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Le gouvernement présente ses mesures pour diminuer la pollution dans les villes

Le gouvernement présente ses mesures pour diminuer la pollution dans les villes

Les mesures de la future loi d’orientation des mobilités (LOM) ont été présentées ce vendredi par le ministère de la Transition écologique et solidaire. Au programme, développement du réseau de bornes de recharge pour booster les ventes de voitures électriques, mises en place de zones à faibles émissions ou encore incitation au covoiturage.

La circulation dans les grandes agglomérations françaises pourrait se transformer sensiblement très rapidement. C’est en tout cas le sens de l’annonce de Nicolas Hulot, ministre de la Transition écologique et solidaire, et d’Élisabeth Borne, ministre chargée des Transports, qui ont présenté vendredi 20 juillet 2018 les « engagements de l’État pour la mobilité propre et la qualité de l’air ». Plusieurs mesures qui constitueront la loi d’orientation des mobilités (LOM), en discussion à la rentrée.

Le gouvernement veut réduire la pollution dans les villes et rentrer dans les clous vis-à-vis des normes imposées par l’Europe. La voiture thermique est pointée du doigt. 2040 reste la date butoir pour la fin des ventes de voitures neuves émettant des gaz à effet de serre. D’ici là, les incitations à revoir sa façon de se déplacer vont se multiplier. Pour Élisabeth Borne, l’objectif est clair : « Il faut éviter la dépendance à la voiture individuelle dès que cela s’avère possible. La part des trajets effectués seuls doit également être divisée par deux. »

Le covoiturage est donc mis en avant. Les automobilistes embarquant au moins un passager pourront emprunter des voies réservées, également accessibles aux transports en communs et aux véhicules « à très faibles émissions ». Une expérimentation sera mise en place dès 2019.

Les véhicules électriques auraient donc le droit d’y circuler même avec un seul occupant. L’État souhaite d’ailleurs en multiplier les ventes par cinq d’ici 2022 par rapport à 2017. Il s’en est écoulé environ 31 000 cette année-là. Pour arriver à plus de 150 000 voitures électriques par an, le gouvernement s’engage à un déploiement massif des bornes de recharge. Il y en avait un peu plus de 20 000 en France, fin 2017. Le droit d’accès à une prise sera facilité dans les copropriétés, les parkings neufs ou grandement rénovés devront être pré-équipés et les entreprises permettant la recharge gratuite des voitures de ses employés seront défiscalisées.

 

 

Zones à faibles émissions : sous contrôle

 

Les employeurs pourront aussi rembourser le covoiturage ou les trajets à vélo. Car les moyens de transport alternatifs sont amenés à prendre plus de place dans des villes qui mettront en place un autre point important de ces mesures : les « zones à faibles émissions » (ZFE). À la manière des zones à circulation restreintes parisiennes ou grenobloises, tous les véhicules ne pourront plus y circuler à n’importe quelle heure. Nicolas Hulot indique qu’il faut « un dispositif souple dans un premier temps. Il reviendra aux élus de chaque commune de définir les limites de ces zones, les restrictions en termes de véhicules et en termes de plages horaires ».

Cela s’accompagnera de contrôles automatisés à l’image de Paris, où des tests seront menés en 2019 pour dissuader de tout passage prohibé. Christophe Najdovski, adjoint aux transports à la mairie de la capitale, également présent à cette conférence, explique que ce système de péage urbain est « la clé de la réussite de la baisse des émissions ». Des parkings relais seront selon lui mis en place pour laisser la possibilité de laisser son véhicule aux portes de Paris, mais contrairement aux systèmes de contrôles automatisés, aucune date n’a été donnée concernant leur sortie de terre.

D’autres mesures ont été annoncées comme un nouveau durcissement du barème du bonus/malus en 2019, l’encadrement du « cotransportage » de colis entre particuliers, ou bien la multiplication par quinze d’ici 2025 des ventes de poids lourds à faible émission en prenant pour base l’année 2017. M. Hulot rappelant au passage sa conviction pour l’hydrogène : « C’est une énergie particulièrement adaptée aux poids lourds et leur exigence de recharges rapides. L’hydrogène serait également intéressant dans le domaine du transport maritime. »

Enfin, le très attendu plan vélo, ne dévoilera tous ses secrets qu’en septembre mais il prévoit de tripler la part du deux-roues dans nos déplacements d’ici à 2024 en passant de 2,7 % à 9 %. Des aménagements en pistes cyclables devraient pour cela voir le jour.

Beaucoup d’annonces principalement axées sur les cinq prochaines années pour un plan ambitieux qui pose la question de la tenue des délais de réalisation. Les solutions de substitutions proposées à nos moyens de transport habituels suivront-elles le rythme des nouvelles restrictions imposées ? Le doute est permis. Pour rappel, cette loi d’orientation des mobilités qui devrait être votée fin 2018/début 2019, a pris du retard. Elle devait être présentée au printemps dernier.

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