Michelin a mis au point un incroyable copilote embarqué
L'industriel français dévoile aujourd’hui le "jumeau numérique universel du pneu", une sorte d’ange-gardien embarqué qui va surveiller en permanence l’état de cet équipement, au bénéfice de la sécurité et de la durabilité.

Malgré une surface de contact au sol équivalant à une carte postale, le pneu est l’équipement de sécurité le plus important de votre voiture. Les différents tests dont Caradisiac se fait régulièrement l’écho montrent ainsi de véritables disparités d’une marque à l’autre, et même d’un modèle à l’autre. De plus, et contrairement à certaines idées reçues, un pneu usé peut se montrer plus performant qu’un neuf dans nombre de situations.
Tout ceci pour rappeler à quel point cet équipement déterminant pour la tenue de route et le freinage de nos chères voitures répond à des problématiques complexes, justifiant d’énormes investissements des manufacturiers en matière de recherche et développement.
Ce mercredi matin, Michelin frappe fort en dévoilant un nouveau système, le « jumeau numérique du pneu », soit une solution purement logicielle (sans capteurs, donc) qui agit comme un ange-gardien analysant en permanence l’état du pneu. Pression, usure, charge, adhérence et conditions de conduite sont ainsi croisées avec les données du véhicule, dont le comportement va s’adapter aux données collectées par cet outil numérique. "Le jumeau numérique va « sentir" ce que le pneu sent. S’il perçoit une moindre adhérence, le jumeau va réagir et dire à la voiture d’adapter sa manière de tourner et de freiner", nous résume Ali Rezgui, responsable du programme "jumeau numérique" chez Michelin. "Si on doit résumer les choses simplement, on peut dire que c’est un copilote embarqué, qui agit à la fois sur l’antidérapage ESP et sur le freinage ABS. Il peut contribuer à réduire la distance de freinage de 4 mètres, soit la longueur d’une citadine !"

Autre avantage du système, sa - relative - simplicité technologique qui le rend "compatible avec toutes les marques de pneumatiques et intégrable dans tous les types de véhicules du fait de l'absence de capteurs dans les pneus. Il sera monté sur des voitures neuves, mais un montage a posteriori sur d’autres modèles serait envisageable", rappelle Ali Rezgui. "Les discussions sont bien avancées avec les constructeurs asiatiques, notamment Hyundai. Des constructeurs chinois se montrent eux aussi intéressés."
En fournissant en continu des informations précises issues des signaux natifs du véhicule, il permet également une maintenance prédictive et prolonge ainsi naturellement la durée de vie du pneu. Un pneu qui peut être celui d’une voiture particulière, d’un poids lourd ou d’une navette autonome.
Ce faisant, Michelin s’inscrit dans le mouvemlent de fond des véhicules définis par logiciel (ou Software Defined Vehicles), dont il établit que le marché, évalué à 213,5 milliards de dollars en 2024, pourrait atteindre près de 1 240 milliards à l’horizon 2030.



















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