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Face à la crise pétrolière, l’État renforce les aides pour l’électrification des flottes

Dans Flottes auto / Mobilité pro

Lionel Bret

Le 10 avril, le Premier ministre Sébastien Lecornu a présenté un plan national de soutien à l’électrification des usages. L’État va doubler le budget consacré à la transition énergétique dans le secteur des transports et envisage de réduire de 30 % la consommation de carburant en Frannce d'ici à 2030. L’ambition politique peut elle devenir une réalité opérationnelle ?

Face à la crise pétrolière, l’État renforce les aides pour l’électrification des flottes
le budget alloué au verdissement du secteur des transports va passer de 1,7 à 4,3 milliards en 2030 ©L'Alsace Maxppp.

Alors que les cours du brut jouent avec les nerfs des chefs d’entreprise et menacent de gripper l’économie, l’exécutif a choisi de passer à l’offensive.

Le 10 avril, Sébastien Lecornu a présenté une feuille de route dont l’ambition est de réduire de 30 % la consommation nationale de carburant d’ici à 2030.

L’électricité comme arme anti-crise

Le Premier ministre a ainsi annoncé un quasi-doublement des ressources publiques, le budget annuel alloué à la transition électrique devant passer de 5,5 à 10 milliards d’euros à l’horizon 2030. Dans cette nouvelle architecture budgétaire, le budget alloué au secteur des transports se passe de 1,7 à 4,3 milliards en 2030.

« Parmi les mesures les plus attendues par le monde économique figure la création de dispositifs d’aide spécifiquement conçus pour les entreprises, une nouveauté dans le paysage des politiques de soutien à l’électrification » rapporte la FEDA (Fédération de la Distribution Automobile).

Hausse des primes pour les PME et les artisans

Outre l’accès au leasing social, artisans, commerçants et patrons de PME, dont les marges sont directement rognées par la hausse des carburants, voient renforcer les aides à l’achat de véhicules électriques.

Pour un véhicule utilitaire léger, la prime passerait de 5 000 € à 9 500 €. Avec l’objectif qu’un utilitaire sur deux vendus en France en 2030 soit électrique. Un pari audacieux alors qu’actuellement 13 % des VUL sont à batteries. Avec une grande dichotomie d’équipement selon la taille de l’entreprise. "S’agissant des VUL, le rapport constate que les TPE et PME, non assujetties à la taxe sur le verdissement des flottes de plus de cent véhicules, progressent peu dans l’électrification ", souligne la FEDA dans sa lettre mensuelle.

Le fret lourd, nouvelle frontière de la décarbonation

Le transport routier, pilier de la logistique nationale, est également pris en compte. Face au surcoût encore prohibitif des camions "zéro émission", trois fois plus cher que son équivalent thermique, l’État porte l’aide maximale de 60 000 à 100 000 euros par véhicule.

Pour financer ce plan d’électrification sans aggraver la pression fiscale, Bercy mise sur une réorientation des certificats d’économie d’énergie (CEE). Un mécanisme complexe mais efficace, qui permet de faire financer la transition par les obligés de l’énergie plutôt que par le contribuable direct.

Les défis de l’après-pétrole

Led premier ministre a promis de flécher les aides vers le développement des infrastructures permettant le développement de l'électrification des flottes, et plus spécifiquement des camions.

Aujourd’hui une petite trentaine de stations "poids lourds" haut débit (HPC - High Power Charging) est opérationnelle sur les grands axes (A6, A7, A1, A31). Les objectifs réglementaires (AFIR-Alternative Fuels Infrastructure Regulation) prévoit une station de recharge camions tous les 120 km (en 2028) et tous les 60 km en 2031. Un gap significatif. Sans parler de la lente métamorphose du parc roulant.  Un camion reste en circulation 10 à 12 ans. Leur électrification ne se fera pas en un coup de baguette magique. 

Si le patronat salue la clarté du cap, l’incertitude demeure sur la mise en œuvre. Le premier ministre a promis des textes réglementaires pour graver ces dispositifs dans le marbre.

Pour transformer une crise énergétique subie en une opportunité d’électrification de l’appareil productif national, il convient qu'ambition politique et faisabilité opérationnelle soient parfaitement alignées. 

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