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Une odeur de sapin flotte sur l’avenir des microcitadines thermiques

Segment A pour les initiés, microcitadines pour les autres, les petites urbaines à essence sont en voie d’extinction. Les indices ? La triplette Toyota Aygo, Peugeot 108 et Citroën C1 ne sera pas remplacée. Et pour la Smart Forfour, c’est décidé, la prochaine sera électrifiée.

Skoda Citigo, Volkswagen Up et Seat Mii : une autre triplette, qui s’ajoute à celle de Toyota- PSA.
Skoda Citigo, Volkswagen Up et Seat Mii : une autre triplette, qui s’ajoute à celle de Toyota- PSA.

Y aura-t-il encore des voitures à moins de 10 000 euros dans deux ans ? Pas des Dacia Logan encore moins chères, mais des petites autos de marques généralistes telles que la plupart des constructeurs en conçoivent. Des microcitadines qui, de la Suzuki Celerio à la Peugeot 108 ou la Hyundai I10 en passant par la Skoda Citigo, se font un malin plaisir de s’afficher en deçà de ce seuil psychologique, généralement aux alentours de 9 990 euros. C’est que leurs jours sont comptés si l’on s’en tient aux dernières nouvelles du front de ce segment A. Car si l’on avait soupçonné cette lente disparition il y a plus d’un an, elle se confirme ces jours-ci.

Ainsi, après 20 ans de collaboration, PSA et Toyota jettent l’éponge. Les Citroën C1, Peugeot 108 et Toyota Aygo n’auront pas de descendance. Le partenariat qui liait les deux groupes a été ventilé façon puzzle et le Japonais récupère à son compte l’usine de Kolin en République tchèque ou elles sont fabriquées. Exit donc la triplette. Exit aussi la Smart Forfour, et quant à la  Renault Twingo du futur, rien n'est décidé. La direction du groupe Daimler-Benz en a décidé ainsi : sa petite marque de Sarreguemines va basculer entièrement dans l’électrique. Du coup, Renault se pose des questions. Lui, le spécialiste historique de l’électrique a-t-il besoin de s’appuyer sur Smart pour concurrencer sa Zoe ? Autant dire que l’avenir de sa Twingo est en suspens. Le Losange prendra-t-il le risque de faire cavalier seul ? Rien n'est moins sûr.

Pas de créneau pour les petites autos

C’est que les petites autos ne sont pas rentables, ou très peu, au prix où elles sont vendues. Concevoir et fabriquer une citadine polyvalente du segment B coûte sensiblement le même prix. Or elles sont vendues 2 000 euros de plus, à équipement similaire.

Évidemment, une bonne vieille logique économique veut que le peu de marge par unité puisse être compensé par la quantité. Mais de ce côté-là aussi, c’est raté. La meilleure vente en France ? La Renault Clio toutes clientèles confondues et la Dacia Sandero pour les seuls particuliers. Leur avantage ? Elles sont plus grandes que les microcitadines et permettent à leurs propriétaires de s’aventurer en ville comme à la campagne.

La Renault Twingo connaîtra-t-elle une descendante ? Suspense…
La Renault Twingo connaîtra-t-elle une descendante ? Suspense…

Ce sont des autos deux-en-une alors qu’une microcitadine est réservée à la ville et implique de disposer d’une seconde voiture. Un luxe par les temps qui courent, surtout si les deux sont neuves ou presque. Du coup, la plupart des foyers, mêmes relativement aisés, disposent d’une grande voiture familiale récente et d’une seconde plus ancienne. Les autres en possèdent une seule, et souvent, elle est issue du segment B. Résultat : en moyenne, les petites polyvalentes, Clio, mais aussi Peugeot 208 ou Citroën C3 se vendent cinq fois mieux que les microcitadines.

Un avenir électrique pas évident

Les petites autos sont donc dans l’impasse en France, mais aussi dans le monde, hormis dans les rues japonaises ultra-encombrées, avec des produits très spécifiques. Et comme les constructeurs ne sont pas des ONG, mais des entreprises à but lucratif, elles sont prêtes à arrêter les frais.

Reste que Renault, comme le groupe Volkswagen et sa triplette (Skoda Citigo, Seat Mii et Volkswagen Up) mais aussi le groupe Hyundai-Kia (Hyundai I10 et Kia Picanto) hésitent encore et tergiversent. Car après tout, la ville est le terrain de jeu idéal des voitures électriques et les microcitadines sont donc tout indiquées pour basculer vers cette énergie.

 

La très chère Volkswagen E-Up
La très chère Volkswagen E-Up

Sauf qu’à 10 000 euros, c’est très compliqué de faire rentrer des batteries dans une petite auto. C’est même, pour le moment, quasi impossible avec des voitures de la taille et du poids de celles que nous connaissons. Et s’il existe déjà une petite citadine électrique, la E-Up de Volkswagen, elle est vendue 27 860 euros. À comparer avec les 10 700 euros, en prix d’appel, pour la même auto en version thermique.

Un avenir en forme d’autopartage

Du coup, quel est l’avenir de nos petites ? La rumeur, insistante, de la disparition pure et simple de la marque Smart, dont les usines pourraient être entièrement dédiées à la fabrication des Mercedes EQ, la division électrique de l’étoile, laisse envisager le pire. Sauf que quelques idées de sauvetage voient le jour. Chez feu Smart, la version électrique le la voiture lilliputienne et future mini Mercedes pourrait se concentrer sur l’autopartage et la location de courte durée dans les villes encombrées.

7 500 euros et 100 km d'autonomie : les chiffres gagnants de Valeo.
7 500 euros et 100 km d'autonomie : les chiffres gagnants de Valeo.

Valeo, de son côté, a présenté au dernier CES, une auto très petite, très légère et à deux places seulement, que l’intrépide arpenteur de périf Pierre Desjardins est allé essayer à Las Vegas. Une auto d’une autonomie de 100 km programmée pour les petits déplacements urbains qui trouverait parfaitement sa place au sein d’un libre-service accessible à tous. Si les microcitadines sont, à terme, condamnées au royaume de la propriété individuelle, elles ont peut-être un bel avenir collectiviste.

 

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