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Les cinq prochains chantiers de Renault

Dans Nouveautés / Autres actu nouveautés

Si le Losange est en pleine forme, avec des ventes et bénéfices records, les domaines où il doit progresser ne manquent pas ! Alors que Carlos Ghosn dévoilera début octobre la feuille de route du constructeur pour la période 2018/2022, voici les chantiers que l'on estime prioritaires.

Les cinq prochains chantiers de Renault

Donner un coup d'accélérateur à l'électrique

S'il a complètement raté le train de l'hybride, le Losange est en avance en matière d'électrique. Carlos Ghosn a rapidement misé sur cette technologie, avec à la clé l'une des meilleures voitures branchées du marché, la Zoé, qui propose depuis fin 2016 une autonomie théorique de 400 km. Le souci, c'est que la citadine se sent bien seule dans la gamme « véhicules particuliers ». Et cette fois, la concurrence met les bouchées doubles pour profiter de l'essor de l'électrique. Certes, la plupart de ces nouveautés ne seront pas lancées avant 2019. Mais une fois que les rivaux auront comblé leur retard, où en sera Renault ?

Côté technique et autonomie, Renault est au point. Il serait temps d'en profiter pour lancer une électrique plus grande.
Côté technique et autonomie, Renault est au point. Il serait temps d'en profiter pour lancer une électrique plus grande.

Volkswagen prévoit par exemple d'ici la fin de la décennie une compacte et un SUV branché. Mercedes fait de même. Le Losange ne communique pour l'instant sur aucune extension de la gamme. On sait juste que l'ensemble de l'Alliance, c’est-à-dire avec Nissan et Mitsubishi, proposera d'ici 2022 douze nouveaux véhicules 100 % électriques. Mais combien pour Renault, c'est encore le mystère.

Soigner la présentation intérieure

C'est incontestable : grâce à Laurens van den Acker, Renault a réussi le renouveau esthétique de sa gamme. Le design est devenu l'un des premiers critères d'achat des clients du Losange. En toute logique, le constructeur va capitaliser sur ce succès : le prochain cycle de nouveautés, qui commencera avec la Clio 5 fin 2018 ou début 2019, fera évoluer en douceur les codes esthétiques. Les concepts Trezor et Symbioz l'ont confirmé.

La présentation intérieure des futures Renault devrait s'inspirer du celle du concept Trezor.
La présentation intérieure des futures Renault devrait s'inspirer du celle du concept Trezor.

En revanche, le constructeur va cette fois devoir travailler sur ses habitacles. Si les Renault ont de la personnalité à l'extérieur, les intérieurs ne marquent pas beaucoup les esprits. Et c'est un élément très important pour les acheteurs : à n'en pas douter, la présentation originale du 3008 est à elle seule un gros argument de vente. Le Losange en est conscient et l'avait évoqué lors de la présentation du Trezor. Ce dernier adoptait une planche de bord avec des écrans implantés en L autour du volant. La future Clio pourrait reprendre cette architecture. On attend aussi des progrès dans la finition, surtout sur les modèles du haut de gamme.

Adieu Twingo et Espace ?

À une époque où les constructeurs privilégient les véhicules à grands volumes de ventes au potentiel international, Renault devrait faire un bon ménage dans sa gamme. Des modèles historiques mais trop européens pourraient passer à la trappe. Ainsi, le Scénic court et l'Espace ne seraient pas remplacés. Le Losange se contenterait d'un unique Grand Scénic. À l’opposé, la question du renouvellement de la Twingo se pose aussi, les petites citadines n'ayant plus la cote comme l'avait bien expliqué sur Caradisiac Michel Holtz. La Twingo pourrait survivre grâce au partenariat avec Smart, la base étant partagée avec les Fortwo et Forfour.

Travailler sur les moteurs thermiques

Le tout hybride et électrique est encore loin. Les constructeurs doivent donc encore travailler sur l'amélioration du 100 % thermique, Renault le premier. Clairement, les TCe et dCi restent un cran en dessous des nouveaux PureTech et BlueHDi du groupe PSA. Le reproche que l'on fait souvent aux blocs du Losange, c'est un manque de punch, les performances n'étant pas en adéquation avec le niveau de puissance affiché. Surtout, Renault est en manque de blocs musclés pour son haut de gamme. Il a en partie corrigé le tir sur l'Espace avec l'arrivée d'un 1.8 turbo de 225 ch, qui remplace le 1.6 TCe de 200 ch. Mais côté diesel, le porte-drapeau plafonne à 160 ch ! Pendant ce temps-là, un Skoda Kodiaq profite d'un 2.0 TDI de 190 ch. Le Losange met actuellement les bouchées doubles pour s'améliorer. Côté petites cylindrées, il prépare une nouvelle famille de moteurs essence 1.3 TCe. Pour les gros rouleurs, un 2.0 dCi biturbo est dans les cartons.

Réussir dans le premium avec Alpine

Après l'A110, la suite du programme Alpine devrait être un SUV, qui servirait de machine à cash.
Après l'A110, la suite du programme Alpine devrait être un SUV, qui servirait de machine à cash.

Alors que Peugeot souhaite devenir « la meilleure marque généraliste haut de gamme », ce qui fait penser à Volkswagen, Renault assume un positionnement généraliste tout-court, même s'il a un trio de grands modèles, dont la tête de gondole est l'Espace. Si le Losange reste à sa place, c'est parce qu'il a une très belle carte à jouer avec Alpine. Il aura fallu deux décennies au A fléché pour renaître, mais cette fois, c'est bon. Début décembre, les premiers exemplaires de la nouvelle A110 seront livrés. La nouvelle Berlinette donne la priorité aux sensations de conduite, la fiche technique l'atteste. Mais Renault ne le cache pas, l'A110 doit attirer une clientèle issue de marques premium, des automobilistes qui voient avant tout un bel objet qu'une auto à piloter. Vu les réactions et les carnets de commandes bien remplis, le retour est réussi. Maintenant, il faut clairement capitaliser sur cette relance. Assurément, en interne, on a en tête d'autres modèles, même si la firme prendra tout son temps, car dans le haut de gamme, le moindre raté ne pardonne pas. Il faudra être patient, mais le rêve d'un Porsche à la française peut plus que jamais devenir réalité.

Faire progresser le contenu technologique… et le fiabiliser

La sortie de l'Espace cinquième génération avait permis au Losange de combler une partie de son retard en matière d'équipements. Mais de nos jours, la technologie progresse vite, un constructeur doit mettre à jour son arsenal d'aides à la conduite en continu. Ce n'est pas le cas de Renault : depuis la sortie du grand monospace/crossover, le constructeur n'a rien proposé de nouveau ! Ses véhicules haut de gamme ne sont par exemple toujours pas capables d'avancer de manière autonome dans les embouteillages, de "voir" dans le noir, d'avoir des optiques "matricielles"… La marque doit donc vite progresser… tout en fiabilisant les nouveaux systèmes. Ceux qui ont acheté un Espace 5 ont été confrontés à un nombre important de bugs, inacceptables pour une marque qui a déjà mis longtemps à faire oublier les ratés des Laguna 2 et Espace 4 au début des années 2000. Et encore, le système R-Link n'est toujours pas au point.

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Commentaires (109)

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Article intéressant. En voulant supprimer les Twingo et L'Espace, ça confirme bien que Renault fait l'essentiel de ces ventes sur la Clio, Captur et Scénic (à voir si les ventes ne s’essoufflent pas rapidement), ce qui représente 3 modèles sur 15 environs (sans compter les utilitaires).

Et avec un seul modèle électrique, bien qu'il est commencé bien avant les autres généralistes, ils ont intérêt à vite développer d'autre modèle s'ils veulent rester dans la course, mais j'ai cru comprendre que c'était l'une des stratégie à moyen term.

Et pour Alpine, je la vois plus comme le "LOTUS" français, toute proportion gardé, plutôt que Porsche. Alpine est beaucoup plus axé plaisir de conduire, petit gabarie léger que premium sport/lux avec des moteurs monstrueux.

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Moteur 1,3 L pour les gros rouleurs ? Lol ils sont fort chez Renault

Par

Alpine dans le "premium" pour ce premier modèle cela va être compliqué. Ou alors ils misent sur le fait que l'acheteur type (mis à part le nostalgique qui achète pour l'histoire de la marque), ne soit jamais monté dans une Porsche ou équivalent. Je sais que cela fait entrer dans un autre débat mais le client qui a le budget pour une Alpine neuve, je pense qu'il y a fort à parier qu'il hésitera fortement à prendre un Cayman/Boxster récent en occasion qui sera "vraiment fini" avec un sentiment d'en avoir pour son argent.

L'Alpine est top pour s'amuser mais tant que l'on regarde la route et que l'on ne s'attarde pas sur les details habitacle. Sur une ancienne, ce côté "bricolage" ou "élément de récup un peu cheap pris sur un autre modèle bas de gamme" peut avoir son charme et permet de raconter des anecdotes, mais je doute qu'ils fassent plaisir aux clients visés pour faire suffisamment de volume à l'avenir.

Je me permets de commenter car j'ai fait suffisamment de bornes dans l'auto pour avoir cet avis et pour avoir également suffisamment posé mes fesses dans ce qui constitue la concurrence de l'Alpine proche et plus lointaine.

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En réponse à Ledieselcapue

Moteur 1,3 L pour les gros rouleurs ? Lol ils sont fort chez Renault

Pour les gros rouleurs, ils développent un 2.0 DCi Biturbo, le 1.3 Tce est pour les citadine (cf article ci dessus, §travailler sur les moteurs thermiques, ligne 10...)

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En réponse à Ledieselcapue

Moteur 1,3 L pour les gros rouleurs ? Lol ils sont fort chez Renault

Ben, sachant qu'ils ont aussi un 1,8L, aussi, je ne vois pas trop le problème

Par

Je trouve un peu injuste les critiques sur "les" moteurs Renault pas à jour, manquant de punch, pas assez puissant...

Ces critiques s'appliquent à la majorité des moteurs essence. Et oui, il serait sans doute souhaitable (pour l'image, pas pour les volumes de vente) d'avoir des moteurs plus gros et musclés.

Mais au moins les diesels jusqu'à 130 Cv, ce que la majorité des gens achètent, sont tout à fait compétitifs, performants et économes, face à leurs concurrents.

Par

En réponse à Nounours_Hero

Alpine dans le "premium" pour ce premier modèle cela va être compliqué. Ou alors ils misent sur le fait que l'acheteur type (mis à part le nostalgique qui achète pour l'histoire de la marque), ne soit jamais monté dans une Porsche ou équivalent. Je sais que cela fait entrer dans un autre débat mais le client qui a le budget pour une Alpine neuve, je pense qu'il y a fort à parier qu'il hésitera fortement à prendre un Cayman/Boxster récent en occasion qui sera "vraiment fini" avec un sentiment d'en avoir pour son argent.

L'Alpine est top pour s'amuser mais tant que l'on regarde la route et que l'on ne s'attarde pas sur les details habitacle. Sur une ancienne, ce côté "bricolage" ou "élément de récup un peu cheap pris sur un autre modèle bas de gamme" peut avoir son charme et permet de raconter des anecdotes, mais je doute qu'ils fassent plaisir aux clients visés pour faire suffisamment de volume à l'avenir.

Je me permets de commenter car j'ai fait suffisamment de bornes dans l'auto pour avoir cet avis et pour avoir également suffisamment posé mes fesses dans ce qui constitue la concurrence de l'Alpine proche et plus lointaine.

Vous avez raison. Mais je continue à penser, sauf si on m'argumente l'inverse, que Alpine n'est pas et ne sera pas une concurrente à Porsche. Les futurs proprio d'Alpine seront plus, je pense, d'ancien proprio de Z4, RCZ, SLK ou 370Z entre autres que Porsche. Même le modèle le moins chère entrée de gamme de Porsche n'est pas dans la même catégorie que cette Alpine et n'a pas la même philosophie.

Mais j'espère évidemment que Alpine va bien se développer et proposera des modèles aboutis pour s'installer durablement sur le marché.

Par

En réponse à beniot9888

Je trouve un peu injuste les critiques sur "les" moteurs Renault pas à jour, manquant de punch, pas assez puissant...

Ces critiques s'appliquent à la majorité des moteurs essence. Et oui, il serait sans doute souhaitable (pour l'image, pas pour les volumes de vente) d'avoir des moteurs plus gros et musclés.

Mais au moins les diesels jusqu'à 130 Cv, ce que la majorité des gens achètent, sont tout à fait compétitifs, performants et économes, face à leurs concurrents.

Économe oui, performant mouais, agréable à conduire, pas trop.

Le moteur le plus vendu est le 1.5 DCI 105cv (ou 110 j'sais plus ou ils en sont). Ce moteur s'apparente plus à un moteur essence dans ça conduite que diesel. Il faut sans cesse tirer dessus pour que ça avance. Le couple à bas régime (1500trm) est quasi inexistant puisque le turbo se déclenche vers 1800 - 2000 trm, ce qui oblige par exemple de rétrograder systématique pour doubler, c'est un peu chiant à la longue.

Par

En réponse à beniot9888

Je trouve un peu injuste les critiques sur "les" moteurs Renault pas à jour, manquant de punch, pas assez puissant...

Ces critiques s'appliquent à la majorité des moteurs essence. Et oui, il serait sans doute souhaitable (pour l'image, pas pour les volumes de vente) d'avoir des moteurs plus gros et musclés.

Mais au moins les diesels jusqu'à 130 Cv, ce que la majorité des gens achètent, sont tout à fait compétitifs, performants et économes, face à leurs concurrents.

mais dépourvu de vrai solution €6 et €6.2 car pas de filtre à NOX efficace !

Par

Il y a 2 domaines dans lequel Renault est très en retard :

1 - Les moteurs essence complètement à la ramasse face à la concurrence, en performances comme en conso (hors versions RS bien entendu). Fini de miser sur le tout-diesel.

2 - La qualité de finition des habitacles (notamment la Clio qui est à des années lumière d'une ancienne Polo) an ajustages comme en matériaux.

Enfin, concernant l'Alpine, j'ai hâte de voir ce que ça va donner. Mais avec un ticket d'entrée à plus de 50 000 €, il faudrait aussi viser un modèle plus accessible, un peu dans l'esprit du RCZ de base qui n'existe plus.

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