En Italie, Toyota a brisé le coeur des « tifosis » en battant Ferrari aux 6 heures d’Imola 2026
Devant plus de 90 0000 spectateurs dont la majorité semblait vouer une admiration sans bornes pour les voitures rouges (et la jaune) de Ferrari, Toyota a réussi à arracher la victoire dans la première manche du championnat du monde d’endurance 2026. Les Japonais seront-ils capables de terrasser les Italiens aux 24 Heures du Mans ? Du côté de chez Genesis, la nouvelle marque « premium » de Hyundai, les débuts n’ont rien de ridicule.

En marchant dans le paddock du circuit d’Imola ce week-end de manche inaugurale du championnat du monde d’endurance (celle initialement prévue au Qatar avait été annulée à cause de la guerre en Iran), on constate à quel point la discipline a progressé auprès du grand public par rapport au début du siècle, lorsque les gradins des grandes courses d’endurance (hors 24 Heures du Mans et de Spa) restaient désespérément vides.
Certes, cette affluence doit probablement beaucoup à la présence en force de la Scuderia Ferrari, dominatrice aux 24 Heures du Mans depuis trois ans et championne du monde en titre, qui continue d’attirer les fans italiens par dizaines de milliers tout en améliorant l’image de l’endurance auprès du grand public (il faut bien reconnaître que le nom de Toyota, longtemps dominateur esseulé de la discipline, faisait moins rêver). Une chose est sûre : le plateau rassemblé sur le circuit d’Imola en ce début de saison impressionne par sa qualité malgré le départ soudain de Porsche (et celui à venir d’Alpine au terme de la campagne 2026). Cette année, d’ailleurs, Ferrari, Toyota, Alpine, Peugeot, Cadillac et Aston Martin côtoient un petit nouveau. Genesis, la marque « premium » naissante du groupe Hyundai Motors, faisait ses grands débuts ce week-end avec son écurie Genesis Magma Racing dirigée par l’ancien homme fort de Renault F1 Cyril Abiteboul.
Des écarts infimes aux qualifications
Les tifosis ont adoré la séance de qualifications du samedi : non seulement le suspense y est resté total jusqu’aux toutes dernières secondes de la session, avec des écarts extraordinairement faibles parmi les quatre premiers du classement (deux Ferrari, une Peugeot et une Toyota éloignées de quelques centièmes de secondes seulement !), mais c’est finalement l’une des machines de la Scuderia qui a réussi à arracher la pole position dans les derniers instants en battant la meilleure des Toyota. La foule a littéralement crié dans les gradins pour saluer cette performance !
La course démarrait aussi très bien pour les prototypes de la marque italienne, en tête devant des Toyota désormais rouges et ressemblantes aux 499P de l’enseigne au cheval cabré. Derrière, Peugeot décevait d’emblée par son rythme de course au contraire d’Alpine qui parvenait à rester au contact de la tête en bataille avec les deux BMW et les Cadillac.

Plus loin, les nouvelles Genesis faisaient bonne figure en queue de peloton : non seulement les deux prototypes coréens parvenaient à suivre les Aston Martin sans problèmes, mais l’une d’elles a aussi réussi à remonter au niveau des Peugeot, des Cadillac et des BMW grâce à une parfaite gestion de la course et à un rythme plutôt bon. L’autre machine de Genesis Magma Racing a vite perdu 20 tours à cause d’un problème électrique ayant nécessité une longue réparation au stand, mais les deux autos ont rallié l’arrivée et la mieux placée frôlait même le top 10 à deux heures de l’arrivée.
La surprise Toyota
La plus grosse surprise de cette course inaugurale n’a pas plus aux tifosis : c’est la maîtrise totale de Toyota Racing (qui ne s’appelle plus officiellement Gazoo Racing en endurance !), meilleure aux stands et quasiment aussi rapide que Ferrari en rythme. La numéro 8 a réussi à rester devant la meilleure des Ferrari sur son dernier relai, augmentant finalement son avance dans les dernières minutes. L’autre Toyota, la numéro 7, termine sur la troisième marche du podium.
Le constructeur japonais prend ainsi la tête du championnat du monde avant la manche de Spa-Francorchamps le 10 mai et les 24 Heures du Mans en juin. Toyota n’a plus gagné dans la Sarthe depuis quatre ans et la Ferrari 499P reste invaincue là-bas après trois participations. D’ici là, les discussions sur la fameuse « Balance de Performance », ce système rapprochait artificiellement les performances de toutes les voitures grâce à des ajustements décidés par la FIA, continuera de faire couler de l’encre. Cette année, la FIA a carrément décidé de garder secrète cette balance de performance et de pénaliser toute équipe qui la critiquerait publiquement !


















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