Peugeot se bat pour proposer " de vraies Peugeot " aux Chinois (et ça coince)
Lors du dernier salon de Pékin, Peugeot a créé la surprise, pour nous les Européens du moins, en présentant deux concepts inédits. Des modèles qui deviendront réalité grâce au partenariat avec Dongfeng, mais la temporalité de chaque firme ne semble pas la même.

Fin avril, au salon de Pékin, deux concepts inattendus nous ont particulièrement intéressés, et pour cause, puisqu’ils arborent le Lion de Peugeot. Le premier, Concept 6, est un long break de chasse aux lignes sportives, mais fluides. Le second, Concept 8, s’apparente à un grand SUV à la partie arrière fuyante.
Si le lien entre Peugeot et Dongfeng n’est pas nouveau (elle a débuté dans les années 90), ces deux concepts sont les premiers fruits d’un nouvel accord stratégique afin de relancer leurs activités à Wuhan.
Pour le moment, aucune date de lancement n’est avancée, mais les deux marques ne semblent pas vouloir avancer au même rythme. Pour le patron français, « nos partenaires chinois souhaitent commercialiser rapidement les nouveaux modèles ». Une volonté qui n’a rien d’étonnant à la vue du développement phénoménal de leur industrie automobile ces dernières années.
Seulement, le rythme voulu n’est pas le même pour M. Favey : « Nous voulons prendre notre temps afin de nous assurer qu’il s’agit de véritables Peugeot, très différentes de ce que font habituellement les marques chinoises ». Se différencier et assurer une bonne mise au point de ces modèles est louable, mais la pression de la part de Dongfeng pourrait être plus forte. L’avenir nous le dira. Pour Peugeot, cette alliance est un moyen de revenir sur le marché chinois, le premier au monde, même s’il est en baisse de régime.
Stellantis de plus en plus ami avec les Chinois
Si Stellantis veut s’attaquer au marché chinois via la marque Peugeot, il fait aussi en sorte de faire entrer certains constructeurs sur notre continent. Leapmotor, l’autre partenaire du groupe, compte produire quatre modèles dans l’usine de Saragosse, en Espagne. Une façon pour la firme chinoise de contourner les droits de douane.
Du côté du site de Rennes-La Janais en Bretagne, un partage entre le Citroën C5 Aircross et un modèle Dongfeng est à l’ordre du jour. Visiblement, la colocation touche désormais les sites industriels.


















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