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Renault dévoile un nouveau plan stratégique… sans grand intérêt

Dans Economie / Politique / Industrie

Florent Ferrière

Renault vient de présenter sa feuille de route pour la période 2017/2022. Le nouveau plan du groupe se nomme "Drive the Future" et se place dans la continuité du plan "Drive the Change". Après notre suivi en direct des annonces, voici ce qu'il faut retenir.

Renault dévoile un nouveau plan stratégique… sans grand intérêt

Quasiment deux heures de présentation, neuf personnes qui se sont enchaînées au micro… et pas beaucoup de choses à retenir. Voilà qui est presque décevant pour un tel événement, très attendu car rare. Chez Renault, la dernière conférence du genre remontait à février 2011 !

Mais il y a une explication : Renault est en bonne forme, aussi bien en termes de ventes que de recettes financières. C'est donc un plan de consolidation des acquis qui a été détaillé par Carlos Ghosn et son équipe dirigeante, et non un plan de crise qui cherche à tout réinventer. On reprend les bases posées il y a six ans et on améliore un peu le tout.

Les objectifs principaux sont tout de même ambitieux. Entre 2016 et 2022, les ventes annuelles vont passer de 3,5 à 5 millions de véhicules, les revenus de 51 à 70 milliards d'euros.

Toujours la Clio en tête de gondole

Le plan Drive the Future a un côté raisonnable, puisque seulement 21 nouveaux modèles sont prévus d'ici 2022, pour tout le groupe. Petite déception : les intervenants se sont contentés de donner quelques grandes lignes et n'ont pas dit clairement à quoi correspondent les trois véhicules additionnels promis. Il n'y avait aussi pas de calendrier détaillé ou de teaser à se mettre sous la dent.

De manière précise, Renault a juste évoqué la prochaine Clio, lancée fin 2018 ou début 2019. Logique, elle reste sa star. À tel point qu'elle aura le privilège d'inaugurer, en même temps que l'Espace restylé, les avancées du groupe en matière d'aides à la conduite, avec un niveau d'autonomie de niveau 2. Cela devrait prendre la forme d'une assistance dans les embouteillages avec régulateur de vitesse adaptatif et aide au maintien dans la voie. La Clio V inaugurera la nouvelle plate-forme modulaire pour les modèles du segment B et aura des motorisations "électrifiées". Il faut sûrement comprendre par là une hybridation simple.

Pendant la période 2017/2022, le Losange va aussi revoir toute sa famille de SUV. Du côté de Dacia, on nous annonce une nouvelle famille Sandero. Cela signifie peut-être que la Logan va disparaître en Europe de l'Ouest et le break MCV rejoindre la gamme Sandero.

Mais où est Alpine ?

Alpine appartient bien au groupe, mais n'a jamais été évoqué pendant la présentation. C'est curieux pour un label qui est en pleine relance et pourrait devenir le porte-drapeau du premium Renault. Le Losange a semble-t-il voulu préserver l'image de marque d'Alpine en le mettant à distance, pour illustrer un statut à part. Il est vrai qu'il a beaucoup été question d'utilitaires et de Dacia/Lada au cours de la conférence ! Dommage, on aurait aimé en savoir plus sur les perspectives du A fléché.

Toujours plus de low-cost avec la Kwid

En toute logique, Renault va continuer à miser sur sa gamme "Access", dont le volume de ventes annuel devrait passer entre 2016 et 2022 de 1,2 à 2 millions d'unités. Le principal levier de croissance sera la Kwid, qui va avoir le droit à de nouvelles variantes de carrosserie. Mais elle n'est toujours pas prévue pour l'Europe. Renault proposera aussi un petit monospace en Inde et un SUV compact abordable en plus du Duster pour les pays émergents. La gamme de Dacia ne va en revanche pas s'élargir.

Toujours plus d'électriques

Côté véhicules branchés, le plan sera divisé en deux parties. Au cours de la première moitié, Renault va améliorer les véhicules existants. Ensuite, à partir de 2020, il proposera une nouvelle génération de voitures électriques, sur une plate-forme commune à l'Alliance. Surtout, le groupe compte faire passer l'électrique d'une activité avant-gardiste à un business de masse rentable. Son avance et la puissance de l'Alliance vont notamment lui permettre de faire baisser les coûts de développement et production. En 2022, il y aura huit voitures 100 % électriques, dont une avec une autonomie de 600 km et une conduite autonome très avancée. Renault souhaite être leader en Europe et en Chine. Là aussi, on aurait aimé en savoir plus sur les modèles en préparation. Après les citadines avec la Zoé, quelles catégories seront visées ?

Toujours plus de synergies

Renault veut profiter à plein des opportunités qu'offre l'Alliance. Plus que jamais, les grandes marques de l'ensemble franco-japonais vont partager leur savoir-faire. Un euro investi doit servir à toute l'Alliance. Par exemple, le Losange va s'appuyer sur l'expérience de Mitsubishi pour avancer dans les véhicules hybrides rechargeables. Enfin !

Toujours plus international

Les ventes en Europe étant parties pour stagner, Renault va surtout chercher à progresser en dehors du Vieux Continent. La part des immatriculations hors Europe va passer de 48 à 60 %. Renault va surtout miser sur la Chine, un pays qu'il a longtemps négligé. Ses ventes dans l'Empire du Milieu décollent enfin après l'ouverture d'une usine sur place. L'objectif est d'atteindre plus de 550 000 ventes en 2022, contre 35 000 en 2016. Sept modèles seront lancés, dont trois électriques. Le Losange misera aussi sur l'Inde et la Russie, notamment via Lada.

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