2. Mercedes Classe C (2026) : le diesel moins cher et moins pénalisé

Mercedes met à jour sa gamme de motorisations, désormais conforme à la future norme Euro 7 (entrée en vigueur en 2027), ce qui passe par la généralisation d’une hybridation légère (48 V) accolée à un petit moteur électrique de 23 ch.
L’offre essence repose sur les versions propulsion C 200 (177 ch) et C 250 (218 ch). À ce propos, Mercedes abandonne le 4-cylindres 1.5 turbo-essence développé avec Renault au profit d’un 2.0 turbo-essence. L’hybride rechargeable est naturellement reconduit, mais désormais uniquement en essence/électrique avec un rayon d’action d’environ 100 km en tout électrique et une exemption de taxes CO2. Mercedes a fait le choix de mettre fin à l’unique offre hybride rechargeable diesel du marché. Enfin, les grands rouleurs pourront toujours compter sur le diesel avec deux propositions : le 2.0 turbodiesel décliné en deux niveaux de puissance (163 et 200 ch), cette dernière étant proposée en deux ou quatre roues motrices.
Le diesel, moins cher et moins pénalisé !
Pourtant pénalisé par le double malus, le diesel s’impose comme la version la plus attractive financièrement. En effet, la Classe C diesel est plus légère, moins émettrice de CO2 et son prix est le plus accessible du catalogue. Le prix final pour un particulier se place en dessous de l’hybride rechargeable et de l’essence toutes taxes incluses.
Il est vrai que sur le papier, une berline équipée d’un moteur diesel nous renvoie quelques années en arrière. En pratique aussi, on avait oublié les vibrations et la sonorité importante de la mécanique. En ville, l’électrification donne un peu de réactivité au diesel, mais l’agrément général dans cet environnement est nettement en retrait face à l’essence, l’hybride rechargeable et encore davantage comparé à l’électrique.

Secondé par une boîte automatique à 9 rapports plus douce que réactive, le 4-cylindres répond sans faiblir aux sollicitations. Accélérations et reprises assurent la sérénité à son conducteur. Dans l’ensemble, les performances sont correctes et le niveau sonore redevient vivable à mi-régime comme sur l’autoroute. Mais ce qui fait l’attrait de cette mécanique, c’est son appétit de moineau. Durant notre essai en Allemagne, dans les environs de la Forêt-Noire, nous avons relevé une moyenne de 4,7 l/100 km sur un parcours de plus de 200 km, avec une grosse section d’autoroute. Cette consommation ultra-basse, conjuguée à la présence d’un généreux réservoir de 66 litres, vous autorise environ 1 200 km entre chaque passage à la pompe.

Mercedes a très peu retravaillé les trains roulants de la Classe C, qui compte sur une suspension passive de série, un essieu avant à 4 bras et un essieu arrière multibras. Cet ensemble n’avait pas foncièrement besoin d’amélioration tant la tenue de route de la Classe C est remarquable. La stabilité à haute vitesse et le très bon confort de suspension en font une excellente voyageuse. Le confort, c’est assurément son cheval de bataille ; et si l’envie vous prend d’opter pour davantage de dynamisme, Mercedes propose sous forme de pack une suspension pilotée associée aux roues arrière directrices (2 150 €). Un outil qui peut s’avérer précieux pour la conduite urbaine, car l’empattement assez grand n’offre pas une agilité hors pair à la Classe C.
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