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Quels sont les radars les plus flasheurs en France ? Mystère…

Dans Pratique / Radars

, mis à jour

Quels sont les radars les plus flasheurs en France ? Mystère…

L'opacité perdure sur le système du contrôle automatisé. À tel point qu'il est difficile de prendre au sérieux le classement officiel des radars les plus flasheurs, publié dans le bilan annuel de la Sécurité routière il y a quelques jours. Aucune statistique ne filtre sur les nouveaux radars tourelles, guère plus sur les voitures radars confiées au privé. Le tribunal administratif juge pourtant que les statistiques complètes du contrôle automatisé sont communicables à toute personne qui en fait la demande. En tout cas, comparé aux précédents, ce bilan peu détaillé, marqué par la recrudescence des actes de vandalisme, ne paraît pas aussi catastrophique que l'on aimerait bien nous le faire croire. Démonstration.

Le radar le plus flasheur de France serait, comme l'an dernier, celui implanté sur l'autoroute A8 à Cagnes-sur-Mer, dans le sens de Nice vers Cannes, si l'on en croit le bilan annuel des infractions et du permis à points publié par la Sécurité routière à la fin du mois de septembre. Avec 205 510 excès de vitesse relevés en 2019, l'automate n'est pas loin d'avoir doublé la mise par rapport à 2018 (115 558 flashs).

Comment expliquer un tel boom ? C'est bien simple, la recette marche à tous les coups : la vitesse limite à sa hauteur a été abaissée de 110 à 90 km/h, ce qui lui aurait aussi permis de battre le record détenu depuis 2008 par la cabine, installée non loin de là, dans le Var, toujours sur l'A8, aux Adrets-de-l'Estérel, et qui avait enregistré 200 211 déclenchements à l'époque. Sauf qu'à ce moment-là, compte tenu des différents matériels en service, et des statistiques que le ministère de l'Intérieur finissait par se résoudre à fournir, il était à peu près certain que c'était l'automate le plus crépitant du pays ! La situation est beaucoup moins évidente aujourd'hui…

Où sont les chiffres détaillés pour chaque radar ?

Depuis 2008, le contrôle automatisé s'est grandement transformé. Entre-temps, de nouveaux engins, potentiellement bien plus redoutables, car non forcément annoncés par des panneaux avertisseurs - ces panneaux ne sont de toute façon pas obligatoires -, sont apparus. Il s'agit des radars autonomes, encore surnommés "chantiers", car ils devaient être initialement utilisés pour sécuriser les zones de travaux sur la route. Pour finir, ces radars déplaçables, qui fonctionnent sur batteries, et qui n'ont besoin d'aucun branchement spécial pour fonctionner, sont installés à peu près n'importe où.

Exemple de radar "chantier"
Exemple de radar "chantier"

En 2016, le dispositif qui avait ainsi détecté le plus d’infractions ne se trouvait pas parmi la liste des radars considérés comme "relevant le plus d'infractions" dans le bilan publié par la Sécurité routière, puisque cette liste ne concernait, comme aujourd'hui, qu'un certain type d'appareils - ceux que l'on appelle "les radars fixes", comprenez "non déplaçables". Comme elle le reconnaissait d'ailleurs elle-même, c'était un radar autonome, installé aux abords d'un chantier sur l’autoroute A9, le long duquel il avait été déplacé à cinq reprises, qui avait été le champion toutes catégories cette année-là, avec un rendement peu comparable à celui des cabines les plus actives. Il avait en effet totalisé pas moins de… 411 352 flashs, c'est-à-dire deux fois plus que la boîte de Cagnes-sur-Mer l'an dernier !

Dans les dernières statistiques divulguées, le ministère de l'Intérieur se garde bien de donner, pour chaque type de radars, tous les détails de ceux qui ont le plus flashé (ou pas, d'ailleurs !) et qui permettraient d'établir des classements fiables. Contrairement au bilan 2016, il n'y a aucune précision à trouver sur les radars chantiers, si ce n'est que dans l'ensemble ils ont comptabilisé plus de 3 millions de flashs, contre près de 12 millions pour les cabines classiques. Dit comme ça, on pourrait croire qu'il n'y a pas photo entre les deux, mais rapporter au nombre de matériels installés pour chacune de ces catégories (249 pour les uns 1 291 pour les autres), on comprend bien que ce n'est pas aussi simple que cela.

Exemples de radars fixes (cabines classiques, en haut, discriminant et tronçon, en bas)
Exemples de radars fixes (cabines classiques, en haut, discriminant et tronçon, en bas)

Un chantier flashe ainsi en moyenne 12 852 fois par an, quand une cabine comptabilise "seulement" 9 288 clichés (voir le tableau ci-dessous)… Ce qui en soi ne prouve rien du tout non plus. De fait, il existe de très nombreuses cabines qui ne flashent pas du tout, ce qui a naturellement un impact potentiellement important sur leur moyenne. "Les radars qui flashent rarement, ont flashé moins de 100 fois en 2019", dixit la sécurité routière, ce qui signifie qu'ils ne se sont même pas déclenchés une fois par jour. Ces radars, "posés après une étude précise de l’accidentalité du secteur", prend-elle soin de préciser, contribueraient "par leur présence au respect de la vitesse autorisée"… Où sont les évaluations pour le justifier ? Où sont ces études précises en amont de chaque implantation ? Il s'agit tout de même d'achats coûteux, sans parler du prix de leur entretien, et celui de leur réparation ou de leur remplacement, en cas de vandalisme !

Statistiques 2019

Type de radars Nombre de radars Nombre de PV* Nombre de flashs Moyenne de flashs par type de radars
TOTAL Vitesse 3 336 12 164 480 19 966 838 5 985
Cabines classiques 1 291 NC 11 990 490 9 288
Discriminants 747 NC 1 685 118 2 256
Tronçons (ou vitesse moyenne) 99 NC 332 829 3 362
Chantiers (ou autonomes) 249 NC 3 200 090 12 852
Embarqués 501 NC 1 545 771 3 085
Voitures radar conduites par des gendarmes ou des policiers 449 NC 1 212 540 2 701
TOTAL Feux rouges et Passages à niveau 758 411 526 713 583 941
Feux Rouges 680 NC 695 364 1 023
Passages à niveau 78 NC 18 219 234
TOTAL 4 094 12 576 006 20 680 421 5 051

Source : selon les données officielles du ministère de l'Intérieur. NC = non communiqué. *Le nombre de PV par catégorie d'appareils n'est plus divulgué depuis 2015. **Il manque les statistiques des nouveaux radars tourelles et des voitures radars privatisées, non communiquées.

D'un (type de) radar à un autre, les performances varient beaucoup

Depuis 2015, il n'y a plus moyen de disposer des statistiques complètes sur le sujet. Les chiffres donnés sont très partiels. Impossible par exemple de savoir combien de vrais PV sont dressés en fonction du matériel utilisé. Il ne faut pas oublier en effet que toutes les photographies prises par les radars et donc toutes les infractions qu'ils relèvent ne donnent pas toutes lieu à des poursuites. Il y a des déchets : des clichés qui ne sont pas d'assez bonne qualité, des immatriculations étrangères, des contrôles qui se révèlent erronés… Et donc il y a des photos qui ne deviendront jamais de véritables PV et qui partiront à la poubelle.

Or, en fonction du type de radars, le pourcentage de déchets varie grandement ! Il est très important pour les très gros flasheurs que sont les chantiers, il est aussi relativement important pour les discriminants (ceux qui différencient les véhicules légers et les poids lourds notamment), il est moindre pour les cabines classiques, et surtout, il est quasi inexistant pour les tronçons, qu'on appelle aussi "radars vitesse moyenne" ! De ce point de vue-là, les radars les plus redoutables en France sont bien ceux-là ! Et pourtant, le nombre d'infractions qu'ils relèvent est bien inférieur aux autres types de radars. C'est pourquoi d'ailleurs ils peuvent être considérés comme les plus performants : les tronçons incitent comme aucun autre les conducteurs à lever le pied.

Tout cela, on le sait grâce aux bilans qui étaient communiqués jusqu'en 2015. Il est impossible aujourd'hui d'en savoir autant. Pour finir, il paraît donc difficile de prendre pour argent comptant le classement des dix radars présentés comme les plus flasheurs de France dans le dernier bilan de la Sécurité routière, où l'on retrouve ce Top10.

Quels sont les radars les plus flasheurs en France ? Mystère…

À noter, l'absence de précision concernant la commune d'implantation de ces cabines. Comme il ne s'agit que de vieux équipements (mis en service entre 2004 et 2013), il reste possible, en recoupant ces informations avec celles que le ministère de l'Intérieur daignait transmettre jusqu'en 2015, de retrouver toutes les précisions manquantes.

Ces 10 cabines sont donc à retrouver ici :

  • 1 - Cagnes-sur-Mer (Alpes-Maritimes)
  • 2 - Geispolsheim (Bas-Rhin)
  • 3 - Lille (Hauts-de-France)
  • 4 - Massy (Essonne)
  • 5 - Briis-sous-Forges (Essonne)
  • 6 - Etrembières (Haute-Savoie)
  • 7 - Janvry (Essonne)
  • 8 - Maxéville (Meurthe-et-Moselle)
  • 9 - Nice (Alpes-Maritimes)
  • 10 - Montpellier (Hérault)

Au moins, peut-on se rendre compte avec ces maigres détails, qu'il y a des choses qui ne changent pas. Les radars fixes les plus actifs sont toujours "situés sur des axes à très fort trafic", comme le précisent les services du ministère. Ce sont surtout le plus souvent des appareils qui sont positionnés là où la vitesse maximale réglementaire - soit 130 km/h sur autoroute - n'est pas en vigueur. Sur ces portions, elle oscille le plus souvent entre 110 et 70 km/h.

Un bilan tout à fait conforme aux précédents

Et alors quel a été l'impact du vandalisme attribué aux gilets jaunes dans ce bilan ? "Comme l’année 2018, nous dit-on, l’année 2019 marque une forte baisse des infractions par type de radar. Cette baisse est liée au fort taux de dégradation des radars en fin d’année 2018 et début d’année 2019, empêchant le déclenchement des appareils". Et là, sans minimiser ces actes de vandalisme, cela ne saute pas forcément aux yeux quand on regarde les grandes données de ce contrôle automatisé depuis 2014 (voir le tableau ci-dessous) !

Les statistiques des radars depuis 2014

Année 2014 2015 2016 2017 2018 2019
Nombre total de radars (vitesse + FR) 4 122 4 116 4 398 4 446 4 428 4 094
Taux de transformation (flash en PV) 62 % 66 % 63 % 66 % 59 % 61 %
Nombre total de PV 12 557 715 13 353 281 16 101 027 17 089 297 14 095 007 12 576 006
Moyenne annuelle de PV par radar (tous types confondus) 3 047 3 244 3 661 3 844 3 183 3 072
Recettes en M€ 740,1 789 920,3 1 013,2 864,35 759,7

Source : à partir des données officielles du ministère de l'Intérieur et de la Cour des Comptes

Que l'accroissement du vandalisme ait retardé l'implantation de nouveaux modèles, et limiter le nombre d'appareils en service, cela paraît cohérent avec les chiffres officiellement communiqués, puisqu'en tout en 2019, le nombre d'automates est inférieur à celui de 2014, alors qu'il était prévu qu'il y en ait 4 700. Pour la Cour des Comptes, il n'y a toutefois pas que le vandalisme qui explique ce retard, il existe aussi et surtout "des motifs techniques (radars tourelles), juridiques ou politiques (externalisation de la conduite des voitures équipées de radars)".

Ceci étant, vu le nombre de radars installés en 2019 (plus bas qu'en 2014, pour rappel), le reste des données ne laisse pas penser qu'il y a eu un quelconque problème particulier l'an dernier. Le rendement du système paraît tout à fait conforme à ce que l'on pouvait s'attendre avec un tel parc, que ce soit en termes de PV dressés (plus de 12,5 millions) que de recettes encaissées (près de 760 millions d'euros). Bien évidemment, à force de dissimulation, l'erreur d'interprétation est facile.

Une opacité sanctionnée par la justice

Quels sont les radars les plus flasheurs en France ? Mystère…

Cette opacité est en tout cas d'autant plus problématique que le ministère de l'Intérieur s'est fait justement remonter les bretelles en début d'année par le Tribunal Administratif de Paris. Le 23 janvier, ce dernier a ainsi jugé que le bilan complet et détaillé du système automatisé devait être communiqué à toute personne qui en fait la demande. Ces "éléments statistiques (...) constituent des documents communicables (...). Il ressort des pièces du dossier que la publication en ligne du rapport d’activité de l’ANTAI [l'Agence nationale de traitement automatisé des infractions, qui gère pour le ministère de l'Intérieur le Centre de Rennes] et du bilan (...) par la délégation à la sécurité routière ne répondent que partiellement à la demande (...) dans la mesure où ces publications ne contiennent pas l’ensemble des statistiques demandées." Seulement, voilà, pour le ministère, c'est "cause toujours, tu m'intéresses" !

Nos précédents articles sur le sujet

Mortalité routière : pas d'amélioration en 2019

Radars : des recettes en baisse comme jamais !

Radars automatiques : un bilan de plus en plus opaque

Radars : les recettes peinent à retrouver leur niveau d'avant 2018

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Tout est dit le radar le plus flasheur est installé sur autoroute (qui est elle-même très peu accidentogène)qui est normalement limitée à 130 et là c'est 110 à part ça on nous prend pas pour des c....:blague:

Par

Comme toujours sur Caradisiac, un article d'une impartialité sans égal lorsqu'il s'agit de parler de radars.

Aussi, je lis que les radards chantier seraient "non annoncés par des panneaux avertisseurs", êtes-vous bien sûrs de cette info ? Car à chaque fois que j'en ai croisé un, j'ai bien souvenir qu'il y avait un panneau (certes, de plus petite taille) posé sur le bord de la route.

Quoi qu'il en soit, toujours la même chose: lisez les panneaux, mettez le régul, et ne vous posez plus la question.

Par

La sécurité routière a monté l'escroquerie du siècle.

Est-ce que les radars automatiques sont une mauvaise chose à la base ? Non.

Mais est-ce que les radars sont positionnés aux endroits accidentogènes ? Non.

Les radars sont positionnés en fonction de leur rentabilité, très souvent en descente, sur des axes à fort trafic, le plus souvent sur des routes où la vitesse n'est pas la cause des accidents (autoroute et nationale).

Comment l'état fait-il pour maintenir cette arnaque ? Et bien avec plusieurs astuces assez réfléchie je dois reconnaitre :

- Premier point : on décrédibilise l'opposition : typiquement si on est contre la stratégie des radars automatiques, on est contre la sécurité routière, donc on est contre la baisse du nombre de mort et donc implicitement pour la mort tragique et violente de personnes. Les écologistes utilisent la même stratégie pour imposer certaines mesures ou bien Israël qui quand on critique sa politique fait un chantage à l'antisémitisme. C'est la même méthode de manipulation.

- Deuxièmement : on galvanise les personnes dénués de sens critique : avec l'argumentaire bateau : "c'est un impôt volontaire", "il suffit de rouler aux limitations", etc... repris en cœur par la moutonnerie. Les mêmes qui 80 ans plus tôt aurait était des fervents défenseur du Maréchal. C'est, du moins, la même posture intellectuelle.

- Troisième point : on cache le taux d'accident pour excès de vitesse. Comment ? En créant un amalgame volontaire sur la cause des accidents entre la vitesse excessive (qui groupe une dizaine de cause différente d'accident : non respect des distances de sécurité, absence de visibilité, non adaptation de la vitesse au condition météo, etc...) et l'excès de vitesse. Il est impossible de connaitre en France la part des accidents liés à un excès de vitesse ! On a que les chiffres des accidents associés à une vitesse excessive (30% des accidents mortels).

- Quatrième point : on ne donne pas les statistiques claires des radars : au risque effectivement de faire tomber l'escroquerie. (sujet de l'article)

- Cinquième et dernier point : on ne se compare jamais au modèle étranger. Pour rappel l'Allemagne c'est 100 km/h sur départemental et 60% du réseau autoroutier (hors travaux) illimité. On pourrait croire que la mortalité en Allemagne serait donc en toute logique plus élevée, or elle est plus faible de près de 25% (en proportion du nombre d'habitant et/ou du nombre de km parcouru). Mettre en lumière le modèle allemand, viendrait automatiquement à décrédibilisé le modèle Français. Malgré tout les chiffres sont connus, mais la sécurité routière a trouvé une parade : elle utilise les précepte de Mein Kampft, qui explique entre autre, que l'allemand est supérieur, et c'est cette supériorité qui explique la mortalité bien plus faible en Allemagne et non pas leur réglementation, leur prévention et leur répression, uniquement leur supériorité culturelle et génique. Dans les faits si les allemands ont 25% de mortalité en moins sur leur route c'est parce qu'ils ont misé sur un système : pédagogique, adaptatif (nivellement de la sanction selon la prise de risque), responsabilisant alors que le modèle français est infantilisant, non adaptatif, et bêtement répressif.

Par

En réponse à Viggen92

Comme toujours sur Caradisiac, un article d'une impartialité sans égal lorsqu'il s'agit de parler de radars.

Aussi, je lis que les radards chantier seraient "non annoncés par des panneaux avertisseurs", êtes-vous bien sûrs de cette info ? Car à chaque fois que j'en ai croisé un, j'ai bien souvenir qu'il y avait un panneau (certes, de plus petite taille) posé sur le bord de la route.

Quoi qu'il en soit, toujours la même chose: lisez les panneaux, mettez le régul, et ne vous posez plus la question.

"un article d'une impartialité sans égal" : impartialité sans égal signifie que l'article est impartial donc est objectif. Tu voulais écrire que Caradisiac est partial, non?

Par

En réponse à Axel015

La sécurité routière a monté l'escroquerie du siècle.

Est-ce que les radars automatiques sont une mauvaise chose à la base ? Non.

Mais est-ce que les radars sont positionnés aux endroits accidentogènes ? Non.

Les radars sont positionnés en fonction de leur rentabilité, très souvent en descente, sur des axes à fort trafic, le plus souvent sur des routes où la vitesse n'est pas la cause des accidents (autoroute et nationale).

Comment l'état fait-il pour maintenir cette arnaque ? Et bien avec plusieurs astuces assez réfléchie je dois reconnaitre :

- Premier point : on décrédibilise l'opposition : typiquement si on est contre la stratégie des radars automatiques, on est contre la sécurité routière, donc on est contre la baisse du nombre de mort et donc implicitement pour la mort tragique et violente de personnes. Les écologistes utilisent la même stratégie pour imposer certaines mesures ou bien Israël qui quand on critique sa politique fait un chantage à l'antisémitisme. C'est la même méthode de manipulation.

- Deuxièmement : on galvanise les personnes dénués de sens critique : avec l'argumentaire bateau : "c'est un impôt volontaire", "il suffit de rouler aux limitations", etc... repris en cœur par la moutonnerie. Les mêmes qui 80 ans plus tôt aurait était des fervents défenseur du Maréchal. C'est, du moins, la même posture intellectuelle.

- Troisième point : on cache le taux d'accident pour excès de vitesse. Comment ? En créant un amalgame volontaire sur la cause des accidents entre la vitesse excessive (qui groupe une dizaine de cause différente d'accident : non respect des distances de sécurité, absence de visibilité, non adaptation de la vitesse au condition météo, etc...) et l'excès de vitesse. Il est impossible de connaitre en France la part des accidents liés à un excès de vitesse ! On a que les chiffres des accidents associés à une vitesse excessive (30% des accidents mortels).

- Quatrième point : on ne donne pas les statistiques claires des radars : au risque effectivement de faire tomber l'escroquerie. (sujet de l'article)

- Cinquième et dernier point : on ne se compare jamais au modèle étranger. Pour rappel l'Allemagne c'est 100 km/h sur départemental et 60% du réseau autoroutier (hors travaux) illimité. On pourrait croire que la mortalité en Allemagne serait donc en toute logique plus élevée, or elle est plus faible de près de 25% (en proportion du nombre d'habitant et/ou du nombre de km parcouru). Mettre en lumière le modèle allemand, viendrait automatiquement à décrédibilisé le modèle Français. Malgré tout les chiffres sont connus, mais la sécurité routière a trouvé une parade : elle utilise les précepte de Mein Kampft, qui explique entre autre, que l'allemand est supérieur, et c'est cette supériorité qui explique la mortalité bien plus faible en Allemagne et non pas leur réglementation, leur prévention et leur répression, uniquement leur supériorité culturelle et génique. Dans les faits si les allemands ont 25% de mortalité en moins sur leur route c'est parce qu'ils ont misé sur un système : pédagogique, adaptatif (nivellement de la sanction selon la prise de risque), responsabilisant alors que le modèle français est infantilisant, non adaptatif, et bêtement répressif.

je suis tout à fait d'accord

Par

En réponse à Axel015

La sécurité routière a monté l'escroquerie du siècle.

Est-ce que les radars automatiques sont une mauvaise chose à la base ? Non.

Mais est-ce que les radars sont positionnés aux endroits accidentogènes ? Non.

Les radars sont positionnés en fonction de leur rentabilité, très souvent en descente, sur des axes à fort trafic, le plus souvent sur des routes où la vitesse n'est pas la cause des accidents (autoroute et nationale).

Comment l'état fait-il pour maintenir cette arnaque ? Et bien avec plusieurs astuces assez réfléchie je dois reconnaitre :

- Premier point : on décrédibilise l'opposition : typiquement si on est contre la stratégie des radars automatiques, on est contre la sécurité routière, donc on est contre la baisse du nombre de mort et donc implicitement pour la mort tragique et violente de personnes. Les écologistes utilisent la même stratégie pour imposer certaines mesures ou bien Israël qui quand on critique sa politique fait un chantage à l'antisémitisme. C'est la même méthode de manipulation.

- Deuxièmement : on galvanise les personnes dénués de sens critique : avec l'argumentaire bateau : "c'est un impôt volontaire", "il suffit de rouler aux limitations", etc... repris en cœur par la moutonnerie. Les mêmes qui 80 ans plus tôt aurait était des fervents défenseur du Maréchal. C'est, du moins, la même posture intellectuelle.

- Troisième point : on cache le taux d'accident pour excès de vitesse. Comment ? En créant un amalgame volontaire sur la cause des accidents entre la vitesse excessive (qui groupe une dizaine de cause différente d'accident : non respect des distances de sécurité, absence de visibilité, non adaptation de la vitesse au condition météo, etc...) et l'excès de vitesse. Il est impossible de connaitre en France la part des accidents liés à un excès de vitesse ! On a que les chiffres des accidents associés à une vitesse excessive (30% des accidents mortels).

- Quatrième point : on ne donne pas les statistiques claires des radars : au risque effectivement de faire tomber l'escroquerie. (sujet de l'article)

- Cinquième et dernier point : on ne se compare jamais au modèle étranger. Pour rappel l'Allemagne c'est 100 km/h sur départemental et 60% du réseau autoroutier (hors travaux) illimité. On pourrait croire que la mortalité en Allemagne serait donc en toute logique plus élevée, or elle est plus faible de près de 25% (en proportion du nombre d'habitant et/ou du nombre de km parcouru). Mettre en lumière le modèle allemand, viendrait automatiquement à décrédibilisé le modèle Français. Malgré tout les chiffres sont connus, mais la sécurité routière a trouvé une parade : elle utilise les précepte de Mein Kampft, qui explique entre autre, que l'allemand est supérieur, et c'est cette supériorité qui explique la mortalité bien plus faible en Allemagne et non pas leur réglementation, leur prévention et leur répression, uniquement leur supériorité culturelle et génique. Dans les faits si les allemands ont 25% de mortalité en moins sur leur route c'est parce qu'ils ont misé sur un système : pédagogique, adaptatif (nivellement de la sanction selon la prise de risque), responsabilisant alors que le modèle français est infantilisant, non adaptatif, et bêtement répressif.

Tout est dit:bien:

Par

En réponse à Axel015

La sécurité routière a monté l'escroquerie du siècle.

Est-ce que les radars automatiques sont une mauvaise chose à la base ? Non.

Mais est-ce que les radars sont positionnés aux endroits accidentogènes ? Non.

Les radars sont positionnés en fonction de leur rentabilité, très souvent en descente, sur des axes à fort trafic, le plus souvent sur des routes où la vitesse n'est pas la cause des accidents (autoroute et nationale).

Comment l'état fait-il pour maintenir cette arnaque ? Et bien avec plusieurs astuces assez réfléchie je dois reconnaitre :

- Premier point : on décrédibilise l'opposition : typiquement si on est contre la stratégie des radars automatiques, on est contre la sécurité routière, donc on est contre la baisse du nombre de mort et donc implicitement pour la mort tragique et violente de personnes. Les écologistes utilisent la même stratégie pour imposer certaines mesures ou bien Israël qui quand on critique sa politique fait un chantage à l'antisémitisme. C'est la même méthode de manipulation.

- Deuxièmement : on galvanise les personnes dénués de sens critique : avec l'argumentaire bateau : "c'est un impôt volontaire", "il suffit de rouler aux limitations", etc... repris en cœur par la moutonnerie. Les mêmes qui 80 ans plus tôt aurait était des fervents défenseur du Maréchal. C'est, du moins, la même posture intellectuelle.

- Troisième point : on cache le taux d'accident pour excès de vitesse. Comment ? En créant un amalgame volontaire sur la cause des accidents entre la vitesse excessive (qui groupe une dizaine de cause différente d'accident : non respect des distances de sécurité, absence de visibilité, non adaptation de la vitesse au condition météo, etc...) et l'excès de vitesse. Il est impossible de connaitre en France la part des accidents liés à un excès de vitesse ! On a que les chiffres des accidents associés à une vitesse excessive (30% des accidents mortels).

- Quatrième point : on ne donne pas les statistiques claires des radars : au risque effectivement de faire tomber l'escroquerie. (sujet de l'article)

- Cinquième et dernier point : on ne se compare jamais au modèle étranger. Pour rappel l'Allemagne c'est 100 km/h sur départemental et 60% du réseau autoroutier (hors travaux) illimité. On pourrait croire que la mortalité en Allemagne serait donc en toute logique plus élevée, or elle est plus faible de près de 25% (en proportion du nombre d'habitant et/ou du nombre de km parcouru). Mettre en lumière le modèle allemand, viendrait automatiquement à décrédibilisé le modèle Français. Malgré tout les chiffres sont connus, mais la sécurité routière a trouvé une parade : elle utilise les précepte de Mein Kampft, qui explique entre autre, que l'allemand est supérieur, et c'est cette supériorité qui explique la mortalité bien plus faible en Allemagne et non pas leur réglementation, leur prévention et leur répression, uniquement leur supériorité culturelle et génique. Dans les faits si les allemands ont 25% de mortalité en moins sur leur route c'est parce qu'ils ont misé sur un système : pédagogique, adaptatif (nivellement de la sanction selon la prise de risque), responsabilisant alors que le modèle français est infantilisant, non adaptatif, et bêtement répressif.

Je peux qu'applaudir des deux mains et approuver chacun des points soulevés.

Dire que 30 chevaux suffisent à maintenir le 130 sur autoroute mais que malgré cela on continu de vendre des voitures toujours plus puissantes. J'ai rien contre les voitures puissantes, je compte m'en acheter une si j'ai le temps, mais c'est hypocrite de ne pas réglementer à la source si la sécurité est si importante. Rouler aujourd'hui c'est un peu ça : "Regardes mais surtout ne touche pas, touches mais surtout ne goûtes pas, goûtes mais n'avales surtout pas" ( mes respects à ceux qui ont la référence ).

Par

En réponse à Meukow

Tout est dit le radar le plus flasheur est installé sur autoroute (qui est elle-même très peu accidentogène)qui est normalement limitée à 130 et là c'est 110 à part ça on nous prend pas pour des c....:blague:

Et bien oui pour l'autoroute mais non pas à cet endroit.

Sur l'A8, l'autoroute change régulièrement de vitesse de 90 à 130 km/h en raison du relief très marqué, des virages serpentant entre les montagnes de l'arrière pays niçois et cannois, des voies pour les véhicules lents plutôt nombreuses, de toutes les entrées et sorties qui la jalonnent et des péages à répétition tous les 10 km. Et ceci sans compter le mistral qui y règne assez souvent en maître et où les camions sont chahutés régulièrement rendant parfois le maintien dans leur file assez difficile.

Objectivement, cette portion d'autoroute n'est pas du tout sans danger ! Les quelques radars qui la jalonnent sont plutôt justifiés.

Par

En réponse à Hure Jean

"un article d'une impartialité sans égal" : impartialité sans égal signifie que l'article est impartial donc est objectif. Tu voulais écrire que Caradisiac est partial, non?

J'ai bien écrit ce que je voulais écrire, à vous de l'intérpreter de la manière que vous voulez :cyp:

Par

En réponse à Viggen92

Comme toujours sur Caradisiac, un article d'une impartialité sans égal lorsqu'il s'agit de parler de radars.

Aussi, je lis que les radards chantier seraient "non annoncés par des panneaux avertisseurs", êtes-vous bien sûrs de cette info ? Car à chaque fois que j'en ai croisé un, j'ai bien souvenir qu'il y avait un panneau (certes, de plus petite taille) posé sur le bord de la route.

Quoi qu'il en soit, toujours la même chose: lisez les panneaux, mettez le régul, et ne vous posez plus la question.

De toute façon, conduire, c'est, par devoir, être attentif à son environnement donc aux panneaux, donc aux limitations de vitesses. Après, je conçois qu'on puisse faire un excès (dans un sens comme dans l'autre) par inadvertance car on n'est pas les yeux rivés sur son compteur à 30, 50, 70, 80, 90, 110 ou 130km/h pile poil tout le temps, faut bien regarder la route quand même.

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