Une indemnisation insuffisante de la part de Peugeot face aux problèmes du PureTech selon cet avocat
Suite au mea culpa du patron du Peugeot sur l’affaire PureTech, l’avocat à l’origine de l’action collective n’a pas tardé à réagir, notamment sur l’indemnisation qu’il juge insuffisante.

Il y a deux jours, le directeur général de Peugeot Alain Favey a reconnu les erreurs commises par la marque sur la gestion des déboires du moteur PureTech : « Nous avons donné l’impression de jouer la montre, ou de nier les problèmes plutôt que de les reconnaître et de les prendre à bras-le-corps ».
Les propriétaires malchanceux du moteur PureTech y ont-ils été sensibles ? Pas certain, mais cela a fait réagir l’un des avocats les plus actifs sur l’affaire.
Me Christophe Lèguevaques, à l’origine de l’action collective contre Stellantis qui rassemble près de 3 000 propriétaires de véhicules du groupe affectés par les moteurs PureTech, évoque dans Le Parisien une « tentative d’auto-amnistie ». Pour le représentant des victimes, « Stellantis ne demande pas pardon aux centaines de milliers de propriétaires victimes du moteur PureTech. Le constructeur semble plutôt s’excuser tout seul et présenter une réalité largement tronquée. »
Il rappelle également une « gestion défaillante du problème depuis 2012 » et une situation qui n’a évolué que depuis le lancement de l’action collective en 2024.
Une indemnisation moyenne de 1 700 €
Une plateforme de prise en charge a bien été mise en place, seulement qu’à partir de janvier 2025. Selon les représentants des victimes, elle manque de transparence notamment pour les conditions d’accès, le délai moyen de traitement ou encore le montant global des réparations. Sur ce dernier point, Me Lèguevaques a fait son petit calcul et précise que « la prise en charge moyenne serait d’environ 1 700 €, alors que le coût d’un remplacement de moteur peut atteindre 10 000 €. » À noter toutefois que le moteur complet ne nécessite pas d’être remplacé dans chaque cas.
Si Peugeot souhaite tourner la page, l’affaire du moteur PureTech s’écrit encore au présent. En février 2025, une plainte pour pratiques commerciales trompeuses et fraude a été déposée auprès du Parquet de Versailles, lieu du siège social de Stellantis. La complexité de l'affaire lui a valu d'être transférée au Parquet de Nanterre. Suite au prochain épisode, donc…















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