Peugeot aimerait-il les Français à nouveau?
Après des années de tensions marquées par le dossier du moteur Puretech et une politique de prix jugée arrogante, Peugeot veut redevenir la "love-brand" des Français. Sous l'impulsion de son nouveau patron Alain Favey, la marque au Lion change radicalement de ton : entre excuses publiques, promesse d'innovation avec l'Hypersquare et retour symbolique au sponsoring du FC Sochaux, décryptage d'un virage à 180 degrés qui vise à panser les plaies.

Depuis qu’il a pris les commandes de Peugeot début 2025, Alain Favey a un leitmotiv : reconnecter le Lion et les Français, enjeu primordial après le désastreux traitement de l’affaire Puretech, sujet largement traité par Caradisiac depuis plusieurs années. "Au-delà des problèmes purement techniques, nos clients nous reprochent notre attitude au moment où les ennuis sont apparus. Nous avons donné l’impression de jouer la montre, ou de nier les problèmes plutôt que de les reconnaître et de les prendre à bras-le-corps", déclarait notamment le directeur général de l’entreprise hier dans les colonnes du Parisien/Aujourd’hui en France.
Un mea culpa qui va prochainement s’accompagner de la publication par voie de presse d’une lettre ouverte adressée aux Français, toujours dans le but de resserrer des liens devenus bien distendus au cours des dix dernières années. Cette démarche s’accompagne d’autres initiatives destinées à redonner à Peugeot le statut de "love-brand", parmi lesquelles l’arrivée prochaine d’une e-208 GTI de 280 ch dans la gamme ou le lancement de l'étrange volant Hypersquare destiné à asseoir une image d’innovation, le tout s’accompagnant d’une atténuation du pricing power qui a conduit à une hausse démesurée des tarifs ces dernières années.
Le grand pardon?
Bref, Peugeot nous aime à nouveau et il a bien l’intention de le faire savoir. Ce mercredi, en direct de l’usine de Sochaux où sont assemblées les 3008 et 5008, la marque a ainsi officialisé le retour de son soutien, à travers un contrat de sponsoring de 5 ans, au FC Sochaux, le club de football qu’il avait créé en 1928 et abandonné sans état d’âme en 2019. A l’époque, Peugeot visait une montée en gamme et jugeait le football trop populaire pour porter ses valeurs. Loin, bien loin de l’ambition sociale initiale qui consistait à la fois à fédérer les employés avec un projet sportif partagé par tous, tout en assurant la renommée de Peugeot sur tous les terrains de France. Bizarrement (ou pas), c’est d’ailleurs à partir de l’abandon du FC Sochaux que Peugeot a commencé à connaître tous ses déboires (affaire PureTech, problèmes de fiabilité du BlueHDi, polémiques sur la rémunération de Carlos Tavares, etc.).

Mais du passé faisons table rase, et ce sont des dirigeants de Peugeot et du FC Sochaux tout sourire (les amateurs de football reconnaîtront Bernard Genghini, ancien international et joueur du FC Sochaux de 1976 à 1982, à droite de l'image) qui ont dévoilé mercredi matin le nouveau maillot du club. "Plus qu’un partenariat, c’est un acte fondateur", clame Alain Favey. "C’était une évidence depuis mon arrivée chez Peugeot l’an dernier, on revient dans la famille avec humilité et respect".
Et Lionel Ehrhard, patron de Peugeot pour la France et ancien joueur du club en cadet en juniors, d’embrayer sur sa joie à voir le retour de la marque sur les maillots du club : "à l’époque, les équipes jeunes se déplaçaient en 504 break bleue et on rêvait devant les pros qui recevaient une 205 GTI." Les joueurs du FC Sochaux, troisièmes du classement en National et qui visent le retour en Ligue 2 cet été, inaugureront leur maillot Peugeot ce vendredi contre l’US Concarneau.

Mea culpa, nouvelle politique tarifaire, retour aux fondamentaux, etc.: que vous inspire cette nouvelle stratégie de Peugeot? N’hésitez pas à vous exprimer dans la section des commentaires accompagnant cet article.















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