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Essai - Nissan Qashqai 1.2 DIG-T 115 (2017) : l'atout prix

Dans Nouveautés / Restyling

Précurseur parmi les crossovers/SUV compacts, le Nissan Qashqai connaît depuis sa sortie un succès qui ne se dément pas. La deuxième génération, sortie en 2014, a subi récemment un restylage bienvenu. Après l’essai du 1.6 diesel, voici celui du 1.2 essence de 115 ch, en finition haute Tekna+.

Essai - Nissan Qashqai 1.2 DIG-T 115 (2017) : l'atout prix

En bref :

Moteur 1.2 115 ch d'entrée de gamme

A partir de 23 000 €

Version haut de gamme Tekna+ à 31 450 €

Il souffre le Qashqai, il souffre. Lui qui a défriché le terrain des crossovers compacts, en débarquant en 2007 sur ce créneau assez nouveau. Après un succès impressionnant, il a dû affronter une concurrence de plus en plus fournie. La deuxième génération, apparue en 2014, a donné un second souffle mais après la mise sur le marché du 3008 "2", au succès fulgurant, tous les autres SUV compacts ont semblé à l’arrêt. Pour lui redonner un peu d’attrait, mais aussi pour respecter la tradition lorsqu’un modèle arrive à mi-carrière, Nissan a offert au Qashqai 2 un bienvenu restylage.

 

Le Nissan Qashqai 2 avant restylage.
Le Nissan Qashqai 2 avant restylage.
Le Nissan Qashqai 2 après restylage.
Le Nissan Qashqai 2 après restylage.

 

Et il se voit. On n’est pas dans du timide, à la sauce Volkswagen. Certes, l’arrière évolue peu, en gardant le même dessin et les mêmes feux (qui adoptent simplement un effet 3D), et le bouclier n'est que légèrement revu en intégrant des protections. Mais la face avant, elle, devient bien plus expressive. Les phares, au dessin modernisé et affiné, adoptent des feux diurnes qui en font pratiquement tout le tour, alors que précédemment ils ne formaient qu’un petit circonflexe. Le bouclier est redessiné, mais c’est surtout la calandre qui prend ses aises. Elle s’étire et enfle pour se faire visible, de loin. Elle singe en cela celle du grand frère le X-Trail. Le V chromé prend de l’épaisseur, et le pare-chocs se creuse comme pour mieux l’accueillir. Les antibrouillards ronds cèdent la place à des éléments rectangulaires, surmontés de deux petites moustaches.

Indéniablement, la personnalité s’en trouve affirmée, le style s’assume avec plus de maturité.

 

La face avant se trouve plus affirmée stylistiquement. La calandre en V prend de l'épaisseur.
La face avant se trouve plus affirmée stylistiquement. La calandre en V prend de l'épaisseur.
Le gabarit n'évolue pas (4,39 m). La finition Tekna+ arbore de jolies jantes 19 pouces.
Le gabarit n'évolue pas (4,39 m). La finition Tekna+ arbore de jolies jantes 19 pouces.
Peu de changements à l'arrière, mis à part un bouclier redessiné et protégé par des sabots.
Peu de changements à l'arrière, mis à part un bouclier redessiné et protégé par des sabots.

 

À l’intérieur, par contre, peu de changements. On notera simplement un nouveau volant, plus agréable à regarder que l’ancien, et des inserts revus. Mais c’est tout. C’est du classique, loin de la modernité d’un i-cockpit de Peugeot 3008, mais ça fonctionne. L’ergonomie est bonne, la qualité des matériaux correcte, les assemblages également, même si les températures négatives lors de notre essai ont fait apparaître quelques rossignols dans la planche de bord, qui disparaissaient à chaud.

La planche de bord n'évolue pas. On retrouve tout de même un nouveau volant. La qualité de fabrication est correcte pour la catégorie.
La planche de bord n'évolue pas. On retrouve tout de même un nouveau volant. La qualité de fabrication est correcte pour la catégorie.

L’habitabilité arrière est moyenne. Les passagers trouvent leur place, mais sans aisance particulière, surtout si le conducteur et son passager sont grands. Et le volume de coffre (430 litres) figure désormais parmi les moins généreux de la catégorie, dans laquelle la moyenne se situe plutôt autour de 500 litres (520 litres pour un 3008, voire 615 litres pour un Volkswagen Tiguan). Cependant, le plancher dudit coffre permet de le moduler et de le compartimenter. C’est mieux que rien.

 

Le volume de coffre est modulable avec deux morceaux de plancher. Mais le volume est très moyen (430 l).
Le volume de coffre est modulable avec deux morceaux de plancher. Mais le volume est très moyen (430 l).
L'habitabilité arrière est bonne, sans plus. Et à trois, on sera serrés.
L'habitabilité arrière est bonne, sans plus. Et à trois, on sera serrés.

 

Un petit 1.2 DIG-T de bonne volonté, mais limité et gourmand

Si l’esthétique extérieure évolue sensiblement, sous le capot, c’est le calme plat. Nous avons donc déjà donné notre avis sur la motorisation 1.6 dCi 130. Qui fait plutôt bien son travail. Mais cette fois-ci, place à un bloc essence, carburant qui retrouve les faveurs d’un public auquel on répète que le diesel, c’est fini… Le 1.2 DIG-T 115 est évidemment un bloc de la banque d’organes du groupe Renault-Nissan, que l’on connaît aussi sous le nom de TCe. Il s’agit donc d’un 4 cylindres de 115 ch et 190 Nm de couple, que l’on retrouve aussi bien sous les capots Nissan que Renault ou Dacia.

Essai - Nissan Qashqai 1.2 DIG-T 115 (2017) : l'atout prix

S’il fait preuve de bonne volonté, il peine comparativement aux 1.6 dCi 130. Moins coupleux, il ne permet pas des performances similaires. Il faut plutôt le comparer au 1.5 dCi 110, qui reste meilleur en reprises. En effet, ces dernières sont tout juste correctes en 6e, et même en 5e. Le 1.2 retrouve heureusement des couleurs avec les rapports inférieurs. Jusqu’en "4", on peut parler d’un certain pep’s. De quoi évoluer en ville et sur route sans difficultés majeures. Même avec 10 ch de plus, un Volkswagen Tiguan 1.4 TSI 125 est à peine plus alerte, un 3008 1.2 Puretech 130 n’est meilleur qu’en reprises. Une sensation confirmée par les chiffres : avec un 0 à 100 km/h abattu en 10,6 s., le Qashqai est véloce et bénéficie de ses premiers rapports courts (10,5 s pour le Tiguan, 10,8 s. pour le 3008), malgré un déficit de puissance. À froid, attention, les passages 1re/seconde ont tendance à craquer un peu, sauf à bien décomposer le mouvement, phénomène qui disparaît à chaud. En zone urbaine, on remarquera - ou plutôt on ne remarquera pas - le système Stop & Start, particulièrement discret. Un des meilleurs actuellement.

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Finalement, si ce bloc essence ne montre pas un brio extraordinaire, surtout en reprises, il conviendra amplement à ceux qui ne recherchent pas la performance à tout prix. Car il a d'autres qualités. Il est souple, rond, élastique, et surtout très discret. Sauf à tutoyer les hauts régimes, il se rend quasi inaudible. À vitesse stabilisée, même sur autoroute, il est tout à fait possible de tenir une conversation avec ses passagers sans hausser le ton. C’est appréciable.

Cette civilité s’accompagne malheureusement d’une propension à la boisson. Ce n’est pas une surprise, les TCe n’étant pas réputés pour leur sobriété. Nous avons relevé sur notre essai, réalisé en empruntant peu de villes, mais plutôt des voies rapides et de l’autoroute, une moyenne de 7,8 litres aux 100 km, qui monte rapidement lors des périples en ville, pour tutoyer les 9 litres. C’est beaucoup et cela dissuadera les plus gros rouleurs, qui privilégieront un diesel.

 

Un comportement dynamique

Essai - Nissan Qashqai 1.2 DIG-T 115 (2017) : l'atout prix

Côté comportement, pas de changement par rapport à précédemment. Les réglages n’ont pas évolué avec le restylage, et le Qashqai reste typé « dynamique ». Il n’a pas le moelleux d’un Tiguan ou d’un 3008. Il se rapproche d’un Ford Kuga, et fait en tout cas partie de ceux qui privilégient la tenue de route au confort. Les raccords sont avalés assez sèchement, ça trépide un peu sur mauvaise route, mais c’est aussi à mettre au débit des jantes en 19 pouces de notre finition Tekna+, et des pneus taille basse. En tout cas, la caisse est très bien maintenue, le roulis est parfaitement maîtrisé, et si c’est ferme, on ne se dit jamais non plus que c’est inconfortable. En gros, cela plaira à ceux qui conduisent et qui aiment ça, plus qu’à ceux qui se laissent conduire.

La boîte accroche légèrement au passage 1re/seconde à froid, elle est sinon agréable, sauf à tirer long, nous l'avons vu, en 5 et 6. Le freinage, lui, est mordant et puissant, stable et facilement dosable, il inspire confiance. Par contre, le train avant a une forte tendance à élargir la trajectoire sur le mouillé, mais l’ESP intervient dans une douceur remarquable. La direction est précise, mais manque de retour. Elle est un peu trop assistée pour cela. Dommage mais pas rédhibitoire non plus.

Au final, on qualifiera l’expérience au volant de cette version de sympathique. Il manque juste quelques chevaux pour se faire plaisir. Ils justifieraient une consommation trop élevée.

 

Un équipement "full"

Terminons avec l’équipement. Le restylage est l’occasion pour Nissan de proposer un nouveau haut de gamme « Tekna + » doté de tout ce qui se fait de mieux chez le constructeur. Pour 31 450 € avec le moteur essence 1.2, on dispose d’un équipement à faire pâlir un SUV de catégorie supérieure. On bénéficie par exemple des phares à LED bidirectionnels avec fonction code/phares automatique, de la caméra de recul (dont la définition est redoutablement… basse), de l’alerte de trafic arrière lors d’une sortie de stationnement en marche arrière, du parking automatique, des caméras 360°, de l’alerte de franchissement de ligne, de l’alerte de véhicule dans l’angle mort, du freinage d’urgence avec reconnaissance des piétons, de la lecture des panneaux de signalisation, des sièges avant électriques dont à mémoire pour le conducteur, des sièges avant et du pare-brise chauffants, de la sellerie cuir nappa, du système audio Bose, des jantes de 19 pouces, de la navigation sur écran tactile 7 pouces et système multimédia compatible Apple Car Play et Android Auto, du toit panoramique vitré, etc.

Essai - Nissan Qashqai 1.2 DIG-T 115 (2017) : l'atout prix
Essai - Nissan Qashqai 1.2 DIG-T 115 (2017) : l'atout prix
Essai - Nissan Qashqai 1.2 DIG-T 115 (2017) : l'atout prix

 

Une dotation plus que complète pour le prix. La concurrence est soit plus chère, soit moins équipée, soit les deux ! Dans peu de temps arrivera même un système de conduite autonome en embouteillage, mais il faudra encore de la patience.

Au final, la proposition est intéressante, sauf pour les gros rouleurs. Pour les autres, l’économie de 2 400 € réalisée par rapport à un modèle 1.5 dCi 110 compensera largement une consommation moyenne supérieure. Reste que si vous avez besoin de place, surtout dans le coffre, vous trouverez mieux chez la concurrence, pour un peu plus cher cependant à équipement équivalent.

Informations techniques

Taux d'émission de CO2 :

129 g/km - malus : 253 €

Début de commercialisation du modèle :

Juin 2017

A titre d'exemple pour la version II (2) 1.2 DIG-T 115 TEKNA+.

1,59 m1,80 m
4,39 m
  • 5 places
  • 430 l / 1585 l

  • Méca. à 6 rapports
  • Essence

Portfolio (42 photos)

Commentaires (64)

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Par

bon prix mais moteur à oublier pour transporter 4 personnes avec bagages. deja essayé et ça consomme un truc de fou et a aucune pêche dans les reprises. dépasser dur autoroute devient dangereux

Par

bon prix mais moteur à oublier pour transporter 4 personnes avec bagages. deja essayé et ça consomme un truc de fou et a aucune pêche dans les reprises. dépasser dur autoroute devient dangereux

Par

Un collègue le possède, pas de défauts majeurs en dehors d'un bon gros 8l/100 mais ça vaut pour quasiment tous les petits essence turbo. Ma sœur consomme 10l en ville avec son A3 tsi 150 dsg. Beaucoup moins sur route mais elle faisait pareille avec son ancienne 206 S16 (2.0 Essence) pas beaucoup de progrès

Par

En réponse à savoyard73000

Commentaire supprimé.

quelles sont tes sources concernant la fiabilité des véhicules du groupe Renault ?

La Nissan pulsar toujours bien classée

le Kadgar (donc très proche du quashqai) dans le top 10 de sa catégorie

Dis nous en quoi tu roules ?

Par

Pas étonnant que cela ne marche pas, les offres concurrentes sont bien meilleures. Et l'image n'a rien à voir... !

Par

"Et il se voit. On n’est pas dans du timide, à la sauce Volkswagen."

C'est vrai que le restylage apport bcp dans le cas de ce nissan qashqai ....feux légèrement redessinés , même moteurs pourris , anémiques et gourmands , même intérieur , bref au final aucun changement , non ?

Par

Allez je fais mon chieur. En ce moment un grand mandataire fait profiter de super remises et d'une offre Nissan de 1 an de garantie supplémentaire de même que 1000 € de remise supplémentaire pour les proprios d'un véhicule de la marque, sans obligation de le ramener. Le Qashqai DIG-T 115 Visia passe ainsi à 18000 €. Soit le prix d'un Duster 2 TCE 115 4X2 Prestige 2018 + malus.

Par rapport à Dacia, on perd le système de navigation (indisponible), les jantes alu 17 pouces (16 pouces acier), et la clim auto (clim manuelle). Mais on gagne 1 an de garantie supplémentaire, un freinage supérieur, 5 étoiles à EuroNCAP et une livraison plus rapide.

A méditer.

Par

en attendant le nouveau 1.3 Tce !

Par

en attendant le nouveau 1.3 Tce !

Par

En réponse à savoyard73000

Commentaire supprimé.

T'es pas loin de la vérité là.

Nissan a quand même un quashqai et Dacia fait du lowcost.

On dirait Skoda et Seat.

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