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Salon de Genève 2019

Quand Genève tousse, le printemps automobile est enrhumé

Dans Salons / Salon de Genève

La manifestation suisse est touchée à son tour par les désaffections de plusieurs constructeurs. Et quand l’un des événements automobiles les plus attractifs d’Europe est boudé, c’est le concept même du salon automobile qui est à réinventer. Paris l'a fait, le salon de Genève et celui de Francfort sauront-ils trouver cette nouvelle voie ?

Les allées du salon de Genève, au printemps 2018.
Les allées du salon de Genève, au printemps 2018.

C’était le dernier des Mohicans européens, le salon intouchable, la grand-messe inaltérable. Las. Même Genève ne sera plus ce qu’il fut. Même lui enregistre des défections. Coup sur coup, Ford, Jaguar, Volvo, Land Rover et DS ont dit non merci au raout helvétique. Et le compteur des marques poseuses de lapin est loin d’être clos, puisqu’il reste 4 mois avant l’ouverture de la manifestation.

D’autres absents à venir ?

Alors on peut supputer et deviner les prochains sur la liste des absents. Opel ? Il est possible que l’Allemand du groupe PSA fasse l’impasse sur le salon de Genève, puisque dorénavant, la règle veut que le déplacement ne se fasse plus que si une nouveauté pointe son nez. Or, la nouvelle Corsa ne devrait pas voir le jour avant le salon de Francfort, à la rentrée de septembre. Quant aux autres, il suffit de piocher dans la liste de ceux qui ont boudé Paris et qui n’ont pas de nouveauté à dévoiler pour deviner qu’ils sont tentés de ne pas faire le voyage.

Le Fiat 500X rafraîchi.
Le Fiat 500X rafraîchi.

Parmi eux, Fiat, qui vient de dévoiler le restylage de son petit SUV 500X mais n’a pas grand-chose dans ses cartons. Parmi les absents probables aussi, Maserati, un peu à l’agonie ces temps-ci. De même qu’Infiniti et Nissan, puisque le très attendu Juke de ce dernier ne sera pas dévoilé avant l’été. Peut-être en sera-t-il autant d’Abarth et d’Alfa Romeo, autres marques du groupe FCA qui n’ont pas grand-chose de neuf à dévoiler.

Et qu’adviendra-t-il du groupe Volkswagen ? La marque VW a boudé Paris, et sa Golf huitième du nom ne sera pas dévoilée avant l’automne. Évidemment, il reste Audi en plein renouveau de ses modèles d’entrée de gamme avec l’A1 et l’A3, et qui ne saurait tourner le dos à ses clients suisses, ou encore Skoda, dont la Scala fera sa première apparition publique. Toujours est-il que la liste des absents risque de s’allonger d’ici le printemps.

Genève n'a aucune raison d'être boudé

Alors la question se pose : comment peut-on tourner le dos à un salon comme celui-là ? Le salon de Genève a tout pour lui, sauf le prix des stands, pas à la portée de la première PME venue, car, après tout, l’affaire se déroule en Suisse.

Pour le reste, le salon helvète coche toutes cases. Il est tout à côté de l’aéroport international, ses dimensions sont à taille humaine, très loin du gigantisme de Francfort. En plus, il est annuel et se déroule au meilleur moment de l’année, au début de l’année, ce qui permet aux constructeurs de présenter des nouveautés commercialisées avant l’été, une période propice aux ventes puisqu’elle permet aux clients de partir en vacances au volant de leur nouveau bolide.

C’est également une manifestation qui se déroule en pays neutre, une spécialité suisse. Un pays qui n’a aucun constructeur local et place ainsi chaque marque qui s’y retrouve sur un pied d’égalité. Enfin, c’est à Genève qu’est révélé, chaque année, le lauréat du trophée de la voiture de l’année.

 

La Golf 8 ne sera pas du voyage en Suisse.
La Golf 8 ne sera pas du voyage en Suisse.

Si Genève est touché, malgré tous ses atouts, c’est qu’il y a le feu au concept de salon de l’auto lui-même. C’est que la cérémonie, qui dure depuis près de 100 ans, et qui consiste à faire tournicoter de nouvelles autos rutilantes sur des podiums devant des visiteurs ébahis, a vécu. Le Mondial de Paris l’a compris, en élargissant cette année son offre à la moto, aux services high-tech et aux animations, et en revoyant à la baisse le prix du m2. Résultat : la manifestation parisienne a sauvé ses meubles, et sa fréquentation. On verra dans quatre mois si la Suisse réagit, et en septembre si le salon de Francfort a lui aussi capté le message. Il en va de leur survie. Car si le dérèglement climatique touche la météo, le dérèglement économique risque de toucher ces deux salons de l’auto.

 

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Commentaires (25)

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Et bizarrement Bruxelles fait carton plein.....

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En ça sera pour d'autre l'occasion de bénéficier d'une belle visibilité.

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En même temps, à l'heure d'internet, presque tous les gens qui iront au salon auront déjà découvert les nouveaux modèles depuis chez eux et se seront renseignés sur les marques qui les intéressent.

L'intérêt de ces salons, c'est bien de profiter de ce dont on ne peut pas faire l'expérience chez soi : comparer plusieurs modèles cote à cote, s'installer au volant, poser des questions aux représentants des marques.

Par

j'ai déjà signalé que la Skoda Scala sera en première mondiale à Bxl... on se réveille chez Cara...

Par

Et à Bruxelles, en janvier, ils y seront tous (à part Infiniti, Lada et Morgan). Mais on verra Volvo, Ford, Jaguar, etc. aux côtés des premiums allemands et des généralistes allemands, français, coréens et japonais. Avec, en plus, un palais Dream cars avec une vingtaine de marques de luxe dont Aston Martin, Porsche, Bentley, Maserati, Lotus, Ferrari, Bugatti, Alpine...

Par

Si m^mes les cuisses se désintéressent de l' auto, où va t-on ..?? A quand le retour des cerceaux et des hochets ..??!!

Par

on va passer au taxi autonome, voiture autonome electrique.. afin de se deplacer de A à B..

Par

Quelques news de Suisse à nos amis de Caradisiac qui n'ont sans doute pas eu le temps de faire leurs devoirs, faute de yellow parties ...

Oui, en février 2018 déjà, Genève a pris des mesures pour ouvrir le salon aux acteurs de la mobilité (lien 1) notamment en créant le "Shift Automotive", un événement commun avec l'IFA berlinois, le plus grand salon dédié à l'électronique grand public en Europe, évènement qui débutera au salon 2019 (lien 2).

Ceci étant, vous avez parfaitement raison. Si les constructeurs de voitures premium et de luxe se mettaient à déserter Genève, ce qui n'est pas encore le cas avec ceux que vous mentionnez, ce la sonnerait le glas des salons traditionnels.

https://www.gims.swiss/fr/nouveautes/geneva-international-motor-show-2019-inscriptions-ouvertes

https://www.24heures.ch/economie/salon-auto-sallie-salon-lelectronique-berlinois-ifa/story/12737962

Par

La future Golf, mélange de la Cox et de la Golf VII ? Curieux. Elle perd en agressivité.

Sinon en effet, ce serait dommage que ce salon-là lui aussi soit boudé.

Par

La profusion de salons internationaux cause forcément ce type de désagréments pour les historiques.

C'est ca la concurrence , les anciens doivent s'adapter ou faire place aux nouveaux. C'est la jeunesse triomphante avec les salons de Ganghzou, New York, Las Vegas, Shanghai et Canton.

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