LA "voiture à vivre" est de retour au Mondial de l’auto 2026
Elle a inauguré un genre automobile qui a séduit les familles pendant plus de 30 ans. Aujourd’hui disparu, Renault serait-il tenté de relancer l’Espace, la voiture à vivre par excellence ?

C’est une des surprises de ce salon de Paris, la marque au losange puise de nouveau dans son passé (trop pour certains) pour titiller notre fibre nostalgique. Qui n’a pas un souvenir à bord d’un Renault Espace ?
Aux côtés de la Gordini Concept, c’est bien lui, la star du stand. Si c’est bien le but voulu, on reconnaît instantanément cette partie avant façon TGV, typique de la première génération apparue en 1984. La calandre, incorporant l’éclairage ainsi que le logo lumineux, prend toute la largeur, tandis que son inclinaison paraît inversée. La partie basse noire, qui ceinture toute la carrosserie, est aussi un clin d’œil au premier opus. Cette astuce permet aussi de casser visuellement la hauteur de l’auto, d’autant que les flancs sont assez monolithiques.
En revanche, le haut de ce E-Space évoque davantage la deuxième génération, dont les surfaces vitrées semblent dénuées de montant. À l’opposé, ce dernier est très marqué.

Si l’on connaît ses dimensions (4,70 m de long, 2,02 m de large et 1,67 m de haut), nettement supérieures à celles du modèle des années 80 (4,25 m de long), Renault reste timide sur les informations techniques. Sa chaîne de traction est bien sûr électrique, mais le mystère reste entier, notamment pour son rayon d’action. Il repose sur de grandes jantes de 23 pouces et profite d’une lame avant mobile afin d’améliorer l’aérodynamisme.

Comme pour tout monospace qui se respecte, et à l’inverse de la tendance actuelle, la surface vitrée est généreuse. Les passagers profitent également d’un grand toit vitré qui rappelle que l’Espace II a bénéficié d’une série limitée « Grand écran » équipée deux toits ouvrants. Cet habitacle s’ouvre via de grandes portes, sans encadrement et à ouverture antagoniste, donnant l’accès à six sièges individuels. Ceux des rangs deux et trois peuvent pivoter pour faire salon. En position normale, les passagers du deuxième rang profitent alors de tablettes aviation avec des écrans de 12,3 pouces. Ces deux sièges peuvent aussi se replier pour former une table.
Un écran géant prévu la grande série

La planche de bord est un morceau de choix à bord de ce concept. Très épurée et englobant les contre-portes, elle inaugure un écran géant d’une longueur de 1,13 m ! Baptisé OpenR Panorama, il regroupe toutes les informations au plus près du pare-brise pour améliorer la sécurité. Surtout, cet équipement se retrouvera sur les futurs Rafale et Scénic. Il n’a pas vocation à être tactile, mais se commande via deux écrans souples et pivotants positionnés de chaque côté du volant.
Une possible commercialisation ?
Que cherche Renault en présentant un tel concept ? Tester les réactions du public, c’est certain. La marque souhaite-t-elle faire revivre son Espace autrement que par le SUV actuel, un Austral rallongé qui ne séduit guère ?

Le patron de Renault, Fabrice Cambolive, ne ferme pas la porte : « Cette étude de design pousse encore plus loin la philosophie de la « voiture à vivre », en imaginant un véhicule 100 % électrique, polyvalent, généreux et conçu autour des besoins, des aspirations et des usages de demain. »
De plus en plus de constructeurs évoquent le retour de ce type de carrosserie. Citroën a présenté son Elo fin 2025, un concept à mi-chemin entre un van et un monospace. De son côté, Fiat planche également sur le retour du Multipla via son concept Multiplay. Qui mieux que Renault serait le plus légitime pour remettre au goût du jour une catégorie qui a fait ses preuves ?















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