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2. Sur la route, le Geely Starray n’accepte que la tranquillité

 

Le Geely Starray va-t-il forcer les Européens à se réveiller ?

À l’avant, les sièges, identiques à celui de l’E5, demeurent donc confortables, et la position de conduite irréprochable. Je retrouve sans plaisir les commandes au volant dites logiques, donc perturbantes, mais une fois la ceinture bouclée, il suffit d’abaisser le levier à droite du volant pour rouler. Le Starray s’élance en électrique, presque sans bruit, et d’emblée, on note la souplesse de la suspension. L’engin efface donc adroitement les aspérités, malgré de menues trépidations.

Plaisant en ville, notamment par son rayon de braquage court, le Geely le demeure sur route et autoroute, à condition de garder à l’esprit qu’il se destine uniquement à un usage familial. Dans ce cadre, on apprécie son confort, son insonorisation, et son comportement routier très rassurant. Un peu moins le freinage, qui ne semble pas très mordant, même quand on a réglé la pédale sur son mode le moins mou. On aurait aussi aimé disposer de palettes au volant pour agir directement sur le freinage régénératif (on peut le paramétrer via l’écran central), même si le set-up de base semble pertinent. En somme, on est en famille, on ne cherche pas le sport, donc on se moque de ne rien sentir dans le volant, on n’est pas bien là ?

Sur route, le Starray est paisible, uniquement paisible. Le confort est son fort, mais le dynamisme est proscrit.
Sur route, le Starray est paisible, uniquement paisible. Le confort est son fort, mais le dynamisme est proscrit.

Oui, mais quand on est seul et qu’on souhaite augmenter la cadence, le Geely vous fait comprendre que c’est mal. En accusant pas mal de mouvements de tangage, en pâtissant de pertes de motricité notables dès qu’on accélère roues braquées et en manifestant un comportement foncièrement sous-vireur à la limite, l’arrière étant indéboulonnable. Bref, un gros pépère qui n’aime par ailleurs pas qu’on accélère à fond. En effet, si, en mode hybride, le moteur thermique entre en action de façon quasi imperceptible en accélération modérée, il se met carrément à brailler quand on écrase l’accélérateur au plancher. Le tout, en prenant 3 à 4 secondes pour atteindre son régime maxi s’y tenir (on a l’impression qu’il bute en permanence contre son rupteur). Très déplaisant, d’autant que cela s’accompagne d’une poussée pas vraiment violente. Ce phénomène a lieu y compris en mode électrique : on se demande si le 4-cylindres ne sert pas simplement de prolongateur d’autonomie… En somme, on revient en conduite tranquille, et on s’étonne qu’à partir de 60 km/h, il soit impossible de rouler toit ouvert tant l’air se met alors à bourdonner dans l’habitacle, à moins d’ouvrir une vitre.

Quant à la consommation, elle est curieuse. J’ai commencé l’essai en roulant principalement en mode hybride : le Starray a avalé moins de 3 l/100 km jusqu’à ce que la batterie passe sous les 50 % de charge. Ensuite, il s’est mis à davantage s’appuyer sur son moteur thermique, ce qu’on entend, passant les 6 l/100 km de moyenne. Pour retrouver le fonctionnement initial, j’ai dû utiliser le mode zéro émission, si bien qu’au terme de l’essai, réalisé sur la côte sud de la Bretagne (par une température de plus de 20 °C), donc sans dépasser les 110 km/h, le Geely a consommé en moyenne 3,7 l/100 km et 8,5 kWh/100 km sur 232 km. On aurait tort de ne pas s’en satisfaire, sachant que les 136 km électriques semblent tout à fait plausibles.

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