
Stellantis et Jaguar-Land Rover annoncent la signature d’un protocole d’accord visant à « travailler sur des synergies ». Pour quels produits ?

Stellantis et Jaguar-Land Rover annoncent la signature d’un protocole d’accord visant à « travailler sur des synergies ». Pour quels produits ?

Alors que l’Europe s’apprête à valider les contours d’une nouvelle catégorie de kei-cars made in UE, à la fois électriques et low cost, le groupe franco-italo-américain commence à abattre ses cartes et c’est Citroën qui, en ressuscitant son icône, pourrait s’emparer du projet. Mais Fiat pousse également ses pions pour rester dans la course de l’électrique à 15 000 euros.

La volonté de Bruxelles de mettre sur le marché des petites autos à batterie à moins de 15 000 euros semble reçue cinq sur cinq par les constructeurs. Après la future Dacia Hipster, Stellantis réplique avec sa mini-auto tout simplement baptisée « E-Car » qui verra le jour dans deux ans. Pour autant, les deux groupes ne soutiennent pas l’UE dans toutes leurs décisions.

Le groupe occidental et Dongfeng viennent de sceller un nouvel accord stratégique à un milliard d’euros pour relancer leurs activités à Wuhan. En ne misant que 130 millions d’euros dans la corbeille, le groupe américano-italo-français s’offre un retour à moindres frais sur le premier marché mondial. Mais derrière ce « coup » financier et l’annonce de nouveaux modèles Peugeot et Jeep, reste la question des relations de plus en plus étroites entre la galaxie aux 14 marques et les constructeurs chinois

Le groupe Stellantis serait en négociation avec deux constructeurs automobiles chinois pour leur déléguer le développement technique d’une nouvelle voiture de luxe électrifiée, vendue chez nous sous le badge Maserati et simplement « habillée » par les designers de la marque au trident. Une telle stratégie nous paraît absolument inconcevable compte tenu de l’histoire récente de Maserati.

Alors que le groupe franco-américano-italien peine à faire tourner ses usines européennes à plein régime, l’ombre de la Chine plane au-dessus de lui. Après Leapmotor, Byd avance ses pions avec une ambition claire : racheter plutôt que partager. Entre la volonté de sa patronne Stella Li de s’offrir des capacités de production prêtes à l’emploi et son intérêt affiché pour le prestige de Maserati, Stellantis joue une partition serrée, à quelques jours de l’annonce de son plan stratégique crucial.

Alors que les robots-taxis américains et chinois se déploient, l’Europe semble rangée sur le bas-côté. Un rapport cinglant du Haut-Commissariat à la stratégie et au plan dénonce un retard d’abord réglementaire, puis technologique, abyssal, au point d’évoquer une colonisation imminente de notre continent par les géants étrangers. Le réveil sera-t-il trop tardif pour sauver notre souveraineté industrielle ?

Stellantis confirme qu’il préfère utiliser la technologie de son partenaire chinois Leapmotor pour concevoir au moins un futur SUV électrique Opel et veut aussi lui vendre indirectement l’une de ses usines espagnoles. L’industrie automobile européenne peut-elle conserver son expertise avec de telles stratégies ?

Fin 2028, les chaînes de montage de l'usine historique des Yvelines s'arrêteront définitivement. L'occasion pour Caradisiac de revenir sur une saga débutée en 1938.

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Après une domination de la partie française de Stellantis du temps de Carlos Tavares, les Italiens du groupe sont en train de reprendre le dessus sur les moteurs. Les futures Peugeot, Citroën et autres DS devraient embarqueront-elles des moteurs d’origine Fiat au lieu de celui qu’on appelait anciennement « Puretech » ? Une chose est sûre : le « Turbo » français n’est pas encore mort.
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