Le Mercedes CLA hybride va vous faire aimer l’électrique
Couronnée Voiture de l’Année 2026, la nouvelle Mercedes CLA ne mise pas tout sur l’électrique. Pour séduire les gros rouleurs encore hésitants, la marque à l’étoile propose une version hybride essence ultra-sobre capable de rivaliser avec le diesel. Mais entre technologie de pointe et tarifs audacieux, cette version thermique est-elle vraiment le meilleur choix face à une variante électrique vendue (bien) moins cher ? Voici ce que nous avons découvert lors de notre essai du CLA 200 hybride.

Sommaire
Note
de la rédaction
14,4/20
En bref
Moteur hybride essence
Puissance : 163 ch
À partir de 50 250 €
Couronnée Voiture de l’Année 2026, pour sa sobriété, son fort contenu technologique et sa recharge ultra-rapide, le coupé 4 portes de Mercedes se décline aussi en version hybride essence destinée aux réticents au tout-électrique. Grâce à sa plateforme sophistiquée (MMA), autorisant une grande latitude technique, Mercedes est parvenue à concevoir un modèle hybride en traction et une électrique en propulsion sur la même base.
Exception faite de la calandre, ici ouverte pour l’alimentation en air, les deux modèles sont rigoureusement identiques. La silhouette est élancée, élégante et la face ornée de nombreux éléments à LED est reconduite. Une cinématique sonore et lumineuse s’active à l’approche du véhicule pour signaler le déverrouillage. Spectacle garanti. Comme à son habitude Mercedes deux lignes de finition se dirigeant vers le luxe « Progressive » ou le sport « AMG Line ».
L’hybride plus cher que l’électrique


Avec un ticket d’entrée à 50 250 € pour cette version CLA 200, Mercedes facture volontairement l’hybride plus cher que l’électrique afin de favoriser ce dernier. Vendue 4 000 € de moins la CLA électrique (200 EQ) équivalente s’avère ô combien plus avantageuse car l’hybride doit supporter en prime une petite, mais réelle, double taxe : 210 € de malus CO2 et 1 710 € de malus au poids.

Mercedes délaisse le diesel au profit d’une hybridation légère 48V basée sur un nouveau quatre cylindres essence. Le CLA hybride est décliné en trois puissances : 136, 163 et 190 ch. Les deux derniers niveaux de puissance peuvent profiter d’une transmission intégrale 4Matic. Ce petit 1.5 à cycle Miller reçoit le soutien d’un moteur électrique de 30 ch intégré à une boîte de vitesses à double embrayage à huit rapports. Ce système fonctionne de la même manière que celui utilisé par le groupe Stellantis. Ce n’est pas un hybride total, mais il est capable d’assurer au CLA des phases de roulage à basse vitesse en 100 % électrique.


L’hybridation n’est pas totalement transparente pour le conducteur, notamment en ville où le système s’avère parfois brutal lorsque le moteur thermique reprend la main. Combiné aux lenteurs de la boîte automatique à basse vitesse, cela pénalise l’agrément et la souplesse. Par exemple, dans une entrée de rond-point ou dans la conduite en accordéon lorsqu’il s’agit de réaccélérer vite, la gestion est souvent dépassée, si bien que le conducteur se retrouve avec des creux à l’accélération ou dans les relances. Ce phénomène se manifeste uniquement à bas régime car, hors des villes, le 4 cylindres s’avère bien plus conciliant. Moralité, si votre usage est majoritairement urbain ou périurbain (et que vous pouvez recharger), le CLA électrique s’avère plus recommandable.

Hors des villes, ce CLA 200 offre des montées en régime linéaires et suffisamment de ressources pour dépasser sans anticiper. De plus, l’ensemble est bien orchestré par la boîte automatique, douce en mode Confort. Un mariage appréciable pour les voyages au long cours à condition de mener le coupé à un rythme de bon père de famille. Le mode Sport ne fait pas de miracles quant aux prétentions de ce moteur de petite cylindrée. De plus, le CLA hybride ne dispose pas de palettes au volant. Pour gérer manuellement les changements de rapports, il convient de pousser le levier de vitesses vers l’arrière ou l’avant. Curieux et peu ergonomique.
Une consommation qui n’a rien à envier au diesel
À cela, il faut ajouter la régénération par défaut qui est déstabilisante. Cette dernière n’est pas paramétrable. Elle fonctionne de concert avec la caméra placée sur le devant de la voiture, les coordonnées géographiques et le trafic environnant, si bien que le conducteur n’est pas maître de la décélération : la voiture gère seule la force. Assez déstabilisant au début, c’est une habitude à prendre.
L’argument numéro 1 de cette version hybride réside dans sa sobriété, capable de rivaliser avec le diesel et d’offrir un rayon d’action supérieur à l’électrique, les temps de charge en moins. Combinée à l’aérodynamisme très travaillé du CLA, cette électrification permet d’abaisser les consommations. Nous avons relevé une moyenne de 5,9 l/100 km durant notre essai sans pratiquer l’éco-conduite. Un bon score.

Le châssis équipé de suspensions passives est facile à prendre en main et suffisamment réactif pour encaisser davantage de puissance. Il est à la fois agile et dynamique malgré le poids important (1 750 kg). L’inscription en virage via une direction ferme et un poil directe est plaisante. Le maintien en courbe est rassurant par son équilibre, tout comme l’amortissement justement calibré. Seul le freinage, alliant friction et régénération, réclame un temps d’adaptation.
De manière générale, le CLA délivre un très bon niveau de confort, tant au niveau de l’amortissement que de l’insonorisation. Mercedes propose une voiture de standing, agréable à mener et suffisamment dynamique pour prendre du plaisir sur les petites routes. Mais la version électrique est indéniablement plus joueuse avec son architecture de propulsion et son couple supérieur disponible instantanément.

À l’intérieur, le conducteur fait face à une imposante dalle numérique qui court sur toute la longueur. Dotée du dernier système MBUX de Mercedes avec une IA intégrée, cette interface se révèle intuitive, très rapide et truffée de fonctionnalités. Elle est compatible Android Auto et CarPlay sans fil, et il est possible d’y appairer plusieurs smartphones. Notre version d’essai dispose même d’un troisième écran dédié au passager, facturé à travers un pack (2 750 €).


La finition est de bon niveau, notamment sur cette finition haute AMG Line recouverte d’Alcantara et de cuir surpiqué. L’habitabilité arrière reste vraiment bonne au niveau des genoux. La ligne de toit plongeante pénalise l’espace à la tête pour les grands gabarits, mais rien de rédhibitoire grâce à une assise bien creusée. Quant au coffre, ici sous forme de malle, il peut emmener 405 litres mais la faible hauteur de chargement limite les possibilités. La carrosserie Shooting Brake attendue prochainement devrait régler ce problème.
Chiffres clés *
- Longueur : 4,73 m
- Largeur : 1,85 m
- Hauteur : 1,45 m
- Nombre de places : 5 places
- Volume du coffre : 405 l / NC
- Boite de vitesse : Auto. à 8 rapports
- Carburant : Essence
- Taux d'émission de CO2 : NC
- Date de commercialisation du modèle : Avril 2025
* pour la version III 1.5 200 AMG LINE 8F-EDCT.
Le bonus / malus affiché est celui en vigueur au moment de la publication de l'article.
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