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L’accord entre l’UE et l’Inde est-il une martingale pour l’auto européenne ?

Dans Economie / Politique / Industrie

Michel Holtz

Après les accords du Mercosur, ceux que l’Europe vient de signer avec l’Inde pourraient bien donner une légère bouffée d’oxygène aux marques européennes et Renault entend bien en profiter.

L’accord entre l’UE et l’Inde est-il une martingale pour l’auto européenne ?
Le Renault Duster réservé, pour le moment, à L'inde déboule à point nommé pour répondre aux accords de libre-échange signé entre l'UE et le sous-continent.

C’est un cadeau de Noël plutôt en retard, ou très en avance. Car après l’incertitude des accords du Mercosur, qui fait l’affaire des constructeurs automobiles plus que des agriculteurs, celui signé cette semaine avec l’Inde devrait un peu les consoler des déboires du moment.

Tiraillés entre les droits de douane américains et un marché chinois qui les boude, les constructeurs européens trouveront-ils les débouchés qui leur manquent ? C’est en tout cas ce dont Ursula von der Leyen les persuade, en affichant un grand sourire lors de la signature de cet accord avec le Premier ministre indien Narendra Modi à New Delhi le 26 janvier.

L’accord des accords ?

D’ailleurs, la présidente de la Commission européenne n’a pas fait dans la demi-mesure en évoquant « l’accord de tous les accords » au sujet de l’aboutissement de ces négociations qui auraient pris vintg ans à être conclus.

L’Association des constructeurs européens (ACEA) y a d’ailleurs vu une avancée majeure, se réjouissant que cette conclusion « marque un tournant dans les relations commerciales mondiales ». À ce point-là ? Si le marché indien qui s’ouvre ne va pas remettre d’aplomb des résultats mal embouchés en ce moment, il devrait en tout cas les améliorer légèrement.

Car jusqu’ici, les voitures importées dans le sous-continent étaient taxées à 110 % et seulement 3 000 unités étaient autorisées. Mais dorénavant, les droits de douane sont abaissés à 10 % avec un quota de 250 000 autos, dont 160 000 thermiques et 90 000 électriques.

Évidemment, dans un marché indien de 4,3 millions de voitures vendues l’an passé, ce nouveau quota reste une goutte d’huile. Mais au-delà de ce nombre d’autos limitées à l’importation, les accords signés prévoient des facilités d’approvisionnement en pièces et l’installation d’usines à domicile. Volkswagen y est déjà présent, comme Suzuki, avec Mahindra, et le français Renault.

Une invitation pour assembler sur place

Le losange vient d’ailleurs, très opportunément, de présenter son Duster haut de gamme en version indienne, qui n’est d’ailleurs pas badgé Dacia, mais bel et bien Renault. Il vient compléter une offre de trois autres SUV et il est assemblé dans l’usine de Chennai que le constructeur possède le long du golfe de Bengale.

Reste que le deal entre l’Europe et l’Inde n’est pas de nature à sauver l’industrie automobile de l’Union. Du moins pour le moment. Mais avec son gigantesque marché, en croissance de 5 % par an, les espoirs sont permis, à condition d’investir sur place et d’aller au-delà des quotas, somme toute minimes.

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