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2. La Jeep Compass offre sur la route une belle polyvalence et un peu de rudesse…

 

La nouvelle Jeep Compass, la Jeep qu’on passe ? Bien au contraire !

Au démarrage, pas de miracle, on retrouve les vibrations du 3-cylindres qu’il ne faut plus appeler Puretech. En ville, cette motorisation rend toujours très perceptibles les passages en mode thermique, alors que la boîte manque de fluidité. Sur route, tout s’adoucit, et ce bloc délivre un semblant d’agrément par sa bonne volonté. Mais voilà, il a un poids conséquent à trimbaler, et la boîte auto, qui émet toujours autant de chuintements, ne l’aide pas vraiment, par sa lenteur de réaction.

Étant donné la vocation de la Jeep Compass, amenée à évoluer dans des zones peu favorables, notamment par leur humidité, on s’étonne de trouver des connecteurs aussi peu protégés sous le capot.
Étant donné la vocation de la Jeep Compass, amenée à évoluer dans des zones peu favorables, notamment par leur humidité, on s’étonne de trouver des connecteurs aussi peu protégés sous le capot.

Quand on enfonce l’accélérateur, il faut attendre une bonne seconde pour qu’elle consente à rétrograder, ensuite de quoi, le turbo prend quelques dixièmes pour souffler à plein, et là, on obtient la reprise espérée. Pas violente mais suffisante en usage familial. La transmission dispose d’un mode plus ou moins manuel : on tire sur la palette de droite pendant 3 s, et on peut pousser les rapports plus haut qu’en mode auto, mais pas tellement. En effet, à l’approche de la zone rouge, la vitesse supérieure s’enclenche forcément, comme c’est le cas sur 99 % des transmissions de ce type, sur des autos non sportives. Un gadget en somme.

Des réglages de suspension à parfaire

Le châssis ? Dans l’ensemble, il fait bien son travail. La Jeep se révèle bien équilibrée et raisonnablement sous-vireuse à la limite, ne révélant aucune mauvaise surprise. Fort rassurante, elle communique correctement sur ses limites, mais son grip n’impressionne guère sur ces routes à l’enrobé peut-être peu adhérent. Est-ce pour ça que, lorsque par miracle, en anticipant suffisamment sur la lenteur de la boîte à rétrograder, on parvient à remettre pleins gaz juste avant la sortie de virage, on relève de grosses pertes de motricité, engendrant un élargissement marqué de la trajectoire avant intervention de l’ESP ? Toujours est-il que j’ai relevé un défaut similaire sur l’Opel Grandland, très proche techniquement de la Jeep Compass… Cette dernière s’apprécie dynamiquement davantage en mode Sport, simplement parce que la mécanique devient un poil plus réactive, pendant que la direction s’affermit, sans pour autant devenir un modèle de communication. Mais, vu la vocation familiale de la Jeep, elle demeure convenablement calibrée. Les mouvements de caisse s’avèrent convenablement contenus, au prix d’un amortissement un peu sec, notamment à l’arrière, fait très notable sur les saignées transversales. Et plus encore sur le parcours off-road qui nous avait été réservé. La Jeep s’affranchit sans ménager nos vertèbres de cette piste de terre parsemée de crevasses, où d’ailleurs seraient passées 90 % des autos de la production actuelle. L’organisation l’a jouée étonnamment safe, alors que lors de l’essai de l’Avenger, on avait eu droit à un parcours autrement contraignant. Mais peut-être la suspension de notre Compass de pré-série n’avait-elle pas ses réglages définitifs ?

La nouvelle Jeep Compass, la Jeep qu’on passe ? Bien au contraire !

Nous avons aussi pu rouler un peu sur autoroute, où la Jeep apparaît cette fois plutôt confortable et bien insonorisée. Malheureusement, nous n’avons pas eu le temps de tester les aides à la conduite, hormis le changement de file automatique, d’une utilité incertaine. Enfin, même si cela n’a qu’une valeur très relative vu le parcours d’essai, peu représentatif d’un usage réel, la consommation est ressortie à 7,3 l/100 km.

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