Microvans : le pire de la voiture comme du camping-car ou le vrai couteau suisse ?
VANLIFE - Après les fourgons et les vans, place à leurs petits frères sur base de ludospaces. Ces engins sont censés permettre à leurs propriétaires de réunir le meilleur des deux mondes en une seule auto capable des trajets quotidiens comme des escapades en vacances. Une réelle polyvalence ou un double inconvénient ?

Tout le monde ne rêve que d’une chose : obtenir le beurre et de l’argent du beurre. Dans l’univers automobile cette recherche du graal se nomme polyvalence, et la vanlife ne fait pas exception, Du coup, constructeurs et aménageurs se démènent pour proposer des véhicules utilisables au quotidien et qui permettent d’y dormir, comme d’y manger le week-end ou durant les vacances. C’est du moins ce qu’ils prétendent.
Ces couteaux suisses, ce sont les microvans, plus petits que les vans classiques (Volkswagen California, Renault Trafic SpaceNomad ou Ford Transit Custom Nugget), plus petits aussi que les fourgons, sur base de Fiat Ducato ou de Renault Master et surtout que les très encombrants camping-cars. Mais sont-ils réellement aussi polyvalents que les catalogues des marques le laissent supposer ? Ou, au contraire, est-ce que ce ne serait que le pire des deux mondes ?
Dormir dans sa voiture, mais sans bagages
Prenons le modèle, ou plutôt les modèles, les plus connus, et les moins chers. Chez Dacia, les Jogger, Duster et Bigster disposent d’un accessoire appelé Pack Sleep. Moyennant 1 600 euros supplémentaires à la commande, ou 2 000 euros au rayon accessoires, ce dispositif permet d’y dormir (relativement bien) et se range dans le coffre en journée.
Sauf que ce système prend tout l’espace du coffre en question. Hormis sur le Bigster, dans la soute duquel, il reste 220 tous petits litres. C’est peu pour trimbaler ses affaires lors des vacances, et tout aussi peu pour faire ses courses le reste de l’année chez Leclerc. Polyvalence limitée aux conducteurs qui se contentent de leur brosse à dents, donc. Même si, à partir de 24 490 euros, il permet de circuler tous les jours grâce, notamment, à son gabarit qui n’a rien à voir avec un gros van ou fourgon, puisqu’il ne dépasse pas 4,57 m.
Les rois de la popote, qui ne veulent pas aller au resto midi et soir, devront quant à eux se rabattre sur un autre microvan, toujours de la même taille. Le Volkswagen Caddy California est certes beaucoup mieux équipé, mais aussi beaucoup plus cher, puisqu’il faut compter 44 850 euros, au minimum.

Pour ce prix, on a droit à un lit, plutôt petit puisqu’il ne dépasse pas 1,07 m de large. On est donc prié d’y dormir seul. En revanche, le coffre recèle un réchaud à gaz et quelques rangements. Il est donc, possible de l’utiliser en semaine comme le week-end si l’on voyage en solo. Mais si l’on part en famille, il va falloir s’équiper, en plus, d’une tente de toit (entre 1 500 et 5 000 euros), ou d’une tente qui s’accroche au hayon ouvert (entre 50 et 300 euros).
Mais si les constructeurs traditionnels se penchent sur le microvan, des aménageurs le font aussi, comme l’Allemand Reimo qui utilise lui aussi l’utilitaire Volkswagen Caddy. Il ajoute à l’ensemble un astucieux toit relevable qui offre un second lit, ainsi qu’un évier avec sa réserve d’eau de 48l. Des ajouts qui ont leur prix : près de 10 000 euros de plus que le Caddy California qui n’est pas, déjà, le moins cher du segment.
Un intérieur démontable ?
D’autres préfèrent à la camionnette allemande, le Ford Grand Tourneo Connect, équipé par quelques aménageurs. D’autres encore, réalisent des « box » qui permettent de transformer un simple Peugeot Rifter ou Citroen Berlingo en chambre d’un soir, avec ou sans coin cuisine. Il faut compter près de 1 000 euros pour ces accessoires qui, s’ils ne sont pas simples à monter ou à démonter, mis permettent de conserver une auto « classique » tout au long de la semaine et de la garnir le temps d’un week-end, ou des vacances.
Il est donc possible de trouver un engin parfaitement polyvalent, un deux-en-un pour le quotidien comme pour les escapades. À condition d’accepter de rouler en utilitaire tous les jours, et de ne compter que sur une habitabilité ultra-mesurée lorsque l’on part en vadrouille.















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