Citroën Jumpy 7.178 4.364 7.069
9 Citroën C3 6.394 1.728 5.058
10 Mercedes Sprinter 5.710 4.374 5.862
11 Ford Transit Custom 5.264 3.805 4.257
12 Citroën Jumper 4.593 3.193 5.473
13 Mercedes Vito 4.016 2.476 3.052
14 Renault Master RT3 4.009 3.157 3.766
15 Iveco 35C16 3.724 1.549 1.398
16 Fiat Ducato 3.529 2.527 4.329
17 Peugeot 208 II 3.385 2 -
18 Volkswagen Transporter 2.845 2.058 2.757
19 Peugeot 208 2.568 4.294 5.730
20 Ford Transit 2T 2.522 2.090 3.540
  • Marché des flottes : Comparatif des immatriculations de VP et VUL neufs par énergie, premiers semestres 2019,2020 et 2021. Source : AAA Data
Flottes d’utilitaires : le diesel reste ultra majoritaire

 

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Non sans rire:bah: c'est la motorisation la plus adaptée pour les pro donc forcément.... je vois mal l'artisan plombier faire 5/6 clients dans la journée avec un véhicule électrique.

Par

En réponse à Meukow

Non sans rire:bah: c'est la motorisation la plus adaptée pour les pro donc forcément.... je vois mal l'artisan plombier faire 5/6 clients dans la journée avec un véhicule électrique.

Un artisan travaille généralement en local, nous avons un bon nombre de prestataires qui commencent à circuler en électrique

Les plus grosses boites ont effectivement besoin de VUL adaptés aux plus longs trajets

Par

Aucun artisan n'achète de véhicule électrique pour une raison simple : l'artisan travaille, lui, il n'a pas de temps à perdre à recharger son véhicule à longueur de journée.

Les VUL électriques sont achetés en quasi-totalités par des administrations (mairies, communautés de communes, j'en passe et des meilleures), bref par des gens pour qui la rentabilité et le travail ne sont pas des maîtres mots .....

Par

En réponse à Meukow

Non sans rire:bah: c'est la motorisation la plus adaptée pour les pro donc forcément.... je vois mal l'artisan plombier faire 5/6 clients dans la journée avec un véhicule électrique.

Il y a des artisans qui roulent en VE et ça se passe très bien. Et je ne vois pas le problème pour faire 5 ou 6 clients avec un véhicule électrique. Un Kangoo ZE fait largement plus de 200 km en hivers sur le réseau secondaire, et probablement 300 km en ville. Mais évidemment ce serait mieux avec une batterie plus grosse, car de mémoire le Kangoo c'est seulement 33 kWh contre par exemple 52 kWh pour une Zoé, ce alors que le Kangoo est bien moins aérodynamique que Zoé. Donc le problème de la prédominance des diesels vient aussi probablement du fait que ça arrange bien les constructeurs qui ainsi peuvent encore vendre leur diesel. Ça ressemble bien à une entente entre constructeurs. Il va falloir attendre qu'un constructeur "non historique" sorte un VE pour mettre un bon coup de pied dans cette fourmilière.

Le problème c'est donc l'offre, mais aussi probablement une fiscalité trop complaisante sur le carburant pour les professionnels, des zones zéro émission qui permettent encore des exceptions pour les professionnels, et aussi probablement un manque de connaissance des VE.

Cela dit mon électricien roule en Zoé (une version 2 places), mon postier a un VAE pour les lettres et un Kangoo ZE pour les colis, de mémoire Chronopost et DHL ce sont des Nissan e-NV200, etc. Et Amazon a lancé des commandes massives de véhicules de livraison ZE, au moins 100 000, même si c'est pour le moment aux USA.

Le minimum serait que ces flottes, en incluant les véhicules confiés aux personnels, soient incluses dans le bilan carbone de l'entreprise, avec une échéance pour atteindre la neutralité carbone sous peine de devoir "acheter des émissions" aux concurrents.

Par

En réponse à Vroom37

Aucun artisan n'achète de véhicule électrique pour une raison simple : l'artisan travaille, lui, il n'a pas de temps à perdre à recharger son véhicule à longueur de journée.

Les VUL électriques sont achetés en quasi-totalités par des administrations (mairies, communautés de communes, j'en passe et des meilleures), bref par des gens pour qui la rentabilité et le travail ne sont pas des maîtres mots .....

Vous avez une bien mauvaise connaissance de ce qu'est un VE. Ou alors vous ne vous êtes pas renseigné depuis l'époque des 106 électriques !! À moins que ce soit à force de lire voire d'écrire des commentaires à charge contre les VE, vous finissez par croire votre propre FUD !

Je croise régulièrement (au moins une fois par semaine) un Taxi Tesla modèle 3, et je doute que l'artisan passe plus de temps à rouler qu'un taxi !

Contrairement aux préjugés ridicules propagés ici et là, un VE est d'autant plus intéressant qu'on roule beaucoup.

Par

Rien de mieux : c'est ultra économique et ultra fiable !

Vive le diesel ! :bien:

Par

Faut voir qui achète des véhicules neufs ... Les loueurs, diesel, les expressistes, diesel et les grosses entreprises diesel ... Mais pour ces dernières des que possible ça passe en électrique, la poste aussi ...

Les artisans achètent majoritairement des véhicules d'occasions récents, donc diesel évidemment...

Par

Bon, je viens de trouver une information dans une enquête du "COMMISSARIAT GÉNÉRAL AU DÉVELOPPEMENT DURABLE" de 2010. Un artisan fait en moyenne 53 km par jour. Évidemment il manque l'écart type, mais avec une autonomie de 230 km WLTP le Kangoo a de la marge. En conclusion je pense que c'est surtout par inertie et par manque d'information que les VE ne sont pas plus répandus tant chez les artisans que dans les flottes en général. Les personnes en charge de ces commandes sont mal informées et mal conseillées, et elles trouvent en face des constructeurs trop heureux de fourguer des diesels.

Par

En réponse à Vroom37

Aucun artisan n'achète de véhicule électrique pour une raison simple : l'artisan travaille, lui, il n'a pas de temps à perdre à recharger son véhicule à longueur de journée.

Les VUL électriques sont achetés en quasi-totalités par des administrations (mairies, communautés de communes, j'en passe et des meilleures), bref par des gens pour qui la rentabilité et le travail ne sont pas des maîtres mots .....

Les gars qui viennent contrôler le béton de ma centrale font parfois 600 km dans la journée. Aucune alternative au diesel n'existe pour eux.

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