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Les radars automatiques vont désormais sanctionner une infraction très grave

Dans Pratique / Radars

Cédric Pinatel

Le gouvernement français a décidé de mettre en place un nouveau système de vérification de la conformité de l’assurance des véhicules par rapport à la loi. Mais pour l’instant, ce dispositif ne sera utilisé que lors d’un certain type d’infraction. Faut-il aller plus loin ?

Les radars automatiques vont désormais sanctionner une infraction très grave
Un radar fixe mesurant la vitesse. Photo MaxPPP.

Le communiqué est tombé hier. « La vérification de l’assurance est désormais réalisée sur les véhicules flashés en excès de vitesse d’au moins 50 km/h, comportement le plus dangereux, susceptible de causer de lourds dommages en cas d’accident », peut-on lire dans un document publié par le gouvernement.

Comment est-ce possible techniquement ? Dans le cas d’un grand excès de vitesse mesuré par un radar automatique, il y aura un contrôle systématique de l’assurance du véhicule en consultant le Fichier des véhicules assurés : « Comme annoncé lors du Comité interministériel de sécurité routière du 17 juillet 2023, dans sa mesure 33, le contrôle de l’assurance des véhicules sera largement renforcé par la consultation du Fichier des véhicules assurés en le croisant avec les véhicules flashés en excès de vitesse par les radars automatiques. Afin de le rendre opérationnel, des adaptations techniques ont été effectuées sur les systèmes de la chaîne de traitement des infractions afin de pouvoir réaliser le contrôle automatisé de l’assurance des véhicules. Ces travaux ont été suivis d’une période d’expérimentation de trois mois », est-il précisé. Cette technique semble donc déjà en application.

Faut-il aller plus loin ?

Il faut dire que la circulation des véhicules non-assurés est un grave problème pour la sécurité routière. « Selon l’Observatoire national interministériel de la sécurité routière (ONISR), en 2024, 216 personnes ont trouvé la mort dans un accident routier impliquant un véhicule non assuré, soit 7 % de la mortalité routière (dont 156 dans le véhicule non assuré). L’ONISR estime que 515 000 personnes rouleraient sans assurance. 4,8 % des véhicules motorisés impliqués dans les accidents corporels sont sans assurance parmi l’ensemble des véhicules », est-il rappelé dans le communiqué.

Le gouvernement n’ose donc mettre en place cette mesure que dans le cadre du contrôle des grands excès de vitesse. Faudrait-il l’étendre aux autres types d’infractions relevées automatiquement par les radars en France afin de mieux lutter contre ce problème des véhicules non-assurés ? Cela reste évidemment un sujet sensible car il implique une surveillance plus poussée des citoyens. Dans le cas d’un sujet aussi important, cependant, le débat mérite sans doute d’être posé.

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