Voilà plus de 20 ans que la Prius, premier véhicule hybride - c'est-à-dire équipé d'un moteur thermique et d'un électrique travaillant ensemble ou séparément - a été commercialisée mais, aussi mature soit la technologie, leur part dans le marché des voitures neuves reste assez limitée, même si en constante augmentation. Ainsi, avec 45 405 immatriculations sur le premier semestre 2018, elle représente 3,82 % des ventes contre 3,04 % sur la même période un an plus tôt, soit une progression de 31,8 %. Pionnier dans le domaine, Toyota garde la main mise sur le marché puisque ses voitures essence/électriques, particulièrement nombreuses, représentent 72,51 % des ventes d'hybrides dans l'Hexagone, auxquelles s'ajoutent les 6,85 % de Lexus, sa marque premium.

Ces dernières années ont vu l'arrivée des hybrides rechargeables, trait d'union entre l'hybride simple et l'électrique pure. Ils sont le plus souvent sur la base du premier, avec une batterie plus grosse et, comme leur nom l'indique, la possibilité de les brancher pour recharger. Ainsi, une Toyota Prius de dernière génération a une batterie d'une capacité de 1,31 kWh contre 8,8 kWh pour son homologue rechargeable, celle d'une Hyundai Ioniq de 1,56 kWh contre 8,9 kWh pour la même en version « branchable ». Ainsi, tandis que les hybrides simples s'en contentent d'une poignée, elles peuvent parcourir jusqu'à une soixantaine de kilomètres en 100 % électrique pour les meilleurs, l'idée étant d'accomplir ainsi ses déplacements quotidiens et de la recharger chaque soir en quelques heures avant de n'utiliser les moteurs thermiques que le week-end. Le surcoût à l'achat est cependant conséquent, avec par exemple une différence de 8 500 € dans le cas de la Prius, ce qui en fait aujourd'hui un achat plus écologique qu'économique, et, ironiquement, l'impact de la lourde batterie une fois vidée sur la consommation n'est pas négligeable. Sans surprise, les ventes restent confidentielles et progressent lentement, avec une part de 0,60 % des ventes depuis le début de l'année, contre 0,43 % sur la même période en 2017.

On ne peut que noter l'absence quasiment totale des constructeurs français à part une DS5 en bout de vie, en attendant l'arrivée d'un DS7 Crossback et la nouvelle Peugeot 508 - berline et SW - en version hybride rechargeable, ce qui explique peut-être le manque d'engouement des Français pour la catégorie, ce que ne devrait pas améliorer la disparition du bonus de 1 000 € pour les versions branchées depuis le début de l'année.

Nous avons réuni dans ce dossier la soixantaine d'hybrides et d'hybrides rechargeables disponibles aujourd'hui sur le marché français en les divisant par catégorie et précisé pour chacune d'entre elles les modèles les plus intéressants. Attention cependant, nombreux sont ceux, principalement en provenance des marques allemandes, dont la commercialisation a été suspendue en juin pour quelques semaines, le temps de réaliser les homologations pour la norme WLTP qui prendra le relais de la NEDC à partir du 1er septembre 2018. Nous ne manquerons pas ensuite de remettre à jour le dossier.