Kei-cars à l’européenne : la vanlife pourrait bien s’y mettre
Ils devraient débarquer en Europe selon le plan de Bruxelles, mais les e-cars, cousins des kei-cars sur le Vieux Continent, pourraient ne pas se contenter d’un usage urbain. Certains aménageurs pensent déjà à les transformer en vans, à l’instar de leurs cousins japonais.

C’était une blague. Lorsqu’au début 2025, au salon des véhicules de loisirs de Stuttgart, le fabricant allemand Wanner a exposé son Van Mini Silverdream sur la base d’une kei-car japonaise, c’était dans un seul but : afficher un tout petit modèle aux côtés des énormes engins qui sont la spécialité de la maison. Car l’aménageur produit des liners, ces énormes camions transformés en camping-cars, et des gros fourgons à capucine sur la base de Mercedes Sprinter.
Sauf que l’idée allemande pourrait bien devenir une réalité européenne. Car les kei-cars vont débarquer par chez nous, même s’ils sont électriques, et un peu plus grands (jusqu’à 4,20m) que leurs cousins japonais. Surtout, ils devraient bénéficier d’une réglementation assouplie (sans les béquilles électroniques exigées par les normes GSR2) et, à ce titre, coûter moins cher qu’une auto normale, puisque Bruxelles évoque des tarifs de 15 000 euros.
Des petits vans deux fois moins chers que les grands ?
De quoi aiguiser quelques appétits d’aménageurs qui pourraient transformer ces petites autos et, au final, les revendre bien en deçà des 50 000 euros que coûtent, en moyenne, les vans grands format ? Possible, d’autant que les kei-cars nippons s’y prêtent plutôt bien, de par leur haute taille et leur format généralement très carré, qui permettent d’y installer facilement des meubles.

Au Japon, de Honda à Mazda, ces mini-autos sont déjà couramment transformées en maison roulante. Et c’est d’ailleurs une Mazda Scrum de 3,40 m que l’Allemand Wanner a utilisée pour son concept car. Il atteint près de 2 m de haut et, muni de son toit relevable, permet de s’y tenir debout, de profiter de la popote, d’un lit deux places et de l’électricité fournie par une batterie de 500 Ah, alimentée par des panneaux solaires. Pour la douche, on est prié de profiter des sanitaires d’un camping.
Un van sans permis
Évidemment, ces équipements électriques coûtent cher et l’aménageur allemand estime qu’en l’état, son concept, s’il était commercialisé, coûterait 50 000 euros, soit le prix d’un van grand format. C’est beaucoup pour un tout petit modèle, d’une toute petite puissance de 63ch.
Si un jour des kei-cars sont commercialisés, nul doute qu’ils seront plus chichement aménagés pour réduire, peut-être de moitié, les tarifs affichés. En attendant, pour les obsédés de la vanlife lilliputienne, il existe déjà un modèle riquiqui, basé sur un fourgon Aixam D-truck. Ce Tiny Van de son petit nom est vendu 30 000 euros, ce qui au prix du mètre (il mesure 3m), est relativement cher. Mais il a un avantage : il permet de partir en vadrouille dès l’âge de 14 ans.
















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