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80 km/h: que peut annoncer Emmanuel Macron ce soir?

Dans Economie / Politique / Politique

Emmanuel Macron s’exprimera ce lundi soir à la télévision, après trois mois de grand débat. Que peut-il annoncer sur les 80 km/h ?

80 km/h: que peut annoncer Emmanuel Macron ce soir?

La limitation à 80 km/h ne figurait pas dans le programme présidentiel d’Emmanuel Macron. Portée par le Premier ministre, elle apparaît maintenant comme un caillou dans la chaussure de l’hôte de l’Elysée, qui s’en passerait d’autant mieux qu’elle est couramment perçue comme un ferment de la colère des gilets jaunes.

Ce soir à 20 heures, dans son adresse télévisée aux Français qui suit les trois mois de grand débat, Emmanuel Macron a donc la possibilité d’évoquer la suppression ou au moins les aménagements d’une mesure que lui-même aurait même qualifiée de « connerie » ! On imagine les tiraillements que celle-ci a pu susciter entre l’Elysée et Matignon au cours de cette année 2018 si compliquée pour l’exercice du pouvoir.

Car si elle a un coût politique, cette limitation s’accompagne aussi d’une baisse bien réelle du nombre de morts sur les routes de France. 3259 personnes avaient perdu la vie sur la route en 2018, contre 3448 en 2017, ce qui avait permis à Edouard Philippe d’affirmer fièrement en janvier dernier qu’"il n'y avait jamais eu aussi peu de morts sur les routes françaises"

Et le Premier ministre d’enfoncer le clou lundi 8 avril dernier, lors de la présentation du compte-rendu de la consultation consécutive à l'organisation du grand débat national. Evoquant les (ses) 80 km/h, il a réaffirmé son attachement en ces termes « la bonne foi, c’est celle qui m’a poussé à instaurer le 80 km/h. Je ne me résigne pas à abandonner l'ambition de la baisse de la mortalité sur les routes. »

Pris en sandwich

Une façon de mettre la pression à Emmanuel Macron, qui s’en passerait bien et se retrouve pris en sandwich entre d’un côté son premier ministre et les acteurs de la Sécurité routière, et de l’autre un groupe de sénateurs qui depuis des mois combattent les 80 km/h, et trouvent de nombreux relais tant chez les élus locaux que dans l’opinion.

« Ce qu'il qualifiait en janvier 2018 de « mesure de rupture » témoigne indiscutablement de la fausse route prise par le Premier ministre : les mesures d'une politique ambitieuse - surtout en matière de sécurité routière - doivent être empreintes d’une forte acceptabilité sociale. Si cette condition d’acceptabilité n'est pas remplie, il est illusoire de penser que l’on peut atteindre des objectifs ambitieux », tonne Michel Raison, sénateur de Haute-Saône. « Une nouvelle fois, il ne répond pas sur le fond, évacue tout débat sur l’efficacité réelle de la mesure et fait mine d'oublier la proposition sénatoriale d’appliquer la réduction de vitesse de manière décentralisée au niveau des départements afin de l’adapter aux réalités des territoires. »

Ce soir, il est possible qu’Emmanuel Macron se garde d’évoquer les 80 km/h. Les véritables urgences (retraites, fiscalité, etc.) sont ailleurs. Mais le sujet sera forcément abordé mercredi lors d’une conférence de presse organisée au Palais de l’Elysée.

Si le Président se montre cohérent, on peut imaginer qu’il reste sur la ligne de sa promesse d’évaluation au bout d’un an (au 1er juillet, donc): « on rendra transparents les résultats. Si ça ne marche pas, on ne continuera pas », avait-il déclaré lors d’une interview sur TF1 le 12 avril 2018.

Quelques mois plus tard, en pleine « Gilet jaune-mania », le même semblait lâcher du lest en expliquant qu’"il faut ensemble que l'on trouve une manière plus intelligente de le mettre en œuvre. Il n’y a pas de dogme. Il n'y a pas un président de conseil départemental qui n'a pas pris ses responsabilités sur la vitesse, quand il voyait que sur une route, il y avait un problème".

Ce soir et mercredi, Emmanuel Macron va donc annoncer la façon dont il compte « transformer les colères en solutions. ». La position assouplie qu'il laisse entrevoir depuis quelques temps est une façon de gagner du temps sur un dossier miné. Des aménagements départementaux, décidés par les acteurs locaux, seraient probalement aujourd'hui accueillis avec bienveillance. Un sondage LCI / Opinion Way publié en janvier montrait en effet  que 78% des Français restent opposés aux 80 km/h généralisés. Mais des 80 km/h mieux ciblés, pourquoi pas?

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