Dacia: des chiffres de ventes en trompe-l'oeil
Avec une baisse de près de 18 % des immatriculations début 2026, Dacia semble marquer le pas. Pourtant, les carnets de commandes affichent une croissance à deux chiffres. Entre tempêtes au large de Gibraltar, retards de livraison et envolée des prix de la Sandero, le patron de la marque en France s'explique sur ce début d'année en trompe-l'œil et annonce une contre-attaque imminente.

Début d’année difficile pour les immatriculations de Dacia en France, avec une baisse de 17,8% au premier trimestre dans un marché à -2,1% "seulement". Est-ce à dire que la marque ne séduit plus? C’est tout le contraire à en croire Olivier Mornet, patron de Dacia France, qui assure à Caradisiac que ces difficultés ne sont que conjoncturelles, et notamment liées à la tempête qui a perturbé le trafic dans le détroit de Gibraltar pendant une dizaine de jours fin janvier-début février, retardant d’autant les livraisons et immatriculations des Dacia fabriquées au Maroc (et notamment la Sandero, l’un des véhicules favoris des Français : n°3 des immatriculations au premier trimestre). "Et dans le même temps, une partie de la gamme est en plein renouvellement, avec notamment la Sandero remodelée et de nouveaux moteurs et boîtes de vitesses. Mais je vous rassure : pendant qu’on était en retard sur les livraisons, les carnets de commandes connaissaient une croissance à deux chiffres. J’annonce déjà un gros succès des motorisations Eco-G 120 sur Sandero, mais aussi G150 4x4 sur Duster et Bigster. Notre part de marché s’établit à environ 8,5% en mars, ce qui correspond à notre objectif. Nous sommes en avance sur les commandes, et le deuxième trimestre sera meilleur que le premier."

Tout ne va pas si mal chez Dacia France, donc, après un exercice 2025 marqué par quelques difficultés pour la marque à l’échelle européenne. Or, la franche réussite à laquelle Dacia a habitué les observateurs ces dernières années rend d’autant plus inquiétant tout signe de faiblesse.
De même, interrogé sur les possibles effets possiblement délétères de la hausse des tarifs observée chez la marque roumaine - +37% pour le prix catalogue de la Sandero entre 2020 et 2024 (!) - Olivier Mornet reconnaît qu’il s’agit d’une "bonne question" mais assure que ladite hausse correspond surtout aux équipements rajoutés dans les voitures au fil du temps : "le bon prix, c’est celui qui garantit une bonne valeur résiduelle." Et il est vrai que sur ce point, les Dacia figurent parmi les voitures bénéficiant de la meilleure tenue sur le marché de l’occasion. Ce qui contribue aussi à expliquer un taux de fidélité de 82%, contre 50% environ pour l’ensemble du marché (chiffres AAA Data)


















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