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Essai – Renault Twingo Electric : enfin une petite sœur pour la Zoé !

21 350 €, c'est la somme que vous avez à verser à Renault pour devenir propriétaire de la Twingo Electric, ce qui en fait la voiture électrique la moins chère proposée sur le marché français actuellement juste devant la Skoda Citigo e iV à 21 600 € et en attendant la Dacia Spring promise à moins de 10 000 € bonus déduit. Mais en a-t-on tout de même pour son argent ? C'est la question à laquelle nous nous devons de répondre avec ce premier essai.

Essai – Renault Twingo Electric : enfin une petite sœur pour la Zoé !

En bref

À partir de 21 350 €

190 km d'autonomie WLTP

81 ch

La Renault Twingo de troisième génération n'est pas un perdreau de l'année puisqu'elle est sortie en 2014 et a même été restylée l'année dernière mais ça ne l'empêche pas d'être de loin la meilleure vente – et de loin – dans la catégorie des petites citadines. Cette dernière connaît toutefois depuis quelques années une mutation motivée par des restrictions toujours plus sévères en milieu urbain et des quotas d'émissions de CO2 à satisfaire. Les constructeurs migrent en effet petit à petit vers des motorisations électriques, le groupe Volkswagen en tête avec ses e-Up!, Skoda Citigo e iV et Seat Mii Electric. La marque au losange ne pouvant pas ne pas faire partie de ce nouvel élan, elle offre donc désormais une motorisation électrique sur son plus petit modèle qui conserve tout de même, elle, son offre thermique avec le 1.0 SCe en 65 et 75 ch ainsi que le 0.9 TCe de 95 ch.

Esthétiquement, rien ne distingue la Twingo Electric de ses soeurs thermiques.
Esthétiquement, rien ne distingue la Twingo Electric de ses soeurs thermiques.

Il faut dire que, avec ses mises à jour successives qui ont notamment fait passer la capacité de sa batterie de 22 kWh, à sa sortie en 2013, à 50 kWh depuis l'année dernière, la Zoé a laissé peu à peu la place à une petite sœur sans craindre de se faire vampiriser. Et Renault avait eu le nez creux puisque la plateforme de la Twingo a été développée pour recevoir une telle version dont profite d'ailleurs depuis 2017 la Smart Forfour avec qui elle la partage. La française reprend d'ailleurs le moteur de sa cousine allemande, un synchrone à rotor bobiné développant 81 ch et 160 Nm dérivé de celui de la Zoé, ce qui lui permet d'effectuer le 0 à 100 km/h en 12,9 s, soit deux dixièmes de moins que la version thermique de 95 ch avec la boîte double embrayage à six rapports EDC.

Cependant, Renault a emprunté un chemin différent de Smart pour la batterie lithium ion, préférant une unité de 22 kWh refroidie par eau en provenance de LG plutôt que celle de 17,5 kWh fournie par Deutsche Accumotive, une filiale de Daimler. Avec un tel réservoir d'ions, la Twingo Electric peut, selon la norme WLTP, effectuer 190 km en une seule charge en conditions mixtes et jusqu'à 270 km en cycle urbain. Des chiffres plutôt modestes en 2020. Pour la recharge, la Twingo fait l'impasse sur la charge en courant continu, ce qui ne s'impose de toute façon pas forcément sur une citadine, mais peut encaisser de série jusqu'à 22 kW en courant alternatif, l'une des plus grosses puissances disponibles aujourd'hui toutes catégories confondues et que l'on retrouve sur 75 % des infrastructures.

Temps de charge de la Renault Twingo Electric selon le type de source

 Type de source  Temps

Prise domestique 2,3 kW (monophasée 10A) (0 à 100 %)

15 heures

Prise Green'Up / Wallbox 3,7 kW (monophasée 16A) (0 à 100 %)

8 heures et 30 minutes

Wallbox 7,4 kW (monophasée 32A) (0 à 100 %)

4 heures

Borne 11 kW (triphasée 16A) (0 à 80 %)

2 heures et 10 minutes

Borne 22 kW (triphasée 32 A) (0 à 80 %)

1 heure

Esthétiquement, outre les badges, la Renault Twingo Electric ne se distingue à l'extérieur que par quelques petites touches de bleu supplémentaires, comme le stripping latéral, le cerclage du cabochon des jantes ou les inserts dans la calandre en finition Intens. À l’intérieur, une fois franchis les seuils de porte spécifiques, c'est identique aux versions thermiques mais l'équipement est plus riche avec de série climatisation automatique, système multimédia Easy Link avec écran tactile de 7 pouces, Android Auto et Apple CarPlay en finition Zen, aide au parking arrière avec caméra de recul, navigation et sièges avant chauffants en finition Intens. Avec une implantation des batteries sous les sièges avant, l'habitabilité est préservée et fort heureusement puisque la place est comptée à l'arrière. Le coffre, quant à lui, se montre plutôt bien placé dans la catégorie, offrant de 210 à 980 litres.

Essai – Renault Twingo Electric : enfin une petite sœur pour la Zoé !
Essai – Renault Twingo Electric : enfin une petite sœur pour la Zoé !

La place à l'arrière et le volume de coffre sont convenables pour la catégorie mais dommage que le câble de recharge ne dispose pas d'un emplacement dédié.

Une fois derrière le volant, on retrouve la position de conduite caractéristique de la Twingo qui est loin de faire l'unanimité, surtout parmi les plus grands qui lui reprochent une assise beaucoup trop haute, avec de plus les pieds relevés, et un volant beaucoup trop bas. Mais la citadine se rattrape par sa maniabilité extraordinaire en milieu urbain, le moteur arrière et donc la propulsion autorisant un diamètre de braquage extrêmement réduit de 8,6 m entre trottoirs, et cela se marie particulièrement avec le couple instantané du moteur électrique permettant de s'extraire facilement du trafic quand le feu passe au vert, les 169 kg de plus que la version TCe 95 EDC, à 1 168 kg, étant totalement occultés par les 30 Nm supplémentaires du couple disponibles immédiatement. L'amortissement se montre plutôt ferme, un avantage pour la stabilité lors des changements de direction mais cela occasionne quelques vibrations retransmises dans l'habitacle dans les rues pavées ou sur les routes au revêtement fatigué. Le moteur offre suffisamment de pêche pour s'insérer aisément sur les voies rapides et ce n'est finalement qu'à vitesses autoroutières qu'il commence à se montrer ses limites dans les relances.

La planche de bord est fun et bien conçue, dommage que certains plastiques soient si peu qualitatifs.
La planche de bord est fun et bien conçue, dommage que certains plastiques soient si peu qualitatifs.

La Twingo Electric offre un mode de conduite Eco qui permet de faire passer l'autonomie WLTP de 190 à 225 km en réduisant le couple et la vitesse maxi à 100 km/h, ainsi qu'une position B quand on bascule latéralement son levier de vitesses depuis le D, à l'instar de la dernière version ZE50 de la Zoé, et qui augmente le freinage du système régénératif. Mais la petite sœur va plus loin en permettant de jongler via des impulsions longitudinales entre trois niveaux, B1, B2 et B3. Cependant, à l'utilisation, les puissances proposées en dessous de 100 km/h ne se révèlent pas satisfaisantes. Pour commencer, Renault a fait le choix étrange de rendre identique en tout point D et B2, avec une décélération commune de 0,9 m/s². Ensuite, B1, à 0,50 m/s², est loin d'une vraie roue libre et B3, à 1,40 m/s², n'autorise pas une véritable conduite à une pédale. À titre de comparaison, le système régénératif de la Honda e offre une amplitude allant de 0,39 m/s² à 1,8 m/s² sur sept niveaux se gérant via des palettes au volant, ce qui est plus confortable.

Enfin, en matière d'autonomie, avec des températures lissées sur l'année et sur des profils de route mixtes, 150 km semblent être un chiffre moyen parfaitement atteignable et on devrait pouvoir compteur sur au moins 200 km en conditions urbaines.

L'angle de braquage extraordinaire de la Twingo en fait une des voitures les plus maniables en ville.
L'angle de braquage extraordinaire de la Twingo en fait une des voitures les plus maniables en ville.

Malgré le fait que la location de batterie soit plébiscitée pour la Zoé, Renault a choisi de ne proposer la Twingo Electric qu'en achat intégral contre un minimum de 21 350 €, auquel il faut déduire 7 000 € de bonus écologique depuis le 1er juin 2020, sans parler de la multitude d'aides et autres primes auxquelles vous pouvez peut-être prétendre. Un tarif particulièrement agressif non seulement dans la catégorie des voitures électriques, mais aussi face aux essences. Ainsi, en finition Intens, une Twingo TCe 95 EDC aux performances proches s'échangera contre 17 600 € contre 18 450 € bonus déduit pour l'électrique, sachant que cette dernière bénéficie de série de l'aide au parking avec caméra de recul et de la climatisation automatique, facturées respectivement 400 et 450 € sur la thermique, mais aussi de la navigation et des sièges avant chauffants.

Informations techniques

Taux d'émission de CO2 (WLTP) :

0 g/km - Bonus : -7000 €

Début de commercialisation du modèle :

Septembre 2020

A titre d'exemple pour la version III (2) ELECTRIQUE VIBES - ACHAT INTEGRAL.

1,54 m1,64 m
3,61 m
  •  4 places
  •  219 l / 980 l

  •  Auto. à 1 rapport
  •  NC

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Commentaires (65)

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Par

22kl€ pour 190 km d'autonomie j'allucine le Cric trop cher!! pas fiable en plus

apres huit ans les batteries sont rincés

Par

Donc 15 K€ avec le bonus pour la moins chère.

C'est pas mal pour qui ne fait que de la ville ou des courts trajets et qui peut recharger sans problème chez lui ou sur une borne près de chez lui.

Succès possible car, là on se rapproche des thermiques équivalentes en termes de prix.

Pour l'autonomie, pas sûr que ce soit si bloquant pour ce type de petite voiture

Par

En réponse à gignac31

Commentaire supprimé.

Je ne suis pas sûr que l'autonomie soit le principal critère pour l'achat de ce type de voiture qui reste quand même cantonnée à un usage urbain, péri urbain ou à de petits déplacements si on est en campagne.

Ce sera une deuxième voiture principalement ou celle principale de personnes roulant peu et pouvant accéder facilement à un recharge (chez eux ou à proximité).

L'autonomie me parait un critère important pour les véhicules plus à même de prendre l'autoroute régulièrement type ID de chez VW ou Tesla et cie.

NB : vu une ID3 ce WE à Rouen : au secours !! C'est laid dedans comme dehors !!

Le problème de la Dacia, c'est la puissance très faible (44 chevaux), cette Twingo me parait nettement mieux quand même même si un peu plus chère.

Par

C'est une bonne initiative de Renault, mais ce modèle sera concurrencé par la Dacia qui est annoncée avec des batteries de meilleure capacité, une plus grande place à bord et un prix très inférieur.

le seul avantage notable de cette Twingo sera sa puissance quasiment double, alors que la Dacia aura des performances d'une 2CV. Mais si on ne fait que de la ville, cela peut convenir.

Par

En réponse à Gus76

Je ne suis pas sûr que l'autonomie soit le principal critère pour l'achat de ce type de voiture qui reste quand même cantonnée à un usage urbain, péri urbain ou à de petits déplacements si on est en campagne.

Ce sera une deuxième voiture principalement ou celle principale de personnes roulant peu et pouvant accéder facilement à un recharge (chez eux ou à proximité).

L'autonomie me parait un critère important pour les véhicules plus à même de prendre l'autoroute régulièrement type ID de chez VW ou Tesla et cie.

NB : vu une ID3 ce WE à Rouen : au secours !! C'est laid dedans comme dehors !!

Le problème de la Dacia, c'est la puissance très faible (44 chevaux), cette Twingo me parait nettement mieux quand même même si un peu plus chère.

Et puis des triplettes ne se font plus.

Par

La Twingo est une auto mignonne, et cette version ne révolutionne pas le genre mais bonus déduit son tarif reste acceptable ... L'autonomie est par contre limitée, mais pour qui possède un pavillon ou un box avec prise c'est sans doute suffisant pour un usage urbain et péri-urbain. Et elle a l'avantage d'être disponible ...

Par contre pour sa cousine Smart, il est évident que Mercerdes-Benz (par le biais de son principal actionnaire qui est Chinois :jap:) veut arrêter les frais en proposant une offre qui cumule à la fois tarifs élevés et autonomie faible qui ne peut que dissuader le client potentiel ... en attendant l'arrivée de Smart conçues et fabriquées en Chine !

Par

A 15500€ clé en main, remise et bonus déduit, pour une version Zen très correctement équipée, et avec son efficience et son chargeur Caméléon 22kW AC, cette Twingo est à mon avis compétitive face aux triplettes VW vendues grosso modo au même prix.

Elle est plus moderne, plus modulable (on peut dormir dedans en rabattant banquette et siège passage !), mieux équipée, plus jolie et personnalisable et son mode de recharge est plus adapté à son segment (sur lequel la charge rapide ne présente que peu d'intérêt). En fait, le seul avantage des triplettes est leur autonomie supérieure et leur coffre plus logeable (même si on oublie toujours, concernant la Twingo, l'espace disponible sous la banquette arrière, un peu comme sur une Jazz).

Enfin, par rapport aux triplettes, elle a un avantage très concret : on peut encore l'acheter :D (les triplettes ont disparu ou annoncent des délais de livraison délirants)

Reste qu'effectivement, sa position de conduite est très mauvaise et qu'elle aurait gagné à avoir plus de batterie, ne serait-ce que pour se positionner plus clairement entre la Spring et la Zoé. Là, elle risque de souffrir commercialement, à moins que Dacia ne parvienne pas à suivre la cadence en production...

Par

En réponse à SUDISTE DES LANDES

22kl€ pour 190 km d'autonomie j'allucine le Cric trop cher!! pas fiable en plus

apres huit ans les batteries sont rincés

Encore un commentaire "super intelligent :areuh:" de ta part ... c'est bien, ne change pas, cela donne aux autres l'impression de maitriser un peu mieux le sujet :bien: !

:coucou:

Par

Une motorisation qui lui va à ravir, mais une capacité de batterie bien maigre, surtout à ce prix. VAG devrait ressortir la Skoda. Ils ont de quoi montrer que pour le même prix, ils offre plus que la reine de la catégorie.

Et le cable qui prendre une place énorme. Pas moyen de le mettre dans la partie avant ? On se demande vraiment ce qu'il y a sous ce capot.

Une occasion manqué cette Twingo électrique. Mais c'est un peu l'histoire de la Twingo 3. Bien plus mal fichu que sa devancière, certes bien plus sage sur l'aspect design, mais bien plus réussi sur l'aspect pratique et polyvalence.

Vivement une remplaçante, pensé dès le début pour être électrique, qui n'a pas un design de minispace (mais pas de SUV non plus) et avec une banquette coulissante comme l'avait la première du nom.

Par

Moi je la trouve au top, cette twingo. Enfin une motorisation adaptée au modèle. 22kWh, c'est effectivement suffisant pour une 2nde voiture, et la recharge en triphasé lui ouvre d'impressionnantes options pour un éventuel trajet plus lointain (avec pause dej en ville pendant la recharge). Cela dit, elle est quand même doublée par la 500e niveau capa, d'un facteur de quasi 2!

Surtout elle est beaucoup, mais alors beaucoup plus mignonne qu'une vévé (ou groupe) de même calibre. Ce qui reste à voir, comme toujours notamment chez Renault, c'est le placement de prix dans la vraie vie... :bah:

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