
Fin 2028, les chaînes de montage de l'usine historique des Yvelines s'arrêteront définitivement. L'occasion pour Caradisiac de revenir sur une saga débutée en 1938.

Fin 2028, les chaînes de montage de l'usine historique des Yvelines s'arrêteront définitivement. L'occasion pour Caradisiac de revenir sur une saga débutée en 1938.

, mis à jour 111
Après une domination de la partie française de Stellantis du temps de Carlos Tavares, les Italiens du groupe sont en train de reprendre le dessus sur les moteurs. Les futures Peugeot, Citroën et autres DS devraient embarqueront-elles des moteurs d’origine Fiat au lieu de celui qu’on appelait anciennement « Puretech » ? Une chose est sûre : le « Turbo » français n’est pas encore mort.

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Après avoir essuyé la perte la plus lourde de l’histoire économique française en 2025, Stellantis semble enfin sortir de la tempête, même si l'accalmie n'est pas encore définitive. Entre un chèque surprise de 400 millions de dollars tombé du ciel américain, le retour pragmatique aux moteurs thermiques, le retour en grâce de Jeep et Ram et le projet d’ouvrir les usines françaises aux constructeurs chinois, Antonio Filosa abat ses premières cartes pour redresser le géant

Les deux partenaires pourraient renforcer leur synergie jusqu’à développer de futures plateformes en commun. Des châssis Leapmotor pour votre future Peugeot ou Citroën ? L’idée est en cours de réflexion.

La participation de Stellantis dans Leapmotor ne l’empêche pas de travailler avec d’autres groupes automobiles chinois. Alors que le groupe vient d’annoncer une nouvelle collaboration avec Dongfeng, on apprend qu’il pourrait aussi céder quatre usines européennes à ce dernier. Dont celle de La Janais près de Rennes ou est assemblé le nouveau Citroën C5 Aircross, ce qui paraît très surprenant.

La nouvelle direction de Stellantis aurait décidé de ne plus traiter de la même façon toutes ses nombreuses marques : les quatre jugées les plus importantes bénéficieront d’une attention maximale, alors que les autres passeront au second plan (voire carrément tout au fond).

Alors que le salon international de l’automobile de Pékin bat son plein, les constructeurs de l’Empire du Milieu poursuivent leur patiente conquête sur le marché des flottes automobiles. Entre pragmatisme économique et virage industriel européen, ces "néoconstructeurs" s’imposent peu à peu comme une alternative incontournable pour des gestionnaires de parcs.

Le marché automobile s’offre un redémarrage inattendu au premier trimestre. Tesla, malmené en 2025, renaît de ses cendres et Renault surfe sur le succès de la R5 et les bons débuts de la Clio, alors que Dacia est plombée par une envolée des prix et des couacs logistiques. Malgré le suspense maintenu par Stellantis, les autres constructeurs sortent-ils enfin la tête de l’eau ?

Lors de la présentation officielle des résultats financiers du premier trimestre, la directrice générale d’OPmobility a rappelé combien l’accueil des constructeurs chinois sur le sol européen est devenu une nécessité pour préserver un tissu industriel en surcapacité. Un point de vue partagé par nombre d’équipementiers.

C’est la fin d’une époque pour l’usine historique des Yvelines. Fin 2028, les chaînes de montage s'arrêteront définitivement, scellant le sort des DS 3 et Opel Mokka aux ventes bien médiocres. Mais Stellantis ne rend pas les clés pour autant : le groupe injecte 100 millions d’euros pour transformer le site en centre géant de recyclage et de pièces détachées. Entre départs en retraite et reconversions vers l'économie circulaire, on assiste à une mutation industrielle qui ne dit pas son nom.
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