Mondialde l'auto 2026 : c’est auprès de marques les moins en forme qu’on fera les meilleures affaires
Alors que la Porte de Versailles s’apprête à se transformer en concession géante, les performances commerciales de 2026 dictent les marges de manœuvre sur les stands. De Dacia qui casse sa règle du « zéro remise » à Citroën qui n’a pas vraiment besoin d’accorder de ristournes voici où dénicher les meilleures affaires « spécial salon ».

À quoi bon s’intéresser à l’économie de l’industrie automobile lorsque l’on souhaite simplement s’offrir une voiture ? Le score commercial d’un constructeur est-il éclairant lorsque l’on souhaite obtenir un bon prix sur sa prochaine auto ? La réponse est un grand oui. D’autant que dans moins d’une semaine, s’ouvre le Mondial de l’auto à Paris, et pendant six jours, la Porte de Versailles se transformera en une énorme concession multimarques ou chacune d’entre elles voudra ramasser le maximum de commandes.
Or, lorsqu’un constructeur se retrouve dans une zone de turbulences, il a besoin de vendre des autos pour se remettre à flot, quitte, non pas à les brader, mais à offrir plus de remises que d’habitude, au travers d’opérations « spécial salon » que l’on ne retrouve pas forcément dans les réguliers, et très complets, guides des promos de Cédric Pinatel, d’où l’intérêt de faire un petit tour chiffré des marques françaises et de leurs réussites, ou déboires, depuis le début de l’année.
Alpine : des chiffres en trompe-l’œil ?
A priori, les affaires ne pourraient aller mieux. Avec une hausse de 64 % de ses ventes, la marque de Dieppe vit actuellement sa plus belle vie. Sauf que l’A110 est en fin de vie, justement, et devrait rapidement être remplacée par une nouvelle version entièrement électrique.
Un logique cours des choses au moment où les ventes d’électriques ne devraient pas tarder à frôler les 50 % des immatriculations neuves totales. Sauf qu’Alpine, en raison de son positionnement « plaisir et passion » ne profite pas totalement de cet engouement pour le VE, même si son A290 se vend bien, et 3 500 exemplaires de cette version sportive de la R5 sont sorties des chaînes de Dieppe.
En revanche, l’A 390 est mal en point et seuls un peu plus de 1 000 unités ont trouvé preneurs. Ce SUV se veut sportif et exclusif à la marque. Un peu comme la future A110 tout électrique et l’on prie, en Normandie, pour que cette dernière ne subisse pas le même sort.
Verdict : quelques bonnes affaires possibles pour ceux qui souhaiteraient s’offrir une A390.
Citroën : en mode beaucoup mieux ?
Les chevrons sont certes parmi les premiers dans l’ordre alphabétique de ce classement, mais Citroën est également le meilleur élève de la classe. Depuis le mois de janvier, les autos de la marque ont progressé de 8,4 % en Europe, et de 21,3 % rien qu’en France.
Mieux : l’électrique, et l’ë- C3 en tête ont carrément explosé leur score de 2025 avec + 98 %, surtout depuis l’envolée du prix de l’essence en mars. Du coup, Citroën n’a absolument pas besoin d’un coup de pouce, et il faudra se contenter des tarifs affichés sur le stand des Chevrons.
Verdict : difficile d’arracher des remises à une marque dont les autos se vendent toutes seules.
Dacia : une star déchue ?
C’était l’absolu bon élève, celui, qui, malgré son positionnement low cost, dédaignait la politique des remises. C’est terminé. Dacia est rentrée dans les rangs, commence à pratiquer des petits cadeaux et connaît lui aussi quelques difficultés. Au premier trimestre, ses ventes ont carrément baissé de 16 %.
La dégringolade s’est quelque peu arrangée au second mais il n’empêche : elles sont toujours négatives avec -8 %. Si l’on souhaite s’offrir une franco roumaine, une visite au Mondial est donc recommandée, comme l’est le détour par le stand Dacia.
Verdict : le jeu des remises fait enfin son apparition dans cette marque qui s’y était toujours refusée.

Peugeot : bonnes affaires en vue ?
L’année 2026 est loin d’être un grand cru pour le Lion. Au premier semestre, la marque a dévissé de 8,2 %. Entre janvier et juin, le Lion a enregistré des livraisons en repli de 8,2 %, à 113 480 unités. D’accord, Peugeot a redressé la barre en septembre, et a même progressé de 1,5 %. Mais c’est dans un marché général en hausse de 11,6 %, ce qui relativise la performance sochalienne.
Cette embellie des ventes toutes marques confondues est bien évidemment lié au succès de l’électrique et c’est justement là que le bât blesse puisque les Peugeot à batteries commencent à dater, contrairement à ceux de son cousin Citroën. Il y a donc de bonnes chances de repartir du stand armé d’un bon de commande en dessous du prix catalogue sur de nombreux modèles, électriques ou thermiques.
Verdict : ne pas hésiter à négocier, quel que soit le modèle
Renault : une réussite fragile ?
Il n’est pas toujours besoin d’être gros pour être heureux, et l’on peut n’être que le 18e constructeur mondial et se porter plutôt bien. Renault a augmenté tranquillement ses ventes de 3,3 % depuis le début de l’année et conforte sa part de marché de 17,2 %. L’électrique ? La R5 cartonne et la R4 est en train de rattraper son retard à l’allumage. Le thermique, ou plutôt l’hybride léger ou plus conséquent ?
Il s’impose sur la nouvelle Clio, sixième du genre, malgré des débuts en demi-teinte pour cause de rivalité avec la cinquième du nom. Reste tout de même un clou, et même plusieurs, dans le pneu Renault. La Clio 6 est la seule thermique à se vendre correctement. Captur, Symbioz, Austral et Espace voient leur score fondre ou stagner. La réussite de Renault est donc fragile, puisque liée à quelques produits stars seulement.
Verdict : des modèles thermiques et hybrides très négociables














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