Faut-il rendre le permis de conduire plus facile ? C’est ce que veut faire la Sécurité routière
Alors qu’il existe toujours un engorgement des candidats à l’examen du permis de conduire, la Sécurité routière réfléchit à des solutions pour faciliter son obtention. Un stop glissé sans danger réel pourrait par exemple ne plus devenir un motif d’échec…

L’examen du permis de conduire est-il trop difficile en France ? D’après les chiffres officiels en tout cas, Cette épreuve a toujours un taux de réussite relativement bas : sous les 60 % depuis plus de dix ans, avec 93 % des échecs qui comportent « au moins une erreur éliminatoire ». Ce qui contribue évidemment à l’engorgement des candidatures à l’examen du permis de conduire, puisqu’il faut ajouter les personnes l’ayant déjà raté à ceux qui veulent le passer pour la première fois.
Comme le révèlent les journalistes du Figaro, la Sécurité routière est consciente de ce problème et réfléchit à des solutions pour arriver à un meilleur taux de réussite sans pour autant prendre le risque de mettre sur la route des automobilistes dangereux. C’est le principe de la « faute éliminatoire » qui est plus particulièrement passée en revue, un critère strict qui est très souvent à l’origine des échecs.
Quand est-ce que l’erreur doit être éliminatoire ?
Sur ce point, l’examen du permis de conduire français doit aussi se conformer aux usages de l’Union européenne. Une directive européenne précise en effet que les erreurs de conduite doivent être éliminatoires à l’examen lorsqu’elles entraînent un risque réel pour la sécurité des usagers de la route (y compris celle du candidat). En France, en revanche, une erreur peut-être éliminatoire par principe même sans problème de sécurité pour les autres usagers de la route. Par exemple, dans le cas d’un stop glissé en l’absence de voitures sur les voies opposées.
La sécurité routière évalue donc plusieurs solutions pour ne plus systématiquement refuser l’obtention du permis de conduire à la fin de l’examen lorsqu’une erreur a été commise par le candidat sans risque pour la sécurité. L’objectif est d’arriver à une mise en œuvre de ces solutions d’ici la fin de l’année 2026.
Toujours rien pour l’évaluation « dynamique » d’un véhicule
En revanche, il n’y a toujours rien de prévu pour l’apprentissage du comportement dynamique d’un véhicule, qui nous paraît très utile pour la sécurité routière (par exemple pour expliquer les principes de base des réactions d’un véhicule surtout sur le mouillé). Certes, cela nécessiterait d’utiliser des infrastructures dédiées à cela et donc, d’augmenter encore le coût de l’apprentissage.















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