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Daimler, Ford, Hyundai, Nissan, Fiat...: ces constructeurs à la peine

Tous les constructeurs ne bénéficient pas de vents porteurs en ce moment. Entre les tensions commerciales avec les Etats-Unis, les droits de douanes et la hausse du coût des matières premières, plusieurs d'entre eux tournent clairement à bas régime. Découvrez qui, et pourquoi.

Un contexte international difficile explique que tous les constructeurs ne jouent pas la même musique en cette mi-année 2018.
Un contexte international difficile explique que tous les constructeurs ne jouent pas la même musique en cette mi-année 2018.

Les communications triomphales adoptées ces derniers jours par les groupes PSA et Renault ne doivent pas occulter une réalité moins rose : l’automobile mondiale connaît un certain nombre de difficultés, dans un contexte international marqué notamment par les incertitudes posées par le Brexit ou les conséquences du dieselgate, à quoi s’ajoutent les nouveaux tarifs sur les importations imposés par l’administration Trump et la mise en œuvre de nouvelles normes antipollution.

A l’issue du premier semestre de l’exercice 2018-2019, Nissan fait ainsi état d’un bénéfice net en chute de 14%, avec des ventes qui baissent notamment de 9,5% en Amérique du nord et de 12,7% en Europe, valeurs que peine à compenser la hausse de 6,9% enregistrée en Chine. Le Japonais souffre de recettes amoindries du fait des effets de change, tandis que les coûts d’approvisionnement augmentent du fait de l’élévation du prix des matières premières, sachant que l’acier et l’aluminium représentent respectivement environ 25 et 10% du prix d’une voiture.

Les tensions commerciales entre les Etats-Unis et leurs partenaires ne facilitent pas non plus les choses à Nissan, même si celui-ci produit aux Etats-Unis plus de la moitié des voitures qu’il y vend. « Dans l'immédiat, ce n'est pas le moment de songer à une nouvelle stratégie, car nous ne savons pas ce qui va arriver, nous ne pouvons pas prendre de décisions tant que les autorités n'en ont pas prises », a toutefois déclaré un Vice-président du constructeur le jour de la présentation des résultats.

Phénomène intéressant, les mesures de l’administration Trump touchent aussi les constructeurs…américains. Ford, qui a déclaré devoir engager une restructuration de 11 milliards de dollars sur les 3 à 5 ans à venir, a vu son bénéfice net chuter de 48% au deuxième trimestre. La firme prévoit une hausse des coûts générés par les nouveaux tarifs imposés par l’Etat fédéral sur les matières premières.

La groupe va par ailleurs modifier son offre en profondeur pour se concentrer sur les modèles les plus rentables : "Le type de redesign que nous allons effectuer prend du temps et nous allons communiquer une fois que nous aurons pris les décisions, comme abandonner les silhouettes traditionnelles des berlines que nous commercialisons en Amérique du Nord", a ainsi déclaré un des dirigeants de la compagnie.

Ford va ainsi se concentrer sur les modèles favoris de la clientèle locale, comme par exemple le pick-up F-150 qui est toujours le leader des ventes. En Asie et en Europe, le groupe parle de « manque d’efficacité », ce qui se traduit par des pertes et des ventes en berne.

Le grand rival américain, General Motors, a quant à lui revu à la baisse ses prévisions annuelles. La faute en incombe là encore aux matières premières plus coûteuses, mais aussi aux dévaluations du peso argentin et du real brésilien qui provoquent une chute des ventes sur le continent sud-américain.

Le coréen Hyundai Motor a lui aussi annoncé une chute du bénéfice net (-11%) au deuxième trimestre, plombé par un won fort et une baisse de la demande sur ses marchés-clés. Pour préserver sa rentabilité, il doit actuellement limiter la production dans ses usines pour stabiliser ses stocks.

Plus près de nous, c’est Daimler, leader mondial du haut de gamme, qui fait état d’une chute de 29% de son bénéfice net, la faute en incombant en partie à des effets de change négatifs et aux droits de douane imposés par la Chine sur les véhicules en provenance des Etats-Unis. De plus, le groupe doit faire face au coût du rappel de 774 000 véhicules sur fond de dieselgate.

La surprise du chef, enfin, vient du groupe Fiat qui, quelques heures après le décès de son patron Sergio Marchionne, a annoncé un résultat net de 754 millions d’euros, en baisse de 35%, quand tous les analystes estimaient celui-ci à 1,3 milliard. Un double affaiblissement pour le groupe industriel italo-américain, dont nombre de spécialistes estiment qu’il va devoir s’adosser à un autre pour survivre. Ou revendre Jeep, sa cash-machine.

On n’en savoure que mieux les derniers résultats affichés par les deux groupes français PSA - rentabilité record au premier semestre -  et Renault - record d'immatriculations et de marge opérationnelle - qui semblent avoir retrouvé les clés d’une croissance qu’il faut espérer aussi durable que possible.

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