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2. Une illustration du regain d’intérêt des constructeurs français pour les automobiles sportives : analyse marque par marque.

Des autos sportives gavées de chevaux, cela n’a jamais été le leitmotiv des constructeurs français. Mais avec l’arrivée des nouvelles motorisations électriques qui permettent d’accélérer fort, l’intérêt pour les automobiles sportives s’est accru. Les constructeurs français pourraient en profiter pour proposer de plus en plus de sportives.

Avec la motorisation électrique, on pourrait assister à un regain d’intérêt pour les automobiles sportives chez les constructeurs français.

Construire des automobiles sportives cela à un coût pour les constructeurs. Et si l’image de marque peut s’améliorer avec l’arrivée d’un modèle sportif, le retour sur investissement est toujours obligatoire. C’est pour cela que de nombreux projets n’aboutissent pas, car il est toujours nécessaire qu’ils ne coûtent pas d’argent à l’entreprise.

Cependant avec l’arrivée de la voiture électrique, il est désormais plus facile de disposer d’une motorisation électrique puissante pour animer l’un ou l’autre modèle d’une gamme (voire de plusieurs marques dans le cas d’un groupe) et diminuer d’autant les coûts de création et de production. C’est pour cela que les constructeurs français pourraient se doter, dans les prochains mois et prochaines années, de modèles sportifs. Petite revue d’effectif.

 

Alpine

L’ère Luca de Meo s’est désormais éloignée et avec elle, la promesse d’un « Dream Garage » de sept modèles pour la marque de Dieppe. Malgré tout, l’avenir ne devrait pas s’obscurcir pour autant. Car la marque peut compter sur les Alpine A290 et Alpine A390 pour voir venir, de plus le projet d’Alpine A110 électrique est proche d’aboutir, puisque cette auto devrait être dévoilée cette année pour un lancement en 2027. Cependant, l’arrêt de la production de l’Alpine A110 thermique agite les amoureux de la marque, mais ceux-ci pourraient à nouveau se réjouir, car la base technique APP (pour Alpine Performance Platform) de la future A110 électrique peut accueillir « au cas où » une motorisation thermique.

L’Alpine A290 dispose de deux motorisations de 180 et 220 ch. Afin de faire face à l’électromoteur de 280 ch de la Peugeot E-208 GTi, la citadine d’Alpine pourrait bénéficier d’une motorisation électrique plus puissante, tout simplement en ajoutant un moteur électrique sur le train arrière. © Alpine
L’Alpine A290 dispose de deux motorisations de 180 et 220 ch. Afin de faire face à l’électromoteur de 280 ch de la Peugeot E-208 GTi, la citadine d’Alpine pourrait bénéficier d’une motorisation électrique plus puissante, tout simplement en ajoutant un moteur électrique sur le train arrière. © Alpine

Si la future Alpine A310 quatre places n’est, semble-t-il, plus dans les projets de la marque, la future A110 électrique va avoir droit à une multitude de versions. Cette auto qui recevra deux moteurs électriques (un sur chaque essieu), existera en version Coupé mais aussi Spider. En augmentant l’empattement, elle sera aussi disponible en version Coupé 2 + 2 et en Cabriolet 2 + 2. Certains projets ont aussi du plomb dans l’aile, ainsi Alpine voulait s’exporter vers les États-Unis, mais les barrières tarifaires de Trump ont mis à mal ce projet. Reste une possibilité pour le Canada, une voiture serait à l’étude.

 

Bugatti

Assemblées dans le fief historique de la marque, à Molsheim en Alsace, les automobiles Bugatti sont des monstres de puissance. Ceux-ci sont bien aidés par leur moteur W16 thermique à quatre turbos. On a ainsi pu découvrir depuis 1998 (date du contrôle de la marque par Volkswagen AG) de véritables œuvres d’art. En 2005, Bugatti dévoile la Veyron, puis vient la Chiron en 2016. Ensuite c’est au tour de la Bugatti Divo de faire son apparition, puis arrive la Bugatti Voiture Noire qui est un modèle unique (vendu à 11 millions d’euros HT) tandis que la Centodieci de 2019 affiche une production de 10 exemplaires. Si la Bugatti Bolide est réservée à une utilisation piste, ce n’est pas le cas des 100 exemplaires de la Bugatti W16 Mistral, l’un des derniers modèles à utiliser le moteur W16. Enfin, la petite dernière à moteur W16 est la Veyron F.P.K. Hommage de 1 600 ch, un modèle unique qui arrive enfin, rend hommage à celui sans qui rien n’eut été possible, le Dr Ferdinand Karl Piëch qui a tout fait pour que Bugatti redevienne une marque qui compte.

Grâce à l’aide du constructeur Croate Rimac, actionnaire à 55 % de l’entité Bugatti-Rimac, la Bugatti Tourbillon inaugure une nouvelle motorisation hybride. Affichant 1 800 ch, cette motorisation hybride permet à la Tourbillon de passer de 0 à 100 km/h en deux secondes et d’atteindre la vitesse maximale sur circuit de 445 km/h. © Bugatti
Grâce à l’aide du constructeur Croate Rimac, actionnaire à 55 % de l’entité Bugatti-Rimac, la Bugatti Tourbillon inaugure une nouvelle motorisation hybride. Affichant 1 800 ch, cette motorisation hybride permet à la Tourbillon de passer de 0 à 100 km/h en deux secondes et d’atteindre la vitesse maximale sur circuit de 445 km/h. © Bugatti

Nouveauté de la marque alsacienne, la Bugatti Tourbillon est propulsée par une motorisation hybride constituée d’un moteur thermique V16 atmosphérique développé en partenariat avec Cosworth. Il est associé à trois moteurs électriques provenant de chez Rimac (puissance cumulée : 1 800 ch). Mate Rimac, c’est le nom de l’associé de Porsche dans la nouvelle entité Bugatti-Rimac qui dirige désormais (et depuis 2021) Bugatti. Le Croate Mate Rimac serait en pourparlers avec Porsche pour racheter la totalité des actions de Porsche (qui en détient 45 %) afin d’être le seul actionnaire de Bugatti-Rimac et de faire de la marque française ce qu’il veut. On parle déjà d’une possible délocalisation de la production de Bugatti à Zagreb en Croatie, là où sont produites les hypercars électriques Rimac. Sollicitée par nos confrères de L’Argus, la direction de Bugatti assure que l’équipe de Molsheim continuera à assembler les Bugatti sur place, même si les châssis pourraient être montés en Croatie. Elle précise aussi que l’atelier de Molsheim a été agrandi pour recevoir la Tourbillon qui est vendue 3,8 millions d’euros et que l’on prévoit d’augmenter l’effectif de l’usine pour répondre aux futurs objectifs de vente qui augmenteraient de 50 %. Ce qui est sûr, c’est que les prochaines Bugatti seront 100 % électriques et que l’expertise du constructeur Rimac dans ce domaine sera de plus en plus incontournable.

 

Peugeot

Qui a pris le volant d’une Peugeot 205 GTi comprend instantanément ce que ces trois lettres GTi, veulent dire. Chez Peugeot on est bien conscient de ce qu’a apporté à la marque la Peugeot 205, un « sacré numéro » qui dans sa déclinaison GTi a marqué les esprits de nombreux conducteurs sportifs. Ces trois lettres mythiques vont donc se retrouver sur une voiture électrique, mais pas n’importe laquelle puisqu’il s’agit de la Peugeot E-208 GTi dont la motorisation développe 280 ch et 345 Nm de couple. Cet électromoteur moteur est développé par Emotors, une coentreprise Nidec-Stellantis et il est produit en France à Trémery, on le retrouve déjà chez Stellantis sur les Abarth 600e et Lancia Ypsilon HF. Dotée d’un différentiel à glissement limité afin de passer toute la puissance sur les roues avant, cette Peugeot E-208 GTi devrait avoir un tempérament aussi joueur que son ancêtre 205 GTi. Selon la norme WLTP, l’autonomie serait (si l’on est gentil avec l’accélérateur) de 350 km en parcours mixte.

Peugeot remet au goût du jour le célèbre nom GTi en le plaçant sur la toute nouvelle Peugeot E-208 GTi. À l’instar de ses cousines de chez Stellantis, cette petite bombe qui arrive bientôt en concession dispose d’un électromoteur performant de 280 ch. © Peugeot
Peugeot remet au goût du jour le célèbre nom GTi en le plaçant sur la toute nouvelle Peugeot E-208 GTi. À l’instar de ses cousines de chez Stellantis, cette petite bombe qui arrive bientôt en concession dispose d’un électromoteur performant de 280 ch. © Peugeot

Pour le moment, seule la Peugeot E-208 GTi est concernée par l’utilisation du nom mythique. Mais pourquoi ne pourrait-on pas imaginer dans le futur une Peugeot 308 GTi, pour rappeler la Peugeot 306 S16 (appelée GTi en Belgique) ? Sûr que si les ventes de la Peugeot E-208 GTi, qui sera lancée avant la fin de l’année, sont importantes, Peugeot pourrait bien poursuivre l’expérience avec une autre modèle.

Renault

Pour le groupe Renault, les voitures sportives c’est Alpine qui s’en occupe. Cependant, la marque au losange ne peut pas laisser jouer tout seul son satellite dieppois et puisant dans son passé riche en titres sportifs sur les circuits ou dans les rallyes du monde entier, Renault s’est souvenu de la R5 Turbo. Et pour rendre hommage à celle qui a marqué de son empreinte le Championnat du monde des rallyes dans les années 1980, le constructeur s’est décidé à créer une évocation électrique de ce modèle emblématique. C’est ainsi qu’est née la R5 Turbo 3E. Elle adopte une structure en carbone et se trouve équipée de deux moteurs électriques placés à l’intérieur des roues arrière. La puissance cumulée est de 555 ch et le couple peut atteindre les 4 800 Nm ! Sur circuit, on peut bénéficier du mode de conduite « Race » et de sa fonction « Drift Assist » et atteindre les 270 km/h ! Le 0 à 100 km/h s’effectue en 3,5 secondes et l’autonomie en est de 400 km (en roulant à allure très modérée) tandis que le temps de recharge est de 15 minutes pour passer de 15 à 80 % de batterie sur une borne DC (puissance de recharge de 350 kW).

Seulement 1 980 exemplaires de cette auto seront produits. La R5 Turbo 3E est rare et elle est également exclusive en raison de son tarif élevé : 160 000 €. Pour ce prix, vous aurez droit à une vraie propulsion de 555 ch, dont le poids est contenu à 1 450 kg. © Renault
Seulement 1 980 exemplaires de cette auto seront produits. La R5 Turbo 3E est rare et elle est également exclusive en raison de son tarif élevé : 160 000 €. Pour ce prix, vous aurez droit à une vraie propulsion de 555 ch, dont le poids est contenu à 1 450 kg. © Renault

Cette voiture est une édition limitée à 1 980 exemplaires et en juin 2025, 1 000 personnes avaient déjà versé les 50 000 € d’acompte pour en réserver une ! La voiture est désormais affichée au tarif de 160 000 € (au lieu de 150 000 € pour les 500 premiers acheteurs) et n’arrivera chez les heureux propriétaires qu’à partir de 2027. La Renault 5 Turbo 3E est déjà un succès et rien ne dit que Renault s’arrête en si bon chemin. Pas question d’une nouvelle auto aussi extravagante, mais pourquoi ne pas relancer le nom de Gordini avec cette fois, plutôt que des artifices cosmétiques (le nom Gordini était devenu à partir de 2012 une simple finition), une vraie déclinaison sportive avec un électromoteur puissant sur la future Twingo E-Tech par exemple ou sur la R5. Comme la R5 Gordini qui était vendue autrefois en Angleterre et qui n’était qu’une R5 Alpine rebadgée.

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