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Transition énergétique : l’utilitaire nouveau moteur de l’électrification des flottes françaises

Dans Flottes auto / Mobilité pro

Lionel Bret

Le véhicule utilitaire n’est plus le parent pauvre de la transition énergétique. Les entreprises françaises accélèrent la cadence pour équiper leurs flottes de modèles à batteries. Un nouveau front d’électrification, qui ne signifie pas pour autant la fin imminente des modèles thermiques.

Transition énergétique : l’utilitaire nouveau moteur de l’électrification des flottes françaises
Les véhicules utilitaires deviennent les nouveaux relais d'électrification des flottes

Après un lent démarrage, le mouvement de fond semble bien enclenché. Rien ne paraît pouvoir enrayer, l’électrification des parcs VUL. Pas même les incertitudes liées aux coûts d’acquisition des modèles ou celles concernant les infrastructures de recharges.

Selon le dernier baromètre1 de l’Arval Mobility Observatory, la France se place dans le peloton de tête européen de la transition énergétique automobile. Alors que la moyenne du Vieux Continent plafonne à 42 %, quelque 82 % des entreprises tricolores sont déjà engagées dans le verdissement de leur flotte.

Le réveil de l’utilitaire électrique

Longtemps resté le parent pauvre de la transition en raison de contraintes techniques et d’autonomie, le Véhicule Utilitaire Léger (VUL)  opère aujourd’hui une mue spectaculaire. C’est sur ce segment qu’est désormais engagé le second front de l’électrification des flottes d’entreprises.

Si le taux de pénétration global reste encore modeste (26 %), la dynamique, elle, est sans appel chez les grands comptes. Dans le détail, la subtilité est de mise. Sur l’ensemble des sociétés questionnées dans le Baromètre, seulement 11 % d’entre elles avouent avoir déjà franchi le pas en 2026.

Un pragmatisme face aux injonctions

Et quand on leur demande les raisons qui les poussent à électrifier leur parc d’utilitaires, les sociétés avancent comme première raison la mise en conformité avec la politique RSE de l’entreprise (36 %). La réduction des dépenses carburant (34 %) ne vient qu’après. Sont ensuite évoquées à égalité (28 %) l’anticipation des futures politiques publiques restrictives, l’amélioration de l’image de l’entreprise et la limitation de l’impact environnemental.

Et le thermique dans tout ça ?

Dans trois ans, les entreprises estiment que 30 % de leurs flottes VP seront 100 % électrique et 15 % de leurs VUL (+ 4 points par rapport à 2025, selon les projections de l’Arval Mobility Observatory.

L’électrification du VUL d’entreprise, bien que réelle, ne signifie pas pour autant la mort imminente des modèles thermiques. En 2030, 72 % des VUL d’entreprises carbureront toujours à l’essence ou au Diesel.

1 : Baromètre des Flottes et de la Mobilité 2026, Arval Observatory Mobility

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