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Rien ne va plus chez Lotus

Dans Economie / Politique / Industrie

Michel Holtz

Le constructeur britannique plonge un peu plus dans la tourmente en annonçant la suppression de 40 % des effectifs de son usine d’Hethel. Des licenciements qui s’ajoutent à une première vague annoncée en avril dernier. 

Rien ne va plus chez Lotus
La Lotus Emira ne suffira pas à tirer Lotus d'un mauvais pas.

On savait le constructeur d’Hethel en grande difficulté depuis des années, mais la nouvelle tombée ce 28 août ne fait qu’enfoncer encore un peu plus le clou d’une lente et triste agonie.

Lotus a en effet annoncé la suppression de 550 emplois dans son usine anglaise, sur les 1300 que compte l’unité de production, soit 40% de ses effectifs de 1 300 salariés. Une sentence qui s’ajoute à une première charrette, au mois d’avril dernier, et qui prévoyait le départ de 270 salariés.

Lotus lâche l'Amérique, son premier marché

La cause de ces licenciements tient évidemment au manque de succès des autos, puisque seules 1274 Lotus, tous modèles confondus, ont trouvé preneurs au premier trimestre de cette année.

Des autos dont les deux électriques Emeya et Eletre, qui devaient sauver la maison n’ont, dès le départ, pas vraiment convaincu, tant la dichotomie entre l’image véhiculée par Lotus depuis sa création, une marque de petites sportives légères, et le SUV Eletre est grande. Il est vrai qu’avec 2,4 tonnes, la vision de l'automobile selon le créateur de la marque Colin Chapman est loin. 

En plus, la marque souffre d’une double peine : le peu de succès de l’EV en général et les droits de douane américains en particulier. Ses deux modèles électriques, l’Eletre et l’Emeya, fabriqués à Wuhan dans une usine Geely qui a pris le contrôle total du Britannique en 2022 ont d’autant plus de mal à s’imposer que la marque a carrément arrêté les frais aux US ou l'Eletre était distribué, depuis que les taxes se sont élevées à 100% sur les VE fabriqués dans l’empire du milieu

Reste évidemment la Lotus Emira qui, correspond, peu ou prou, à ce que l’on attend d’une Lotus. C’est le dernier modèle complètement thermique et le dernier fabriqué à Hethel. La marque en a vendu un peu plus de 5 000 l’an passé, ce qui n’est pas franchement un mauvais score. Mais il n’est pas suffisant pour assurer la viabilité de l’entreprise.

L'hybride rechargeable à la rescousse

Pour autant, Lotus ne s’avoue pas vaincu. Et son propriétaire devrait présenter prochainement une version hybride rechargeable de l’Eletre et de l’Emeya alors que dans un premier temps, seule une version électrique à prolongateur d’autonomie était dans les tablettes.

D’ici là, Lotus doit composer avec des pertes de 183 millions de dollars au premier trimestre. Des pertes qui sont néanmoins en baisse puisque l’an passé, elles s’établissaient à 258 millions. Reste que la dette abyssale contractée au cours des derniers exercices atteint désormais près de 3,3 milliards de dollars. De quoi assombrir quelques peu l’horizon dans la petite ville du Norfolk.

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