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Essai - DS 7 Crossback BlueHdi 130 : que vaut la version d'accès ?

Dans Nouveautés / Nouveaux modèles

Le SUV français s’offre les services d’une modeste motorisation diesel de 130 ch, qui plus est en boîte mécanique. Sur le papier, la proposition est éloignée de l’univers premium qu’il revendique. Pourtant, au regard du contexte actuel, l’idée est pertinente.

Essai - DS 7 Crossback BlueHdi 130 : que vaut la version d'accès ?

En bref 

A partir de 31 200 €

Modèle d’accès de gamme

Neutre au malus

Le DS 7 Crossback est en train de remporter son pari. Le SUV, premier modèle développé 100% en interne par la dernière marque du groupe PSA, se devait d’allumer la mèche qui devrait faire (enfin) décoller les ventes de DS à la peine depuis sa naissance en 2014. On est encore loin de l’explosion mais la tendance est encourageante sur le Vieux Continent où DS a déjà écoulé un peu plus de 10 000 exemplaires en 6 mois de commercialisation, d’autant qu’il sera rejoint au printemps par le très attendu et plus accessible DS 3 Crossback.

Avec ses 4,57 m de long, le français se place à cheval entre deux catégories, celles des SUV compacts (Audi Q3, BMW X1) et familiaux (Audi Q5, BMW X3). Les tarifs, eux, restent « compétitifs » pour le marché premium et davantage avec la motorisation BlueHdi 130 à l’essai, qui fait office d’entrée de gamme (à partir de 31 200 €). Face aux V6 et 4 cylindres surpuissants de la concurrence, cette petite mécanique fait pâle figure. Pourtant, l’idée n’est pas dénuée d’intérêt car à notre époque où la fiscalité et la réglementation pénalisent les moteurs puissants, les constructeurs - premium comme généralistes - ont remarqué que désormais en concession, l’équipement, la connectivité et le confort priment aux yeux du client.

Essai - DS 7 Crossback BlueHdi 130 : que vaut la version d'accès ?
Essai - DS 7 Crossback BlueHdi 130 : que vaut la version d'accès ?

Des aspects que DS n’a pas mis de côté pour son entrée de gamme. Le BlueHdi 130 est en effet compatible avec de gros niveaux de finition comme c’est le cas ici, avec le niveau Performance Line+ facturé 40 500 €. En effet, si extérieurement le design du DS 7 Crossback prête à discussion, l’habitacle, lui, met tout le monde d’accord.

Essai - DS 7 Crossback BlueHdi 130 : que vaut la version d'accès ?

La présentation flatteuse est servie par des matériaux de qualité. Pour ce prix, le client a droit à des sièges et une planche de bord habillés d’Alcantara, une montre rotative BRM et un grand écran tactile regroupant toute la connectivité actuelle. DS soigne l’ensemble des passagers avec à l’avant une assise de siège qui se déploie et à l’arrière de l’espace aux jambes et des dossiers de sièges inclinables électriquement. Côté standing, le DS 7 Crossback tient la corde face à ses concurrents premium pour plusieurs milliers d’euros de moins. Les aspects pratiques ne sont pas mis de côté avec de nombreux rangements et un volume de coffre très correct pour la catégorie, débutant à 555 litres, soit l’équivalent d’un Audi Q5. C’est un détail, mais l’on regrette que la commande de lève-vitres électrique soit placée à côté du levier de vitesses, ce qui réclame un très gros temps d’adaptation.

Essai - DS 7 Crossback BlueHdi 130 : que vaut la version d'accès ?

Cette version d’accès, comme son nom l’indique, a pour but d’offrir un prix compétitif (à partir de 31 200 €) pour séduire les particuliers mais surtout les professionnels qui représentent une majorité sur ce marché. Rappelons que ces derniers sont soumis à une fiscalité (TVS : taxe sur les véhicules de société) indexée sur les émissions de CO2. Et le BlueHdi 130, qui se place dans la zone neutre du malus avec seulement 107 g de CO2/km, s’avère compétitif en attendant le renfort d’une motorisation hybride rechargeable dans le courant de l’année 2019. Il a en prime le bon goût de se montrer sobre avec une consommation moyenne de 6,1 l/100 km relevée durant notre essai.

Ce blueHdi est économe, certes, mais pas au détriment des « performances ». Vous n’affolerez pas les chronos c’est certain, mais en ville et sur route, le 4 cylindres répond présent. Son silence de fonctionnement et sa grande élasticité suffisent amplement à animer ce SUV de bonne taille. La mission se complique légèrement sur les grands axes où son manque de coffre invite à tomber un rapport, mais dans l’ensemble rien de frustrant si votre style de conduite est celui d’un bon père de famille. Enfin, cette version peut être associée à une boîte auto à 8 rapports en option (1 200 €).

Le châssis est une réussite qui met en exergue le confort. La qualité de l’amortissement - ici des suspensions de base non pilotées - démontre le savoir-faire technique du groupe en la matière. Le DS 7 Crossback ne prend pas de gîte en virage, filtre efficacement sur les revêtements exigeants et enroule les trajectoires au doigt et à l’œil. Les occupants voyagent dans un vrai cocon à l’isolation phonique soignée, dans la mouvance du dernier Volvo XC60.

Informations techniques

Taux d'émission de CO2 :

107 g/km - bonus : 0 €

Début de commercialisation du modèle :

Octobre 2017

A titre d'exemple pour la version 1.5 BLUEHDI 130 PERFORMANCE LINE +.

1,62 m1,89 m
4,57 m
  •  5 places
  •  555 l / 1752 l

  •  Méca. à 6 rapports
  •  Diesel

Portfolio (25 photos)

Mots clés :

En savoir plus sur : Ds Ds 7 Crossback

Commentaires (121)

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Le soucis quand on veut se positionner comme premium c'est justement de ne PAS descendre en gamme.

DS pouerra devenir la mlarque des entrée de gamme....mais la marque s'auto dévalorise avec ce genre d'initiative.

Par

C'est quand même dommage que le journaliste Caradisiac ne prenne même pas la peine de cliquer sur l'onglet d'à-côté du site de son employeur, appelé "forum-auto", et ne pipe pas mot des 51 pages (au jour d'écriture de ce commentaire) qu'on y trouve concernant toutes les défaillances techniques, les finitions pourries, les bugs électroniques en tout genre qui ont totalement douché l'enthousiasme de la plupart des acheteurs des premiers DS7.

Bref, c'est du publi-reportage et certainement pas du journalisme objectif. La moindre des choses d'un "premium" c'est d'offrir une fiabilité des prestations au moins digne des voitures "non premium". Avec le DS7, on en est TRÈS loin. Cette voiture est la preuve parfaite de la déshérence fantastique de l'industrie française : un encadrement (top management) composé uniquement de commerciaux, marketeux sortis d'HEC & co. et non plus d'ingénieurs et des ouvriers totalement désabusés sur leurs chaînes de montage, qui encaissent plans sociaux sur plans sociaux, délocalisations sur délocalisations, alors qu'ils ont la productivité la plus haute du monde.

Bref, n'achetez pas ce DS7, déjà pour éviter les innombrables problèmes de fiabilité qui vous tomberont sur la tête, mais aussi pour que nos PSA et autres Renault remettent en question leurs modèles économiques et de management qui les conduisent, une fois de plus, tout droit vers la catastrophe. Renault a au moins l'avantage d'avoir su garder Dacia dans son esprit originel et d'avoir fait alliance avec Nissan, pas par hasard que les japonais, au bout de 10 ans de collaboration active désormais, cherchent à se barrer en mettant la tête de Ghosn à prix. Ils ont compris leur erreur...

Par

aie ça va faire mal à l'égo du conducteur de premioume quand il se fera déposer par le cousin c5 aircross avec la même motorisation

Par

En réponse à anneaux nîmes.

Le soucis quand on veut se positionner comme premium c'est justement de ne PAS descendre en gamme.

DS pouerra devenir la mlarque des entrée de gamme....mais la marque s'auto dévalorise avec ce genre d'initiative.

bah, y a(vait) bien des mercedes avec un moteur renault diesel de moins de 130cv, sans que ça n'ait vraiment impacté l'image de la marque à l'étoile.

en revanche, faut tout de même éviter les moteurs poussifs.

après, pour ma part, une caisse premium, c'est de l'essence, pas du gasole qui pue lors du passage à la pompe.

Par

à propos de la commande de lève-vitres à côté de la boite de vitesse, je ne vois pas en quoi c'est un problème.

sur ma saxo, c'est comme ça et à l'usage, c'est bien plus pratique que la commande positionnée à gauche comme sur ma c3.

en effet, par défaut, je tiens toujours le volant au minimum avec la main gauche et utile ma main droite pour la boite de vitesse. donc, pour ouvrir la vitre, j'utilise cette même main droite.

avec la c3, je suis obligé de changer de main pour le volant et c'est désagréable car je suis moins habitué ce qui génère moins de precision dans la conduite. :bah:

Par

Ho! un essai avec un moteur diesel, sa fait longtemps, et puis 130 bourrins pour faire avancer ce gros pachiderme, quelle pied sa doit être!! :lol:

Par

En réponse à bdfan

C'est quand même dommage que le journaliste Caradisiac ne prenne même pas la peine de cliquer sur l'onglet d'à-côté du site de son employeur, appelé "forum-auto", et ne pipe pas mot des 51 pages (au jour d'écriture de ce commentaire) qu'on y trouve concernant toutes les défaillances techniques, les finitions pourries, les bugs électroniques en tout genre qui ont totalement douché l'enthousiasme de la plupart des acheteurs des premiers DS7.

Bref, c'est du publi-reportage et certainement pas du journalisme objectif. La moindre des choses d'un "premium" c'est d'offrir une fiabilité des prestations au moins digne des voitures "non premium". Avec le DS7, on en est TRÈS loin. Cette voiture est la preuve parfaite de la déshérence fantastique de l'industrie française : un encadrement (top management) composé uniquement de commerciaux, marketeux sortis d'HEC & co. et non plus d'ingénieurs et des ouvriers totalement désabusés sur leurs chaînes de montage, qui encaissent plans sociaux sur plans sociaux, délocalisations sur délocalisations, alors qu'ils ont la productivité la plus haute du monde.

Bref, n'achetez pas ce DS7, déjà pour éviter les innombrables problèmes de fiabilité qui vous tomberont sur la tête, mais aussi pour que nos PSA et autres Renault remettent en question leurs modèles économiques et de management qui les conduisent, une fois de plus, tout droit vers la catastrophe. Renault a au moins l'avantage d'avoir su garder Dacia dans son esprit originel et d'avoir fait alliance avec Nissan, pas par hasard que les japonais, au bout de 10 ans de collaboration active désormais, cherchent à se barrer en mettant la tête de Ghosn à prix. Ils ont compris leur erreur...

ben dans ce cas, pourquoi Toyota sous-traite-t-il ses utilitaires à PSA?

pour le plaisir de proposer des utilitaires pourris à ses clients, donc, selon toi? :bah:

Par

en dessous de 14 pour une marque française

OMG que se passe t'il chez cara ?!

Par

Vous prétendez essayer le DS7 d'entrée de gamme, mais vous nous présentez une finition Performance Line, qui est un milieu de gamme ! Evidemment que ça présente donc plutôt bien !

Pourquoi ne parlez-vous pas de la vraie finition d'entrée de gamme (Chic), avec ses petites jantes 17 pouces et pneus à flancs hauts, son petit écran tactile mal intégré, ses compteurs à aiguilles, ses sièges en tissu et un superbe cache en plastique laqué noir à la place de la montre BRM ?

Cet essai est donc à la limite de la désinformation...

Par

En réponse à mynameisfedo

ben dans ce cas, pourquoi Toyota sous-traite-t-il ses utilitaires à PSA?

pour le plaisir de proposer des utilitaires pourris à ses clients, donc, selon toi? :bah:

Parce que Toyota n'en a rien à foutre des utilitaires qu'il vend en Europe ? Ceux vendus en Asie / Pacifique ou aux USA sont justement des Toyota pur jus (ou des produits en commun avec Isuzu, ce qui revient à peu près au même niveau fiabilité et qualité).

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