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Volkswagen : le dieselgate plombe encore les (bons) résultats du groupe !

Dans Economie / Politique / Industrie

Volkswagen se porte bien. Mais ses bénéfices reculent. Un paradoxe qui s'explique pourtant facilement : la marque pâtit encore et toujours du scandale du dieselgate. Explications.

Volkswagen : le dieselgate plombe encore les (bons) résultats du groupe !

Un milliard d'euros. Oui, vous lisez bien : un milliard d'euros. C'est l'équivalent du prix de 50 000 Polo de milieu de gamme ! Mais c'est aussi la somme que Volkswagen a mise de côté ce premier trimestre 2019, pour faire face à des "risques juridiques" et qui plombe ses comptes, au demeurant excellents.

Le dieselgate aura eu des effets interminables. Un véritable feuilleton sans fin, et qui manifestement, est loin d'être terminé. En effet, le scandale de triche aux émissions polluantes, qui a éclaté en septembre 2015, il y a plus de 3 ans et demi donc, n'en finit pas d'avoir des répercussions sur le géant allemand.

Un communiqué du groupe VW AG nous apprend en effet que, malgré des voyants au vert un peu partout, le bénéfice opérationnel a reculé par rapport à l'année 2018 au premier trimestre. En cause, une "provision pour charges exceptionnelles" de 1 milliard d'euros, liée à des risques "juridiques" liés au dieselgate.

Une formulation certes opaque et floue, mais qui prouve que Volkswagen craint encore de devoir rendre des comptes, ou souffrir de lourdes sanctions judiciaires suite aux procédures en cours contre le groupe.

 

Sans cette provision exceptionnelle, le bénéfice serait en hausse

Tenant compte de cette provision, le bénéfice opérationnel recule de 7,1 %, à 3,9 milliards d'euros contre 4,2 au premier trimestre 2018. Le bénéfice net recule, lui, de 7,5 % à 3,1 milliards. Sans cette retenue exceptionnelle, le bénéfice serait en nette augmentation (4,9 contre 4,2 milliards, soit + 16,7 %), ce qui conduit à dire que le dieselgate "plombe" encore les comptes. On se rappelle ici que pour toute l'année 2018, Volkswagen AG avait déjà provisionné 3,2 milliards en charges exceptionnelles. L'année 2019 semble partie sous les mêmes auspices.

 

Pourtant donc, les indicateurs sont au vert. Le chiffre d’affaires est en hausse de 3,1 % à 60 milliards d'euros. Et un mix des ventes plus intéressant (vente de modèles plus profitables) a permis de compenser une baisse des ventes en volume (- 2,8 %). Et la marge opérationnelle du groupe a grimpé de 0,9 %, à 8,1 % contre 7,2 %, un indicateur très suivi par les marchés financiers pour juger de la bonne santé d'une entreprise.

Le directeur financier du groupe, Frank Witter, a sobrement commenté ces résultats dans le même communiqué : "Le groupe Volkswagen est encore une fois bien parti cette année. Le chiffre d'affaires et la croissance des bénéfices des trois premiers mois de l'exercice en cours sont encourageants.[...] Globalement, nous devons continuer à accélérer le rythme de notre transformation. Nous sommes également confrontés à des défis liés aux risques économiques mondiaux croissants. Néanmoins, nous maintenons nos objectifs pour 2019."

 

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Commentaires (59)

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Fallait pas tricher !

Par

on va pas les plaindre non plus.

Par

En réponse à TeamGreen74

on va pas les plaindre non plus.

Une triche que les US transforment en racket organisé.

La note vient de grimper a 27 milliards de dollars, pour 475 000 véhicules écoulés là bas sur plusieurs années.

Pour des Jetta TDI vendues neuve 15/20 000$ ...

Par

Je trouve qu'ils s'en sortent très très bien, grace à la protection de l'Europe … adoubée par les acheteurs qui ont minimisé (voir oublié) la gravité des faits.

Reste à savoir s'ils vont bien placer leurs billes en misant à fond sur l'électrique - en ayant en arrière pensée le marché Chinois - car rien n'est prêt pour le passage au tout électrique : que ce soit au niveau technologie, autonomie, infrastructures, temps de recharge, utilisation des ressources naturelles, équilibre commercial (les batteries ne sont pas européennes), prix de vente ou sécurité (en cas d'accident), il y a nombre de freins pour la diffusion de masse des autos électriques.

De plus, les Chinois sont particulièrement rusés et montrent ces derniers temps leur volonté de prendre le dessus sur l'industrie automobile mondiale : rachat de marques célèbres ( Volvo, Saab, Rover, MG), prise de participation (Mercedes Benz - Smart, PSA), partenariats locaux qui fragilisent les occidentaux ( Ford, PSA …) sont autant de signes qui laissent à penser qu'ils ne sont en rien amicaux et tenteront de bouffer VAG en le torpillant sur leur marché le jour venu.

Par

En réponse à meiji851

Une triche que les US transforment en racket organisé.

La note vient de grimper a 27 milliards de dollars, pour 475 000 véhicules écoulés là bas sur plusieurs années.

Pour des Jetta TDI vendues neuve 15/20 000$ ...

Les Etats Unis racketent le pauvre groupe VAG ?

Il me semblait bien que ce ne sont pas les USA qui ont fraudé à l'homologation des véhicule du groupe VAG....

Pas plus qu'il ne me semble que ce soit les USA qui aient obligé VAG à négocié son amende pour échapper à des sanction encore plus lourde après un jugement périlleux pour le groupe.

Mais consolez vous donc.

VAG se porte très bien.

bien à l'abris de son lobbying Européen ils peuvent continuer à pratiquer un dumping efficace et se remplir les poches comme pas deux.

Et ils ont bien raison de le faire.

Qui se priverait de gruger quelques gogos quand ça rapporte autant ? Personne.

Moi je dis Bravo. Sincèrement Bravo.

Par

En réponse à julien13fvmc

Fallait pas tricher !

Les Américains qui ont tenté de nous convaincre qu'un Pickup V8 essence et ses 18 litres aux cents polluerait moins qu'une Passat Tdi avec 5.5 l/100?

Manifestement avec vous ça a pris...

Par

En réponse à anneaux nîmes.

Les Etats Unis racketent le pauvre groupe VAG ?

Il me semblait bien que ce ne sont pas les USA qui ont fraudé à l'homologation des véhicule du groupe VAG....

Pas plus qu'il ne me semble que ce soit les USA qui aient obligé VAG à négocié son amende pour échapper à des sanction encore plus lourde après un jugement périlleux pour le groupe.

Mais consolez vous donc.

VAG se porte très bien.

bien à l'abris de son lobbying Européen ils peuvent continuer à pratiquer un dumping efficace et se remplir les poches comme pas deux.

Et ils ont bien raison de le faire.

Qui se priverait de gruger quelques gogos quand ça rapporte autant ? Personne.

Moi je dis Bravo. Sincèrement Bravo.

Vous dites:

"Il me semblait bien que ce ne sont pas les USA qui ont fraudé à l'homologation des véhicule du groupe VAG...."

Pas sûr, les test d'homologation américains ont une vocation protectionniste manifeste.

Vous dites aussi:

"Qui se priverait de gruger quelques gogos quand ça rapporte autant ?"

Sincèrement je préfère nettement rouler derrière une VW plutôt que derrière votre Renault:

https://www.fne.asso.fr/communiques/diesel-et-santé-publique-les-résultats-des-tests-en-images

https://www.transportenvironment.org/publications/dieselgate-who-what-how

Par

Le rapport met en évidence une variation, plus ou moins significative selon les véhicules, les parcours et les éléments analysés, entre les mesures d’homologation de l’EPA et les tests en conditions réelles effectués par le CAFEE.

Au total, l’impression qui se dégage est donc que l’ICCT et le CAFEE n’ont cherché que ce qu’ils avaient décidé de trouver.

C. Une opération de storytelling

Le récit de la découverte de la fraude de Volkswagen présente par ailleurs toutes les caractéristiques du storytelling : une petite ONG indépendante découvre un problème presque par hasard et demande au petit centre de recherche d’une petite université d’en découvrir la cause ; un modeste chercheur, avec son équipe de quatre personnes et son budget de 50 000 dollars, démasque en quelques mois la supercherie grossière d’une multinationale florissante.

Aucun journal n’a conduit d’enquête approfondie sur ce récit. Il aurait pourtant été intéressant de relever que la Climate Works Foundation, le principal financeur de l’ICCT (8 920 000 $ sur 9150 891 $ sur en 2012, 8205000 $ sur 11 266 298 $ en 2013)6, reçoit des subventions de la Ford Foundation. L’existence de ce lien justifierait à elle seule une véritable investigation.

De manière plus significative encore, la page d’accueil du site du CAFEE a subi des changements importants au cours des deux dernières années. Le 27 février 2014, on y lisait que le CAFEE conduisait des recherches pour une variété d’entreprises et d’organisations, dont les constructeurs Ford et General Motors :

Cette information était encore présente le 1er janvier 2016

En revanche, elle a été supprimée le 8 février 2016. On ne trouve plus aucune mention des deux constructeurs américains sur le site

La disparition de cette information est-elle fortuite ?

D. La justice au service de l’économie

L’attitude des autorités américaines révèle quant à elle des objectifs assez éloignés des préoccupations sanitaires.

Dans le cadre de la procédure civile qu’ils ont ouverte le 4 janvier 2016 contre Volkswagen, le département de la justice américain et l’EPA réclament une amende de plus de 20 milliards de dollars : au moins 32 500 dollars par véhicule et au moins 2 750 dollars par logiciel. Ce montant est tout à fait disproportionné au regard des précédents. En 2014, Toyota a reçu une amende d’1,2 milliard de dollars – la plus importante de l’histoire pour dans le secteur automobile – pour avoir « sciemment minimisé l'ampleur des défauts constatés par ses propres équipes sur certains de ses véhicules » ; il était apparu qu’« au

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★ Les dessous de l’affaire Volkswagen ★

moins cinq personnes étaient décédées dans des accidents impliquant une accélération non contrôlée ». Le 17 septembre 2015, soit la veille du l’éclatement du scandale Volkswagen, General Motors a reçu une amende de 900 millions de dollars « pour avoir caché des informations sur un défaut mécanique ayant causé 124 décès et des centaines de blessés ». Le traitement varie donc selon les constructeurs : l’amende de Toyota est supérieure à celle de General Motors alors que le nombre de décès attribués à ses manquements est vingt- cinq fois inférieur ; l’amende réclamée en janvier 2016 à Volkswagen est plus de vingt fois supérieure à celle infligée à General Motors quatre mois plus tôt alors qu’aucun décès n’a été attribué aux manquements de Volkswagen. Au vu de ces éléments, on peut raisonnablement supposer que l’attitude des autorités américaines est motivée autant par l’objectif d’affaiblir un concurrent que par la volonté de réprimer une fraude.

Les poursuites engagées contre Volkswagen s’inscrivent en outre dans un contexte plus large : la multiplication des amendes infligées par les autorités américaines à des entreprises étrangères, et en particulier à des entreprises européennes. Au cours des dernières années, Alstom, BNP Paribas, Crédit Suisse, Deutsche Bank, Barclays ou encore HSBC ont été sanctionnés par la justice américaine. C’est souvent au titre de la lutte anti-corruption que cette dernière mène son action : le périmètre d’application du Foreign Corrupt Practices Act (FCPA) a en effet été étendu aux entreprises étrangères en 1998. Les chiffres sont éloquents : « Fin 2014, un rapport de l'OCDE indiquait que, depuis 1999, les Etats-Unis (étaient) à l'origine de près de la moitié des sanctions prises dans le monde pour corruption transnationale. » Il est vrai que des entreprises américaines sont également concernées, mais le fait est que, « sur les 10 plus grosses amendes infligées aux Etats-Unis pour corruption, 7 d'entre elles ont concerné des sociétés non américaines »7. A cela s’ajoute une série de textes (lois Helms-Burton et D'Amato, loi Dodd-Frank, Foreign Account Tax Compliance Act, etc.) qui confèrent à la justice américaine des pouvoirs extraterritoriaux dans des domaines variés.

Notons enfin que, pour les entreprises condamnées, les dégâts ne sont pas seulement d’ordre pécuniaire: elles n’ont souvent d’autre solution, pour limiter le montant de l’amende, que de transmettre à la justice américaine de nombreux documents confidentiels, voire d’accepter la présence durable d’un contrôleur « indépendant » chargé de « vérifier [qu’elles se conforment] bien à toutes les règles de la compliance américaine »8. Le risque de pillage technologique est alors réel.

E. Un timing parfait

Le dernier élément à prendre en compte est le timing de l’affaire, si bien rôdé qu’il est très

difficile de croire à un ensemble d’heureux hasards.

1. Echiquier économique

Lorsque l’affaire a éclaté, Volkswagen venait de devenir le premier constructeur mondial. La coïncidence est d’autant plus troublante que l’enquête ayant abouti à la condamnation de Toyota à une amende d’1,2 milliard de dollars en 2014 avait été lancée peu après que le constructeur japonais eut ravi la première mondiale à General Motors, leader pendant soixante-dix ans.

https://www.ege.fr/download/affaire_volkswagen_GE2016.pdf

Par

En réponse à meiji851

Une triche que les US transforment en racket organisé.

La note vient de grimper a 27 milliards de dollars, pour 475 000 véhicules écoulés là bas sur plusieurs années.

Pour des Jetta TDI vendues neuve 15/20 000$ ...

Faudrait-il verser une petite larme sur le sort de cette entreprise ?

Ils ont vendu des produits trafiqués partout dans le monde, et on hormis aux usa, il sont peinards.

Et encore, il n'y même pas eu procès.

Par

En réponse à nicotdi

Le rapport met en évidence une variation, plus ou moins significative selon les véhicules, les parcours et les éléments analysés, entre les mesures d’homologation de l’EPA et les tests en conditions réelles effectués par le CAFEE.

Au total, l’impression qui se dégage est donc que l’ICCT et le CAFEE n’ont cherché que ce qu’ils avaient décidé de trouver.

C. Une opération de storytelling

Le récit de la découverte de la fraude de Volkswagen présente par ailleurs toutes les caractéristiques du storytelling : une petite ONG indépendante découvre un problème presque par hasard et demande au petit centre de recherche d’une petite université d’en découvrir la cause ; un modeste chercheur, avec son équipe de quatre personnes et son budget de 50 000 dollars, démasque en quelques mois la supercherie grossière d’une multinationale florissante.

Aucun journal n’a conduit d’enquête approfondie sur ce récit. Il aurait pourtant été intéressant de relever que la Climate Works Foundation, le principal financeur de l’ICCT (8 920 000 $ sur 9150 891 $ sur en 2012, 8205000 $ sur 11 266 298 $ en 2013)6, reçoit des subventions de la Ford Foundation. L’existence de ce lien justifierait à elle seule une véritable investigation.

De manière plus significative encore, la page d’accueil du site du CAFEE a subi des changements importants au cours des deux dernières années. Le 27 février 2014, on y lisait que le CAFEE conduisait des recherches pour une variété d’entreprises et d’organisations, dont les constructeurs Ford et General Motors :

Cette information était encore présente le 1er janvier 2016

En revanche, elle a été supprimée le 8 février 2016. On ne trouve plus aucune mention des deux constructeurs américains sur le site

La disparition de cette information est-elle fortuite ?

D. La justice au service de l’économie

L’attitude des autorités américaines révèle quant à elle des objectifs assez éloignés des préoccupations sanitaires.

Dans le cadre de la procédure civile qu’ils ont ouverte le 4 janvier 2016 contre Volkswagen, le département de la justice américain et l’EPA réclament une amende de plus de 20 milliards de dollars : au moins 32 500 dollars par véhicule et au moins 2 750 dollars par logiciel. Ce montant est tout à fait disproportionné au regard des précédents. En 2014, Toyota a reçu une amende d’1,2 milliard de dollars – la plus importante de l’histoire pour dans le secteur automobile – pour avoir « sciemment minimisé l'ampleur des défauts constatés par ses propres équipes sur certains de ses véhicules » ; il était apparu qu’« au

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★ Les dessous de l’affaire Volkswagen ★

moins cinq personnes étaient décédées dans des accidents impliquant une accélération non contrôlée ». Le 17 septembre 2015, soit la veille du l’éclatement du scandale Volkswagen, General Motors a reçu une amende de 900 millions de dollars « pour avoir caché des informations sur un défaut mécanique ayant causé 124 décès et des centaines de blessés ». Le traitement varie donc selon les constructeurs : l’amende de Toyota est supérieure à celle de General Motors alors que le nombre de décès attribués à ses manquements est vingt- cinq fois inférieur ; l’amende réclamée en janvier 2016 à Volkswagen est plus de vingt fois supérieure à celle infligée à General Motors quatre mois plus tôt alors qu’aucun décès n’a été attribué aux manquements de Volkswagen. Au vu de ces éléments, on peut raisonnablement supposer que l’attitude des autorités américaines est motivée autant par l’objectif d’affaiblir un concurrent que par la volonté de réprimer une fraude.

Les poursuites engagées contre Volkswagen s’inscrivent en outre dans un contexte plus large : la multiplication des amendes infligées par les autorités américaines à des entreprises étrangères, et en particulier à des entreprises européennes. Au cours des dernières années, Alstom, BNP Paribas, Crédit Suisse, Deutsche Bank, Barclays ou encore HSBC ont été sanctionnés par la justice américaine. C’est souvent au titre de la lutte anti-corruption que cette dernière mène son action : le périmètre d’application du Foreign Corrupt Practices Act (FCPA) a en effet été étendu aux entreprises étrangères en 1998. Les chiffres sont éloquents : « Fin 2014, un rapport de l'OCDE indiquait que, depuis 1999, les Etats-Unis (étaient) à l'origine de près de la moitié des sanctions prises dans le monde pour corruption transnationale. » Il est vrai que des entreprises américaines sont également concernées, mais le fait est que, « sur les 10 plus grosses amendes infligées aux Etats-Unis pour corruption, 7 d'entre elles ont concerné des sociétés non américaines »7. A cela s’ajoute une série de textes (lois Helms-Burton et D'Amato, loi Dodd-Frank, Foreign Account Tax Compliance Act, etc.) qui confèrent à la justice américaine des pouvoirs extraterritoriaux dans des domaines variés.

Notons enfin que, pour les entreprises condamnées, les dégâts ne sont pas seulement d’ordre pécuniaire: elles n’ont souvent d’autre solution, pour limiter le montant de l’amende, que de transmettre à la justice américaine de nombreux documents confidentiels, voire d’accepter la présence durable d’un contrôleur « indépendant » chargé de « vérifier [qu’elles se conforment] bien à toutes les règles de la compliance américaine »8. Le risque de pillage technologique est alors réel.

E. Un timing parfait

Le dernier élément à prendre en compte est le timing de l’affaire, si bien rôdé qu’il est très

difficile de croire à un ensemble d’heureux hasards.

1. Echiquier économique

Lorsque l’affaire a éclaté, Volkswagen venait de devenir le premier constructeur mondial. La coïncidence est d’autant plus troublante que l’enquête ayant abouti à la condamnation de Toyota à une amende d’1,2 milliard de dollars en 2014 avait été lancée peu après que le constructeur japonais eut ravi la première mondiale à General Motors, leader pendant soixante-dix ans.

https://www.ege.fr/download/affaire_volkswagen_GE2016.pdf

Encore un complot judéo-maçonnique....

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