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Aux États-Unis, les ventes de voitures électriques devraient être divisées par trois en 2030

En détricotant les mesures d’aides aux autos zéro émission à l’usage, l’administration Trump fait s’effondrer le marché. Résultat : les constructeurs passent leurs investissements en la matière par pertes et profits et perdent des milliards.

Aux États-Unis, les ventes de voitures électriques devraient être divisées par trois en 2030
Le Ram 1 500 REV n'est plus qu'un souvenir mort-né. Stellantis ne produira pas ce pick-up électrique.

Les résultats des constructeurs américains n’ont pas seulement été affaiblis par la mauvaise passe qu’ils connaissent en Chine et en Europe, mais aussi par l’avenir de la voiture électrique au pays de l’Oncle Sam.

Selon une étude de l’université de Princeton, la production de ces dernières devrait s’effondrer d’ici à 2030. Les constructeurs prévoyaient d’en assembler 7 millions à cet horizon ? Selon les chercheurs, seul 1,8 million devrait trouver preneurs dans cinq ans.

Les big three dans la tourmente

Au-delà des soucis environnementaux que pose cette désaffection, les trois grands américains (Ford, General Motors et Stellantis) sont confrontés à un trou d’air qu’ils n’ont pas connu depuis la crise des subprimes de 2008. Les lourds investissements qu’ils ont consentis en recherche et développement dans le domaine de l’électrique l’ont, selon eux, été en pure perte. Et de provisionner des milliards pour effacer ces années électriques.

Pour ces raisons, et au-delà, pour une décevante montée en puissance de l’électrique au niveau mondiale, Ford avoue un déficit de 8,2 milliards de dollars pour son exercice de l’an passé. Et Stellantis fait grimper l’addition à 22 milliards. Le moins touché, General Motors, est aussi celui qui s’est le moins avancé dans l’électrification. Mais même ce grand timide voit son bénéfice dévisser et divisé par trois.

L’une des causes de ces maux est bien évidemment à chercher du côté de Washington ou l’administration Trump a savamment détricoté tous les dispositifs de l’ère Biden destinés à aider la voiture électrique. Envolés les 7 500 dollars de bonus pour l’achat d’un VE. Abandonnées les amendes distribuées aux constructeurs qui ne respectent pas les limites de C02 édictées par le gouvernement précédent.

L’électrique Ford F150 Lighting est lui aussi à l’arrêt.
L’électrique Ford F150 Lighting est lui aussi à l’arrêt.

Quant aux 17 États qui ont pris exemple sur la Californie pour interdire le thermique à partir de 2035, ils sont dans le collimateur de Washington qui tente d’outrepasser les lois locales grâce à l’arsenal judiciaire fédéral.

Devant cette offensive, les constructeurs ont rétrogradé et ont tiré le frein à main des modèles électriques qui devaient pourtant être emblématiques du grand changement. Ford arrête son F 150 Lightning et Stellantis stoppe son Ram 1 500 Rev. Les pick-up sont pourtant les autos les plus vendues aux US. Dans la foulée, ces constructeurs ont cédé leurs parts dans les gigafactories qu’ils détenaient en coentreprise avec le Coréen LG notamment.

Voilà donc l’Amérique revenue au temps du gros moteur thermique, avec des blocs anciens et ultra-rentabilisés ? Pas tout à fait. Si le sans-plomb reste bien moins cher qu’en Europe, à 70 cts le litre en moyenne, il n’en reste pas moins que la consommation élevée des moteurs locaux poussent les acheteurs vers l’hybride simple et PHEV. Quant au 100 % électrique, il n’a peut-être pas dit son dernier mot, pour les mêmes raisons d’économies.

De quoi l’avenir énergétique américain sera-t-il fait et à quelle technologie se vouer ? L’incertitude est complète, car les US ne sont pas le seul marché des constructeurs locaux et l’électrique est toujours de mise en Europe et en Asie, et ils doivent continuer à investir dans ce domaine malgré la reculade domestique. Mais en outre, l’avenir n’est pas taillé dans le marbre sur leur propre sol.

Antibrouillards obligatoires

Au mois de novembre, les élections des midterms peuvent infléchir la volonté gouvernementale d’en finir avec l’électrique en cas de victoire démocrate. Et en 2028, l’élection présidentielle pourrait elle aussi rebattre les cartes une nouvelle fois. Autant dire que les constructeurs américains sont contraints de monter des phares antibrouillards de série sur l’ensemble de leur gamme pour se projeter sur la route de l’avenir.

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