La coupe du monde et l’automobile ? C’est tout un business
Face à une audience record d’un milliard et demi de spectateurs, la Coupe du monde est devenue le terrain de jeu commercial le plus cher de l’histoire. Partenaire historique de la FIFA, Hyundai verrouille l’exclusivité du secteur automobile à coups de millions e dollars et de milliers de véhicules officiels. Mais entre les bénéfices insolents des géants du pétrole et l’irruption de la tech, les règles du jeu du sponsoring sont en train de changer.

Sauf ceux qui auraient passé ces derniers jours aux îles Kerguelen (et encore), personne n’ignore que la coupe du monde de foot a commencé. Et la FIFA étant ce qu’elle est, l’argent y a quelque importance. D’où le recours massif au sponsoring.
L’automobile étant parmi les premiers secteurs économiques au monde (même s’il est désormais dépassé par la tech), il était logique que les constructeurs, mondialistes eux aussi, se jettent sur l’affaire.
D’autant qu’avec 1,5 milliard d’audience, ce qui fut le cas de la finale Argentine – France de 2022, c’est du pain béni pour un annonceur en quête de visibilité. Évidemment, le ticket d’entrée est élevé et les spécialistes du marketing sportif l’estiment à 250 millions de dollars par « partenaire ».
Un ticket d’entrée à 250 millions de dollars
C’est peut-être la somme qu’a payée Hyundai-Kia pour faire partie de ce cercle de happy few qui, contre cette somme rondelette, a la garantie de ne pas croiser un concurrent sur la pelouse. Dans ce club, on retrouve, outre le Coréen, les inévitables Adidas et Coca-Cola, les tauliers du sponsoring foot, mais aussi un petit nouveau : Aramco qui aurait signé il y a deux ans avec Gianni Infantino, l’omnipotent patron de la FIFA, le plus gros contrat depuis l’existence de la fédération puisqu’on évoque la somme de 400 millions de dollars.

Beaucoup plus donc que Hyundai. Mais une paille pour le premier pétrolier mondial qui a dégagé, au premier trimestre de cette année, le bénéfice faramineux de 33 milliards, toujours en dollars.
Toujours est-il que Hyundai s’assure, grâce à son chèque néanmoins conséquent, l’exclusivité automobile au bord des stades et tout autour, puisque le groupe fournit près de 2000 autos pour trimbaler les officiels, ainsi que les bus destinés aux équipes.
Mais ce n’est pas tout, car la base du sponsoring c’est la doublette. Pour rentabiliser son investissement, les entreprises savent qu’elles doivent investir la même somme pour s’assurer des retombées, notamment en écrans publicitaires.
Des séries limitées et un robot dribbleur
Voilà qui commence à alourdir diablement l’addition du Coréen. Sauf que ce dernier semble y trouver largement son compte, puisqu’il est partenaire de la FIFA depuis 1999. 27 ans de fidélité et un goût toujours intact pour le foot qui pousse le groupe a soutenir des clubs. Même s’il a réduit la voilure, notamment à l’OL et auprès de l’UEFA, il reste un partenaire majeur de l’Atletico de Madrid et a produit depuis vingt ans un nombre énorme de séries limitées dédiées au foot.
Mais les temps changent, et Hyundai – Kia a récemment mis au point un robot humanoïde footballeur baptisé Atlas et qui dribble comme un grand. La tech envahit le monde de l’automobile, même son sponsoring.

















Déposer un commentaire
Alerte de modération
Les données que vous renseignez dans ce formulaire sont traitées par GROUPE LA CENTRALE en qualité de responsable de traitement.
Les données obligatoires sont celles signalées par un astérisque dans ce formulaire.
Ces données sont utilisées à des fins de :
Vous disposez d’un droit d’accès, de rectification, d’effacement de ces données, d’un droit de limitation du traitement, d’un droit d’opposition, du droit à la portabilité de vos données et du droit d’introduite une réclamation auprès d’une autorité de contrôle (en France, la CNIL).
Pour en savoir plus sur le traitement de vos données : Politique de confidentialité
Alerte de modération