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Suzuki Swift Sport II (2012-2017) : le dernier samouraï, dès 6 000 €

Dans Rétro / News rétro

Moteur atmo, poids contenu, châssis peaufiné, la Swift Sport II est la dernière petite sportive d’une génération légère, avant l’ère des petits moteurs suralimentés ou pire, électrifiés…

Bouille très sympa pour la Suzuki Swift Sport II, ici en 2012.
Bouille très sympa pour la Suzuki Swift Sport II, ici en 2012.

Les collectionnables, c’est quoi ?

Ce sont des autos revêtant un intérêt particulier, donc méritant d’être préservées. Pas forcément anciennes, elles existent pourtant en quantité définie, soit parce que le constructeur en a décidé ainsi, soit parce que leur production est arrêtée. Ensuite, elles profitent de particularités qui les rendent spécialement désirables : une motorisation, un châssis, un design, ou un concept. Enfin, elles sont susceptibles de voir leur cote augmenter. Un argument supplémentaire pour les collectionner avant tout le monde !

Pourquoi la Suzuki Swift Sport II est-elle collectionnable ?

Elle fait partie des toutes dernières petites sportives légères et relativement simples techniquement. Elle profite ainsi d’une mécanique rageuse et d’un châssis très vif, qui lui permettent de distiller un agrément de conduite très particulier, tout en réactivité, que les autos actuelles, électrifiées et lourdes, ne peuvent reproduire. La Swift Sport incarne donc une époque malheureusement révolue. Enfin, sa fiabilité sans faille et sa maintenance simple la rendent peu onéreuse sur le long terme.

Je sais, une voiture âgée de dix ans au maximum qui arrive en collection, c’est bizarre. Surtout s’il ne s’agit pas d’une hypercar destinée à une poignée de milliardaires capables de lui faire un covering façon zèbre ! Mais, la Suzuki Swift Sport II n’est qu’une petite sportive, légère et amusante comme on n’en fait déjà plus !

Dérivant de celle sortie en 2006, elle en améliore judicieusement certains points, ce qu’on ne soupçonne pas forcément quand elle est présentée au salon de Francfort 2011. À l’extérieur, elle ressemble fortement à sa devancière, même si elle ne partage avec elle aucun panneau de carrosserie. Idem sous le capot, où l’on retrouve le 1,6 l essence atmosphérique, tout de même poussé de 125 ch à 136 ch. Mieux, il s’attèle à une boîte comptant non plus cinq mais six rapports, ce qui se traduit par des émissions de CO2 en baisse (oui, il y avait déjà un malus). 146 g/km, ça ne prêtait alors pas à conséquence…

De série, la Suzuki Swift Sport II dispose de projecteurs au xénon, imposant le montage de lave-phares, repérables par les protubérances rectangulaires sur le bouclier avant.
De série, la Suzuki Swift Sport II dispose de projecteurs au xénon, imposant le montage de lave-phares, repérables par les protubérances rectangulaires sur le bouclier avant.

Pour leur part, les trains roulants semblent inchangés. Or, ils ont été peaufinés. Il faut savoir que la Swift Sport a été développée sous l’égide de Naoyuki Takeuchi, ingénieur spécialisé dans les liaisons au sol depuis 27 ans. Il l’a dotée d’amortisseurs comportant un ressort interne à contre-effet, destiné à mieux combattre le roulis.

Ce faisant, il a pu assouplir les barres anti-dévers, au bénéfice d’une part le confort, d’autre part l’adhérence sur mauvaise route. Le train arrière reçoit de nouveaux silentblocs, dont l’avant durci améliore la stabilité, et l’arrière, assoupli, augmente la filtration des inégalités.

Autre astuce : un capteur mesure la déformation des biellettes de direction, à la rigidité très finement évaluée, puis envoie l’information au calculateur du moteur électrique d’assistance, qui réagira en conséquence. Des détails ? Oui mais ce sont les 5 % finaux dans la conception d’une voiture qui font toute la différence.

Signes distinctifs de la Sport à l’arrière, la double sortie d’échappement, le diffuseur et le béquet. Ici en 2012.
Signes distinctifs de la Sport à l’arrière, la double sortie d’échappement, le diffuseur et le béquet. Ici en 2012.

Dans l’habitacle, la finition s’améliore et l’équipement s’enrichit, la clim auto, le régulateur de vitesse et le volant multifonctions étant de série par exemple. En revanche, il n’est pas question de banquette coulissante.

Pourquoi ? Parce qu’elle nécessite un plancher renforcé, ce qui, avec son rail, se traduit par un alourdissement d’une cinquantaine de kilos, engendrant une hausse des émissions de CO2… Les projecteurs au xénon sont tout de même livrés d’office, tout comme l’ESP déconnectable.

Chacune des jantes (17 pouces) de la Swift Sport II s’allège d’1 kg face à celles de la Sport I.
Chacune des jantes (17 pouces) de la Swift Sport II s’allège d’1 kg face à celles de la Sport I.

Affichée à 17 300 € (18 500 € actuels selon l’Insee : on pouvait encore se faire plaisir pour pas cher…) lors de sa commercialisation en 2012, la Swift Sport est attractive, aussi connaît-elle son petit succès. En 2014, elle bénéficie d’un très léger restylage, la technique n’étant pas modifiée. La japonaise (façon de parler puisqu’elle est fabriquée en Hongrie) tire sa révérence en 2017.

En 2014, la Swift Sport bénéficie d’un léger restylage (rétros intégrant des répétiteurs de clignotant), et se voit déclinée en 5 portes.
En 2014, la Swift Sport bénéficie d’un léger restylage (rétros intégrant des répétiteurs de clignotant), et se voit déclinée en 5 portes.

Combien ça coûte ?

La cote des Swift Sport II de moins de 200 000 km ne semble pas tomber sous les 6 000 €, alors qu’à 150 000 km, on est déjà à 7 500 €. Comptez 9 000 € pour passer sous les 100 000 km, les plus chères demeurant à 14 000 € (pour 30 000 km environ). Fait intéressant, la Swift Sport III débute à 14 500 € : sa devancière plairait-elle davantage ?

Une Swift Sport 5 portes de 2014 vue de l’arrière.
Une Swift Sport 5 portes de 2014 vue de l’arrière.

Quelle version choisir ?

Entre phases 1 et 2, les différences sont peu signifiantes, donc ne justifient pas une préférence. Optez pour l’auto dans le meilleur état possible.

Se limitant à 3,89 m en longueur, la Suzuki Swift Sport affiche une compacité qu’oublient trop souvent les citadines modernes…
Se limitant à 3,89 m en longueur, la Suzuki Swift Sport affiche une compacité qu’oublient trop souvent les citadines modernes…

Les versions collector

Ce sont celles à très faible kilométrage et en parfait état, sans modification.

Le bloc M16A de la Suzuki Swift Sport se targue d’une fiabilité sans faille, s’il a été bien entretenu.
Le bloc M16A de la Suzuki Swift Sport se targue d’une fiabilité sans faille, s’il a été bien entretenu.

Que surveiller ?

À vrai dire, pas grand-chose. La Swift Sport II a corrigé les défauts de la I, qui souffrait d’une faiblesse de la boîte. Tout au plus note-t-on quelques rappels, concernant d’éventuelles fuites de liquide de frein, des vis de train arrière qui se desserrent et des problèmes d’étrier de frein arrière. Normalement, tout a été résolu sous garantie.

Évidemment, comme il s’agit d’une petite sportive, traquez les usures liées à un usage rude : état des jantes et des silentblocs de train avant, embrayage, cardans… Même si aucun défaut récurrent n’a été relevé. Une fiabilité enviable, corroborée par les très bons classements obtenus par Suzuki dans les enquêtes de fiabilité.

Sur route, la Swift Sport II progresse niveau confort sans rien perdre du caractère enjoué de sa devancière.
Sur route, la Swift Sport II progresse niveau confort sans rien perdre du caractère enjoué de sa devancière.

Au volant

Finition sérieuse mais sans luxe à bord, où la présentation se révèle tout de même nettement plus chic qu’à bord du modèle précédent. Sièges et volant se réglant largement, on trouve une bonne position de conduite, un peu haute certes. Ça n’a pas que des inconvénients en matière de visibilité cela dit.

Pression sur le bouton de démarrage. Dès les premiers mètres, on mesure tous les progrès effectués par cette deuxième génération. Insonorisation améliorée, filtration nettement meilleure, la Swift II se révèle très civilisée et douce en conduite courante. Quant au 6e rapport, il abaisse le régime moteur donc le bruit sur autoroute. Et côté sport ? Bonne surprise, la Swift n’a rien perdu des qualités de sa devancière.

Présentation agréable pour la Swift Sport II, qui profite en outre de 7 airbags, dont un pour les genoux.
Présentation agréable pour la Swift Sport II, qui profite en outre de 7 airbags, dont un pour les genoux.

Train avant précis, direction informative, belle adhérence, poupe qui se place au lever de pied en appui, amortissement très bien dosé, conciliant bon maintien de caisse et tenue de trajectoire rigoureuse sur les aspérités… Tout y est !

On s’amuse franchement dans les virolos, surtout que le moteur prend ses 7 200 tr/min. Ce n’est pas un violent, mais allié à la boîte 6 très agréable à manier, il emmène l’auto plus que dignement, même s’il manque de punch sous les 4 000 tr/min. Le poids limité à 1 045 kg constitue un allié précieux ! Seuls les freins, certes puissants, manquent un peu de tenue à chaud.

En somme, une petite sportive et non un avion de chasse, une auto agréable et pratique au quotidien adorant qu’on la cravache sur les petites routes. Quant à la consommation, elle ne vous ruinera pas, s’élevant à 7,5 l 100 km.

L’alternative youngtimer

Suzuki Swift GTI (1989-1995)

Importée à partir de la fin 1992, la Suzuki Swift GTI reste une auto très rare en France.
Importée à partir de la fin 1992, la Suzuki Swift GTI reste une auto très rare en France.

Elle a été très peu vendue chez nous, la faute au quota à 3 % touchant les voitures japonaises en France et à une concurrence féroce des sportives françaises, alors les meilleures du monde. Surtout, la Suzuki Swift GTI n’a été importée que de 1992 à 1995.

Par ailleurs, elle manque de puissance face aux ténors de la catégorie (101 ch pour son 1,3 l atmo à 16 soupapes) mais son poids restant limité à 830 kg, elle distille des performances très convenables : 188 km/h en pointe. En sus, elle offre un équipement intéressant (vitres et rétros électriques, volant réglable, direction assistée) pour un prix raisonnable : 84 000 F, contre 89 400 F à une Peugeot 106 XSI par exemple (95 ch). Une sportive youngtimer et décalée, disponible dès 3 500 €.

Suzuki Swift Sport II 2012, la fiche technique

De jolis cadrans cerclés façon alu et une zone rouge débutant à 7 200 tr/min caractérisent la Swift Sport II.
De jolis cadrans cerclés façon alu et une zone rouge débutant à 7 200 tr/min caractérisent la Swift Sport II.
  • Moteur : 4 cylindres en ligne, 1 586 cm3
  • Alimentation : injection électronique
  • Suspension : jambes McPherson, ressorts hélicoïdaux, barre antiroulis (AV) ; essieu de torsion, ressorts hélicoïdaux barre antiroulis (AR)
  • Transmission : boîte 6 manuelle, traction
  • Puissance : 136 ch à 6 900 tr/mn
  • Couple : 148 Nm à 4 400 tr/mn
  • Poids : 1 045 kg
  • Vitesse maxi : 195 km/h (donnée constructeur)
  • 0 à 100 km/h : 8,7 s (donnée constructeur)

> Pour trouver des annonces de Swift Sport, rendez-vous sur le site de La Centrale.

Défaut de la Swift, un coffre petit (de 211 l à 892 l) et dépourvu de plancher plat.
Défaut de la Swift, un coffre petit (de 211 l à 892 l) et dépourvu de plancher plat.

En savoir plus sur : Suzuki Swift 3 Sport

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