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80 km/h : « je ne comprends pas la polémique ! », assure Emmanuel Barbe (interview audio)

Dans Pratique / Sécurité

Pierre-Olivier Marie

Les 80 km/h apparaissent comme une source inépuisable de tensions. Lundi, des élus dénonçaient l’hypocrisie des pouvoirs publics qui imposent des conditions bien trop restrictives aux départements qui voudraient repasser certaines portions de route à 90 km/h. Interrogé par Caradisiac ce mardi matin, le délégué interministériel à la sécurité routière leur répond qu’il ne comprend tout simplement pas la polémique.

80 km/h : « je ne comprends pas la polémique ! », assure Emmanuel Barbe (interview audio)

Le retour aux 90 km/h tient-il de l’utopie ? A en croire plusieurs élus départementaux, la réponse est oui. Lundi, le Président du conseil général des Yvelines Pierre Bédier dénonçait au micro de RTL les « conditions extravagantes pour le retour aux 90 km/h » posées par le ministère de l’intérieur : « dans un département comme le mien, ou un tiers des routes était concerné, on ne va finalement rien faire parce qu’on nous empêche de faire. »

Et l’élu de dénoncer le « pinaillage » dont fait preuve le Conseil National de Sécurité Routière (CNSR) à travers les conditions qu’il pose  aux élus qui voudraient augmenter les vitesses. Ainsi seules seraient concernées les portions de plus de 10 km dotées de séparations physiques, d’alertes sonores en rive, de zones de récupération et dépourvues de tourne-à-gauche ou de croisements, le tout devant être accompagné d’un suivi des comportements des usagers et de l’accidentalité au niveau local avant et après modification des vitesses maximales autorisées.

Bref, si les élus sont libres de revoir à la hausse les limitations, ils en assument la « pleine responsabilité », pour reprendre les mots du ministre de l’intérieur Christophe Castaner. A cela s’ajoutent les pressions judiciaires des associations de défenses d’usagers qui, en cas d’accidents sur les routes sur lesquelles les limitations de vitesse auraient été relevées, menacent de poursuites les responsables locaux. Pour toutes ces raisons, les chances sont faibles pour que reviennent en masse les panneaux 90 au bord des routes.

« Aux élus de prendre maintenant leurs responsabilités. »

Caradisiac a donc saisi la balle au bond et interrogé ce matin Emmanuel Barbe, Délégué interministériel à la sécurité routière, sur les tensions exprimées. Une interview dont vous retrouvez le contenu in extenso en accompagnement de cet article.

M.Barbe y assure ainsi « ne pas comprendre » la polémique : « les experts du CNSR rendent un avis simple et ont élaboré leurs recommandations. Ils disent simplement comment remonter la vitesse sans créer de danger. Ce sont des conseils qu’ils donnent, et cela n’’empêche pas les élus de prendre les décisions qu’ils veulent. » Et le Délégué d’inviter ces mêmes élus « qui revendiquent leur meilleure connaissance du terrain » à « prendre leurs responsabilités » : « Où est l’hypocrisie ? Je ne comprends pas la polémique franchement ! »

Au passage, nous avons aussi posé la question sur le nombre de radars effectivement opérationnels à la veille du grand chassé-croisé estival. Et la réponse fuse : « vous savez bien que c’est un chiffre que je ne donne pas. On en a réparé beaucoup. On a une proportion de trois quarts des radars qui fonctionnent sur les grands axes structurants de France, et d’ici la fin de l’année on aura posé entre 400 et 450 radars-tourelles. On essaie de faire le plus vite possible mais c'est un défi logistique. » Et M. Barbe d’inviter les automobilistes à ne pas sous-estimer le nombre de radars en service à la veille des grands départs : En tout cas, l’état du parc n’est pas comme on a pu l’entendre de 10% de radars qui fonctionneraient, c’est juste absurde! »

80 km/h : « je ne comprends pas la polémique ! », assure Emmanuel Barbe (interview audio)

80 km/h : « je ne comprends pas la polémique ! », assure Emmanuel Barbe (interview audio)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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