Un quart des entreprises françaises envisagent de rendre les clés de leurs voitures
Derrière le terme de " rationalisation " invoqué par les leasers, c’est une véritable cure d’austérité qui se profile. Près d’une entreprise sur quatre envisage de diminuer la taille de sa flotte automobile dans les années à venir.

Longtemps considérée comme un outil de travail intouchable, la flotte automobile d’entreprise entame une cure d’austérité sans précédent.
23 % des grandes entreprises « envisagent une diminution de la taille de leur flotte ». Soit une progression de + 15 points en un an, constate l’Arval Mobility Observatory.
L’exception française
Le véhicule particulier serait le principal touché. Jusqu’à « 29 % des grandes entreprises » estiment que leur parc voiture « va se réduire ». Si on y intègre les TPE et les PME, seulement 20 % des sociétés estiment que de leur parc roulant va diminuer. Un chiffre malgré tout très supérieur à la moyenne européenne où seulement 8 % des sociétés prévoient une baisse de leurs flottes.
« Les perspectives sont un peu plus optimistes pour les véhicules utilitaires légers ». 88 % des sociétés envisagent une stabilité, voire une progression, de leur flotte VUL dans les trois prochaines années.
Le poids du cadre fiscal et l’incertitude économique
La situation peut s’expliquer « par un contexte réglementaire et fiscal considérablement durci ». Un malus CO2 qui frappe dès 108 g/km, un malus au poids dès 1 500 kg, et une taxe annuelle incitative dont le montant a doublé (de 2 000 € en 2025 à 4 000 € en 206 par véhicule manquant) pour les flottes qui ne s’électrisent pas assez vite.
Si la fiscalité joue un rôle important, l’incertitude économique, elle, agit comme le poison lent qui paralyse les prises de décision. Ce 24 mars, l’Insee a revu à la baisse ses prévisions de croissance pour les deux premiers trimestres 2026 (0,2 % vs 0,3 %) et a prévu une hausse de l’inflation à 2 %.
À cela s’ajoute un phénomène sociologique. Les jeunes actifs urbains préfèrent de plus en plus bénéficier d’un vélo ou d’un un forfait mobilité plutôt que d’une voiture de fonction permanente.
La durée de possession s’allonge
La durée de détention est également en cause. Les entreprises gardent désormais en flotte une voiture jusqu’à 6 années, bien loin des traditionnels 36 mois. Optimiser les contrats et faire perdurer l’existant réduit l’investissement dans l’acquisition de nouveaux modèles.
Quant aux sociétés qui ont choisi d’investir dans des voitures 100 % électriques, elles constatent une endurance des batteries bien supérieure aux attentes initiales. Dès lors, pourquoi remplacer une voiture qui fonctionne encore parfaitement, avec un coût d’usage intéressant.
Diminution du parc roulant pro
Un autre phénomène, encore limité, sape le besoin de volumes autos des entreprises. Le développement de l’autopartage, permet de maximiser l’utilisation des véhicules et de rationaliser le coût d’utilisation et de possession de la flotte.
« Après dix années de croissance continue (+ 28,7 %) » le parc roulant des entreprises en LLD accuse une diminution de -0,04 % en 2025, d'après SesamLLD. Une broutille statistique qui traduit une « rupture historique ».

















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