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Renault orchestre un Crash Artistique et métamorphose la voiture en icône Pop Art.

Dans Loisirs / Expositions

Lionel Bret

Jusqu’au 26 avril, l’exposition « Pop Art Car » Renault propose une collision jubilatoire entre l’icône industrielle et l’imaginaire rebelle de la rue. Un crash artistique à voir dare-dare.

Renault orchestre un Crash Artistique et métamorphose la voiture en icône Pop Art.
La Renault Filante exposée au pop art car détient le record de 1 008 km parcourus en moins de 10 heures à 102 km/h de moyenne © DORN, Claire / Fisheye Manufacture

Sous le pavé des Champs-Élysées, la plage (arrière de la voiture) se dévoile en majesté pimpante. Le rose, le bleu, le jaune éclaboussent l’immaculée blancheur d’un jubilatoire éclat Pop Art Car1.

L’espace conçu comme un écrin de clarté, paré pour l’occasion de notes colorées, met en collision le matériel, le fonctionnel et l’émotionnel. Une sorte de crash investigation artistique, où la voiture se dépareille de sa condition automobile pour devenir œuvre, avec une certaine analogie avec les art cars BMW

R17 electric restomod x Ora Ïto (2024) ©LBDB
R17 electric restomod x Ora Ïto (2024) ©LBDB

Une immersion pop sensorielle

The Carwalk Renault a été repensé comme un Comic Strip  grandeur nature. Dans cette atmosphère à la Gainsbourg, toiles aux murs murmurent des « shebam ! Pow ! Blop ! Wizz ». La technologie s’humanise, l’art se dédramatise.

Si le Pop Art de Vasarely ou d’Arman vénérait la voiture comme une icône de la puissance industrielle, le Street Art contemporain la désacralise pour mieux se l’approprier. Avec Invader (pièce montrée ici pour la première fois au public), l’automobile n’est plus un piédestal, mais un support de jeu pixélisé.

SUITE N°4 de Mathieu Lehanneur (2021) Réalisé dans le cadre des célébrations du soixantième anniversaire de la Renault 4 ©LBDB
SUITE N°4 de Mathieu Lehanneur (2021) Réalisé dans le cadre des célébrations du soixantième anniversaire de la Renault 4 ©LBDB
"Pole position" de Invader (2008) © DORN, Claire / Fisheye Manufacture
"Pole position" de Invader (2008) © DORN, Claire / Fisheye Manufacture

La voiture comme terrain de jeu

La déambulation mène de la Filante Record à d’autoréinterprétations improbables. Six au total. Parmi lesquelles l'écorchée R5 de Dan Rawlings. L’artiste utilise la carrosserie comme une matière à sculpter. En découpant des motifs de ronces et de feuillages directement dans le métal, il transforme une structure rigide en une dentelle organique. Comme une métaphore de la nature qui reprendrait ses droits sur une carcasse oubliée.

Mathieu Lehanneur a quant à lui transformé la Renault 4 en Suite n°4, chambre mobile ouverte sur le monde. Une ode à la contemplation plutôt qu’à la consommation.

La R5 de Pierre Gonalons, avec ses reflets dorés et ses accents seventies, s’éclaire en précieuse (pierre ou ridicule c’est selon) glamour et feutrée. Une fashion car rose et dorée, so Barbie.

Accumulation Renault n°115 (1967) d'Arman, composée de logos Renault sous plexiglas (150 × 200 cm), œuvre emblématique de son travail sériel autour de l'objet manufacturé.©LBDB
Accumulation Renault n°115 (1967) d'Arman, composée de logos Renault sous plexiglas (150 × 200 cm), œuvre emblématique de son travail sériel autour de l'objet manufacturé.©LBDB
"Red line" de Lee QUINONES (1989) © DORN, Claire / Fisheye Manufacture
"Red line" de Lee QUINONES (1989) © DORN, Claire / Fisheye Manufacture

Une archéologie du désir : du Pop art au Street Art

Mais autour des voitures, Renault a voulu montrer le poids de l’auto-culture.  " Accumulation Renault n°115 " (1967) d’Arman nous rappelle que la voiture est, avant tout, une matière première. Le co-fondateur des Nouveaux Réalistes y fige des logos de Renault 4 sous plexiglas, transformant la répétition industrielle en une œuvre d’art sérielle. Critique de la société de consommation et interrogation sur un objet de consommation (la voiture) devenue totem. Pour Catherine Gros, présidente du Fonds Renault, " le Pop Art n’a pas seulement représenté la voiture, il a épousé ses codes — couleurs franches, publicité, production de masse — pour en faire le symbole d’un changement de société radical. "

Bourgeon et Accrescent de Dan Rawlings (2024) ©LBDB
Bourgeon et Accrescent de Dan Rawlings (2024) ©LBDB
Renault 5 Diamant par Pierre GONALONS (2022) © DORN, Claire / Fisheye Manufacture
Renault 5 Diamant par Pierre GONALONS (2022) © DORN, Claire / Fisheye Manufacture

Un manifeste bientôt itinérant ?

Arnaud Belloni, Directeur Global Marketing de Renault, ne s’en cache pas : cette exposition est un manifeste. Une " sublimation de l’automobile du quotidien. Qu’on l’aime ou non force est de constater que la voiture est partout qu’elle façonne, comme le street art, l’environnement dans lequel elle évolue."  Une vie itinérante serait déjà envisagée pour faire circuler cette exposition hors les murs.

1 Pop Art Car, Le défilé catwalk Renault,  avenue des Champs-Élysées Paris. Entrée libre et gratuite

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