Une rarissime Mercedes 300 SL Papillon, retrouvée sous la poussière d’un parking parisien, en vente à Rétromobile !
Pour cette édition 2026 de Rétromobile, Artcurial présentera aux enchères une Mercedes-Benz 300 SL Papillon de 34 000 km, jamais restaurée ni démontée ou repeinte, pourvue de la totalité des options sport d’époque et… d’une séduisante robe de poussière !

La poussière, ça intrigue, et ça fait vendre… Surtout depuis les enchères de la collection Baillon en 2015. Et cette Mercedes 300 Sl Papillon n’en manque pas. Une poussière qui cache un modèle désirable, et pour cause : celui-ci fait partie des 30 exemplaires livrés en France (sur les 1 400 exemplaires produits) plus précisément à Paris en 1956.
Surtout, il est doté de toutes les options sportives de l’époque, en l’occurrence celles qui équipaient d’office les 29 modèles « tout alu », à savoir la version NSL (pour « Nockenwelle Sport Leicht » qui indique un arbre à cames plus sportif) du 6 cylindres en ligne 3.0 qui permet de passer de 215 à 230 voire 240 ch, les jantes Rudge à écrou central, ainsi que les suspensions revues.

Un modèle extrêmement rare selon Matthieu Lamoure, en charge de la vente lors de la prochaine édition du salon Rétromobile, qui se tiendra du 28 janvier au 1er février 2026 au parc des expositions de la porte de Versailles, à Paris (75015). Contacté par téléphone, le célèbre commissaire-priseur d’Artcurial nous indique qu’une telle dotation en sortie d’usine concerne seulement 60 exemplaires, la teinte grise « Graphit Graü » exactement 106, et que… ce Papillon est sans doute le dernier exemplaire 100 % d’origine au monde !
Plus exceptionnel encore, l’auto n’a parcouru que 34 000 km, dispose encore de ses plaques d’immatriculation d’origine, et n’a jamais été touchée pour autre chose que les entretiens : « tous les numéros des éléments, y compris les mieux cachés de la mécanique, correspondent, tandis que nos mesures de peinture témoignent du fait qu’aucun panneau de carrosserie n’a été repeint », se réjouit l’expert. Enfin, l’Allemande a conservé tous ses accessoires, notamment sa valise et sa trousse à outils.

Revenue au point de départ après ses changements de propriétaires !
L’histoire même de la voiture est fascinante. Elle est donc livrée neuve à Paris en 1956 à Claude Foussier, premier importateur Coca-Cola en Europe et athlète olympique multimédaillé en tir sportif. En 1961, elle est acquise par Jean Piger, son deuxième propriétaire qui la conservera jusqu’en 2014, soit plus de cinquante ans. Lors de sa sortie de grange après onze années d’immobilisation, quelques gestes simples suffisent à la remettre en route.
Après un passage en Allemagne où elle est conservée telle une œuvre d’art sans être nettoyée, elle revient à Paris. Et c’est là que l’histoire est incroyable : après des recherches auprès de la Préfecture de Paris, Artcurial découvre que le détenteur actuel de la voiture vit à la même adresse que Claude Foussier, le tout premier propriétaire, soit au 2 boulevard Suchet du 16e arrondissement de Paris !

Oui, cette 300 SL est revenue dans le garage où elle dormait au quotidien de 1956 à 1961. Un concours de circonstances difficile à imaginer. Matthieu Lamoure fut d’autant plus ému par la découverte de l’auto qu’il la connaissait déjà : « en fait, j’avais rencontré le précédent propriétaire il y a une vingtaine d’années, à mes débuts, et avais tenté de le convaincre de la vendre aux enchères… en vain ! » Cela dit, l’auto vaut assurément plus d’argent actuellement, l’expert estimant son prix entre 2 et 5 millions d’euros…

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