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Essai - BMW 128 Ti (2021) : le pouvoir de la traction

Dans Nouveautés / Nouvelles versions

Redevenue BMW préférée des Français cette année, la Série 1 fait renaître l’appellation Ti (Turismo Internazionale) pour combler un vide au sein de sa gamme. Avec 265 ch distribués aux roues avant, la 128 Ti vient directement chasser sur les terres de la Golf GTi.

Essai - BMW 128 Ti (2021) : le pouvoir de la traction

 En bref

Prix : 46 550 €

Puissance : 265 ch

2 roues motrices

 

Lorsque BMW a bouleversé la conception de sa compacte en 2019 en passant de la propulsion à la traction, les puristes criaient au crime de lèse-majesté. Arguant que la propulsion n’était pas le critère principal des acheteurs de Série 1, la marque de Munich s’est tournée vers une solution plus économique en faisant plateforme commune avec les Série 2 et Mini Countryman, des tractions. Ce pari s’est avéré payant puisque les ventes de la compacte premium sont revenues talonner celles de l’impératrice de la catégorie, la Mercedes Classe A, et ce malgré une année 2020 plombée par la crise du Covid-19.

Les bas de caisse rouges terminés par le Logi Ti font partie des signes distinctifs.
Les bas de caisse rouges terminés par le Logi Ti font partie des signes distinctifs.

En France, la Série 1 est même repassée en tête de ventes, devant le X1, depuis le début de l’année 2021, avec 799 immatriculations en janvier contre 634 pour le SUV. Si le catalogue répond pleinement aux différents profils de clients grâce à ses nombreuses propositions de motorisations (peu émettrices en CO2) et de transmissions (2 ou 4 roues motrices), la marque a constaté un vide entre la version 20i de 190 ch et la radicale M35i de 306 ch, équipée d’une transmission intégrale.

Les dirigeant de Munich ont saisi la balle au bond pour proposer à leurs clients une version dégonflée de la M35i, moins pénalisée par le malus écologique et à deux roues motrices, l’objectif final étant de proposer une Série 1 vitaminée, vivable au quotidien, avec un prix de vente plus raisonnable. Il n’en fallait pas plus au département marketing pour faire renaître l’appellation Ti (Turismo internazionale), l’équivalent de « GTi » chez Volkswagen ou Peugeot. Née dans les années 60 avec la 1800 Ti et disparue en 2004 avec la Série 3 Compact, cette griffe réapparaît aujourd’hui sur le hayon de la troisième génération de Série 1.

Le bouclier est spécifique.
Le bouclier est spécifique.
Le diffuseur arrière intègre les sorties d'échappement.
Le diffuseur arrière intègre les sorties d'échappement.

La Série 1 Ti ressemble à n’importe quelle Série 1 en finition M Sport. Elle se distingue par sa calandre et son diffuseur noirs ainsi que par plusieurs notes de rouge, symbole de la griffe Ti, sur les ouïes placées dans les boucliers avant et arrière, les bas de caisse ou encore les étriers de freins repris intégralement de la M35i. La GTi de BMW repose sur un châssis sport abaissé de 10 mm et des jantes en alliage léger de 18’’.

A bord, le conducteur appréciera la position de conduite et la qualité de fabrication de cette version Ti.
A bord, le conducteur appréciera la position de conduite et la qualité de fabrication de cette version Ti.

A bord, la compacte conserve son ambiance premium avec un niveau d’équipement qui reflète le prix unique de 46 550 € réclamé par BMW. La sellerie cuir, l’instrumentation numérique, le système multimédia avec navigation et services connectés sont de la partie aux côtés des basiques. Seul le logo Ti brodé sur l’accoudoir et les surpiqûres rouge présentes sur les sièges, la planche de bord et le volant permet de différencier esthétiquement cette Ti d’une M Sport.

Seules des surpiqûres rouges et un logo Ti sur l'accoudoir centrale distinguent la Ti d'une finition M Sport.
Seules des surpiqûres rouges et un logo Ti sur l'accoudoir centrale distinguent la Ti d'une finition M Sport.
L'instrumentation numérique est ici de série.
L'instrumentation numérique est ici de série.

Les principales différences se situent sous le capot et le châssis. La Série 128 Ti reprend le quatre cylindres 2.0 essence de la M35i mais avec un niveau de puissance inférieur. Cette dernière atteint 265 ch et est exclusivement distribuée aux roues avant via une boîte automatique à huit rapports et un différentiel Torsen. BMW indique un 0 à 100 km/h en 6,1 s et une vitesse maxi de 250 km/h.

Sans être trop chargé en testostérone, ce 2.0 suralimenté se montre plein et disponible sur une longue plage d’utilisation. On salue l’excellent travail de la boîte de vitesses à 8 rapports qui brille par sa vélocité. Les montées et les rétrogradages s’enchaînent à la vitesse d’une balle de revolver, ce qui procure un réel plaisir sur les routes secondaires en utilisant les palettes au volant. La sonorité est plaisante mais en partie artificielle puisqu’elle est amplifiée et restituée dans les haut-parleurs via le système ASD (Active Sound Design). En accélération, la 128ti se contente d’un grognement agressif mais sans crépitements au lever de pied. En mode « Comfort », ce dernier est amoindri.

Derrière la calandre noire se cache un 4 cylindres 2.0 essence de 265 ch.
Derrière la calandre noire se cache un 4 cylindres 2.0 essence de 265 ch.

Le passage à la traction est vraisemblablement le principal attrait de ce modèle car en se passant de la transmission intégrale, BMW propose une expérience de conduite bien différente de la M35i. Cette transformation offre aussi plusieurs bénéfices à la compacte. Elle s’allège ainsi de 80 kg ce qui permet de faire tomber les émissions de CO2 pour revenir à un malus écologique psychologiquement et financièrement acceptable. En 2021, le montant de ce dernier sera compris entre 1071 et 2 049 €. A titre de comparaison celui de la Golf GTi pourtant moins puissante (245 ch) atteint 2 272 €.

Le plus gros challenge pour la marque à l’Hélice a été de canaliser l’afflux de couple (400 Nm) sur le train avant. Pour ce faire, la Série 1 s’offre les services d’un différentiel mécanique à glissement limité et du système ARB apparu avec l’I3 S. Il s’agit d’une régulation du patinage située dans le boîtier de gestion moteur et plus dans l’unité de contrôle de l’ESP. Ceci permet de diviser par trois la transmission de l’information à l’unité pour compenser le sous-virage observé sur les tractions puissantes, en freinant la roue qui patine.

En pratique, le différentiel et le système ARB reconfigurés permettent à la 128 Ti de passer quasiment toute la cavalerie au sol tout en conservant une trajectoire précise. La bavaroise s’inscrit avec plein de mordant en courbe et motrice parfaitement pour optimiser la sortie. A aucun moment le conducteur ne sent l’électronique freiner la roue en détresse. Ce constat est d’autant plus flagrant sur route mouillée où la motricité est généralement mise à mal. Saluons au passage l’excellent grip des pneumatiques Michelin Pilot Sport. BMW a également doté sa « GTi » d’un système qui atténue les retours de couple dans le volant, ce qui permet au conducteur d’être encore plus précis dans ses trajectoires.

Les pneus Michelin Pilot Sport offrent un grip phénoménal.
Les pneus Michelin Pilot Sport offrent un grip phénoménal.
La sonorité est sportive mais en partie artificielle. Elle est restituée dans l'habitacle via les haut-parleurs.
La sonorité est sportive mais en partie artificielle. Elle est restituée dans l'habitacle via les haut-parleurs.

La 128 Ti reprend les barres antiroulis de la M35 i, mais se distingue par des ressorts d’amortisseurs plus rigides. La tenue de cap est imperturbable et le comportement plus ludique qu’au volant de sa grande sœur. Le train arrière laisse davantage de place à la fantaisie, ce qui atténuera le malheur des puristes pour qui « Ti » est synonyme de propulsion. L’amortissement est logiquement ferme pour offrir une tenue de route sportive mais il se montre conciliant avec les occupants bien installés et maintenus dans des sièges sport. Le seul défaut que nous avons relevé concerne le freinage pourtant généreusement dimensionné (disques de 360 mm à l’avant et 300 mm à l’arrière). On aurait aimé davantage de mordant pour s’approprier pleinement cette nouvelle 128 Ti.

Informations techniques

Taux d'émission de CO2 (WLTP) :

NC

Début de commercialisation du modèle :

Octobre 2020

A titre d'exemple pour la version (F40) 128 TI.

1,43 m1,79 m
4,31 m
  •  5 places
  •  380 l / 1200 l

  •  Auto. à 8 rapports
  •  NC

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Commentaires (91)

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exploitant à fond le gogotisme les constructeurs n'hésitent pas à utiliser des noms ou des sigles d'anciens véhicules aux motorisations nobles pour nous vendre de la m....e . Autrefois chez BMW les appellations 28 ( 328, 528, 628 ..) abritaient des 6 cylindres en ligne de 2.8 de cylindrée. Aujourd'hui de vulgaires petits 4 cylindres , demain peut ètre des 3 ou des 2 cylindres ( ils y pensent sans doute ). Idem chez Mercedes avec les appellations 300 ! Chez Audi c'est encore plus tordu , on est 35 ou 45 ou 50 . Comprenne qui pourra ! Tant qu'ils trouveront des gogos pour payer ces mécaniques minables à prix d'or ça ira pour eux.

Par

En réponse à fassi51

exploitant à fond le gogotisme les constructeurs n'hésitent pas à utiliser des noms ou des sigles d'anciens véhicules aux motorisations nobles pour nous vendre de la m....e . Autrefois chez BMW les appellations 28 ( 328, 528, 628 ..) abritaient des 6 cylindres en ligne de 2.8 de cylindrée. Aujourd'hui de vulgaires petits 4 cylindres , demain peut ètre des 3 ou des 2 cylindres ( ils y pensent sans doute ). Idem chez Mercedes avec les appellations 300 ! Chez Audi c'est encore plus tordu , on est 35 ou 45 ou 50 . Comprenne qui pourra ! Tant qu'ils trouveront des gogos pour payer ces mécaniques minables à prix d'or ça ira pour eux.

Chez audi, ils sont passés sur des noms qui font référence aux kw. Ça leur permet de camoufler les petites cylindrées et les moteurs 3 cylindres. On appelle cela du marketing et les gogos en raffolent.

Par

En réponse à fassi51

exploitant à fond le gogotisme les constructeurs n'hésitent pas à utiliser des noms ou des sigles d'anciens véhicules aux motorisations nobles pour nous vendre de la m....e . Autrefois chez BMW les appellations 28 ( 328, 528, 628 ..) abritaient des 6 cylindres en ligne de 2.8 de cylindrée. Aujourd'hui de vulgaires petits 4 cylindres , demain peut ètre des 3 ou des 2 cylindres ( ils y pensent sans doute ). Idem chez Mercedes avec les appellations 300 ! Chez Audi c'est encore plus tordu , on est 35 ou 45 ou 50 . Comprenne qui pourra ! Tant qu'ils trouveront des gogos pour payer ces mécaniques minables à prix d'or ça ira pour eux.

Les normes anti pollution t'as oublié, et la concurrence fait pareil Renault vend sa Megane 1.8 pour 40 balles ça te choque pas bizarrement

Par

En réponse à fassi51

exploitant à fond le gogotisme les constructeurs n'hésitent pas à utiliser des noms ou des sigles d'anciens véhicules aux motorisations nobles pour nous vendre de la m....e . Autrefois chez BMW les appellations 28 ( 328, 528, 628 ..) abritaient des 6 cylindres en ligne de 2.8 de cylindrée. Aujourd'hui de vulgaires petits 4 cylindres , demain peut ètre des 3 ou des 2 cylindres ( ils y pensent sans doute ). Idem chez Mercedes avec les appellations 300 ! Chez Audi c'est encore plus tordu , on est 35 ou 45 ou 50 . Comprenne qui pourra ! Tant qu'ils trouveront des gogos pour payer ces mécaniques minables à prix d'or ça ira pour eux.

Vous faites bien de souligner cette arnaque aux appellations mensongères . " Naguère " une BMW M 535 i disposait d'un 6 cylindres 3,5 litres ( un défunt voisin en possédait une ) , aujourd'hui la BMW M 135 iX se contente d'un 4 cylindres de 2 litres turbocompressé .

Porsche fait encore " mieux " avec la Taycan Turbo S , électrique .

Bravo aux escrocs du marketing !

Par

Rarement vu aussi moche c'est comparable à de la génération en 07 de chez Peugeot

Par

157 g/100 km en WLTP, cela fait du 6,9 L/10 km. C’est intéressant, un beau jouet pour le passionné ayant des sous…et qui peut se payer des tours sur les circuits.

Par

Les haricots sur la calandre... Ils sont devenus une grosse plaque - pleine - en plastique noir brillant. Atroce. Cette Série 1 est de loin la plus laide de toutes.

Ce modèle à 4 cylindres ne présente aucun intérêt. Pour le prix, il y a 100 x mieux sur le marché de l'occasion (comme des BMW avec un 6 cylindres en ligne !).

OK la nouvelle "pollue" moins. Mais la pollution, c'est surtout l'usage (nombre de kilomètres total).

Par

Je critique beaucoup BMW pour son manque d'inspiration côté extérieur, trop classique (pour moi cette série 1 a une gueule de mini SUV :pfff: ).

Le même intérieur depuis 1000 ans qu'on retrouve sur toute la gamme BMW, mais je reconnais que la qualité de fabrication est sans défauts!

Étonnant de leur part de mettre des touches de rouge sur la carrosserie. BMW se lâche un peu?

Par

Avant toute chose leur plus grosse erreur aura été d'abandonner la propulsion. Je veux pas être méchant mais les pilotes du dimanche qui réclame toujours des grosse cylindrée devrait avant tout apprendre à maîtriser des cylindrée de plus petite taille. Encore une fois, CF si vous faites un peu de circuit (je suis pas un dieu attention) vous remarquez tout comme moi le peu de véhicule dépassant les 6 cyl, du moins de 'vrai pilote du dimanche' (comme moi eheh). En bref vaut mieux parfois avoir un plus petit moteur (avec un bon châssis) et apprendre ou 'parfaire' le 'vrai pilotage' que d'avoir un gros v8 juste capable de faire un départ arrêté sur 200m. CFF regardez sur les circuit amateur.

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